Animations dans les Royaumes Renaissants


 
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 Panique à Thiercelieux 10

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MessageSujet: Panique à Thiercelieux 10   Sam 12 Jan - 13:56



Dazibao, le maire de Thiercelieux, ouvrit les volet à l'étage de l"hôtel de ville et profita du beau soleil qui irradiait le village.

Il salua de la tête les passant matinaux qui déjà s'affairaient à rejoindre leur travail ou leur échope, achalandaient leur étal, allaient puiser de l'eau à la fontaine, etc.

C'était un jour attendu, car la maigre communauté avait lancé un avis de peuplement et - certainement - quelques voyageur arriveraient dès aujourd'hui pour gonfler l'âme de Thiercelieux et occuper les quelques masures laissées à l'abandon.

Dazibao s'affaira à sa toilette. Moche comme il était, il savait qu'il y passerait toute la matinée, avant d'espérer seulement être présentable.
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SednaX

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Sam 12 Jan - 15:42

A l'horizon, une calèche menée au pas avancait vers l'entrée du village de Thiercelieux. Tirée par un seul cheval, lui-même guidé par un vieux bonhomme grisonnant, la taille de l'engin laissait à penser qu'il n'y avait à l'intérieur qu'une seule personne ou alors deux très serrées.

S'approchant du village, elle passa tranquillement les portes et se dirigea au hasard des rues, menant toutes vers la place principale. Une auberge semblait ouverte, aussi le cocher arrêta-t-il le cheval près des écuries et appela-t-il son passager. Après quelques instants, une porte s'ouvrit, laissant place à un homme d'une trentaine d'années qui s'étira en baillant et se frotta les reins.


"Je ne suis pas fâché de cette halte, Henri, je ne me repose pas aussi bien dans la voiture que dans un bon lit ! Mon dos va encore me faire souffrir toute la journée ..."

Hochant la tête, Henri commença par descendre à son tour de la voiture et se dirigea vers l'intérieur de la taverne pendant que son maître faisait quelques pas pour observer les alentours. Après plusieurs minutes, il ressortit et s'affaira à sortir quelques affaires avant de faire entrer cheval et calèche dans les écuries pour s'occuper de l'animal qui avait lui aussi -ou plutôt "lui surtout"- besoin de repos.

Pendant ce temps, l'homme faisait le tour de la place, regardant alternativement l'hotel de ville, l'école, l'église du village, puis il s'approcha de la fontaine centrale et resta là à la contempler, un sourire au coin des lèvres. En ce milieu de matinée, il y avait encore peu de monde dehors. Lorsque son serviteur revint enfin auprès de lui après son travail à l'écurie, il lui fit remarquer :


"Ne trouves-tu pas cette fontaine pittoresque ? C'est charmant, ces petits villages perdus au fond des grandes vallées ... enfin du moins jusqu'à ce qu'on ne s'aperçoive de la saleté et de la misère ! Bon allez, tu nous as pris une chambre ? Très bien, j'ai grand faim, allons déjeuner puis nous aviserons de notre situation après."

Il se dirigea à grands pas vers l'auberge, à une table de laquelle il s'installa et commanda deux repas copieux pour son serviteur et lui-même.
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Walex

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Sam 12 Jan - 17:52

Fleurette revenait des champs. Elle n'habitait pas ici depuis longtemps, quelques jours à peine, mais elle avait déjà fait le tour du patelin, et s'était trouvé quelques beaux petits coins où elle pouvait flâner.

Fleurette venait d'Eschamp. Elle vivait avec son père, le vieux Gustave, que tout le monde appelait déjà Gus. Après avoir durement travaillé toute sa vie durant à la mine, il était venu s'installer ici afin de profiter d'une retraite bien méritée. S'installer dans un nouveau foyer n'est certes pas chose aisée pour un vieil homme usé, mais il savait qu'il pouvait compter Fleurette comme aide non négligeable.

Aussi, après avoir concocté un joli bouquet pour son père, Fleurette alla se rendre chez l'épicier afin de lui offrir quelques petites modestes mais bonnes choses à manger.
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Opale

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Sam 12 Jan - 22:26

Dame Mathilde était levée depuis les aurores, une habitude prise depuis l'enfance, quand elle aidait aux travaux dans la ferme de ses parents.

Ce n'étaient pas des petits loqueteux, mais de riches fermiers, avec des domestiques. Cependant, ils avaient tenu à éléver leurs enfants avec certains valeurs comme : le respect du travail accompli , celui des travailleurs, et aussi, celui des écus gagnés durement.

Cependant elle profitait aussi de bons moments. Elle jouait fréquemment avec les enfants de la noblesse locale.

En grandissant, Mathilde devint très jolie. Cultivée et née de bonne famille, elle eut beaucoup de prétendants. Mais celui qui eut sa main, fut le seigneur Edmond de Lapiers, un homme déjà dans la force de l'âge.

Sitôt mariée, Mathilde quitta la région pour suivre son époux, appelé à occuper de hautes fonctions auprès du Roy.

Malheureusement, Edmond de Lapiers mourrut cinq ans à peine après leur mariage, laissant une veuve de 25 ans et un fils de 3 ans.
Mathilde et son petit Augustin vécurent pendant quelques temps en voyageant de châteaux en châteaux, invités par des amis de leur familles.
Mais, Mathilde aimait sa région natale et finit par s'installer dans la grosse demeure de son mari, à Thiercelieux.

Elle ne s'était jamais remariée, et menait une vie simple qu'elle consacrait principalement à l'éducation de son fils. Le reste de son temps, elle administrait les terres qui , un jour, reviendraient à Augustin.

Pour l'heure, dame Mathilde (comme tout le monde l'appelait ici) faisait le tour du domaine pour vérifier que tout allait bien, comme elle le faisait chaque matin depuis quinze ans.
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Icka Prick

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 13 Jan - 1:04

Sir Nose, ne succombes pas au son des tambours !
Sir Nose, ne succombes pas aux tambours !
Sir Nose, twilee dee dumb !
Ne danse pas !
Ne danse pas !
Trois souris aveugles, trois souris aveugles.
Regardes les courir, regardes les courir.
Elles courent après la femme du fermier.
Qui leur coupa la queue avec un gros ciseau.
As tu déjà vu dans ta vie quelque chose comme ces trois souris aveugles ?



Sir Nose D'voidoofunk se réveilla d'un drôle de rêve.
Trois souris aveugles... Les mots trottaient dans sa tête comme une antique comptine.
Une autre étrange pensée lui vint à l'esprit.
Je suis Sir Nose... D'voidoffunk... Et je ne danserais jamais...
Une migraine accompagnait souvent ses réveils et les mots de la comptine martelaient son crane.

Cela faisait plusieurs jours que Sir Nose était à cheval.
Il avait du quitter ses terres à la suite d'une guerre.
Sa famille était morte et il avait traversé la mer pour arriver dans ce pays.
Depuis il continuai sa route, de l'or plein les sacoches et l'épée au ceinturon, crânement monté sur Psychoalphadiscobétabioaquadooloop, sa jument.
Il ne se rappelait plus depuis combien de temps il avait quitté son fief. Enfin, depuis quand il ne lui appartenait plus.
Il allait de l'avant, à la recherche d'une bonne terre où s'établir.
Mais depuis quelque jours , il se sentait guidé vers un lieu.
Il sentait que sa route allait bientôt prendre fin.
D'ailleurs ses rêves se faisaient de plus en plus troublants et cela avait toujours été chez lui le signe d'un grand changement.
En bien ou en mal d'ailleurs, il ne s'en inquiétait plus depuis belles lurettes.
Et les comptines entêtantes lui confirmaient ce sentiment. Elles ne le quittaient plus de la journée désormais.

Enfin il voyait la forêt s'éclaircir, l'orée était non loin.
Enfin la lumière se faisait plus cru et un clocher se dessinait à destination.
Enfin un village s'offrait à sa vue.
Enfin il était arrivé à destination.

Il croisa une jeune fille sur la route.
Elle tirait une vache et quittait le village.
Il l'interpela.

Bonjour, dis moi comment s'appelle se village ?

Bein, c'est Thiercelieux messire.

Et où vas tu avec cette vache ?



Déjà le son des tambours se faisait plus lointains et Sir Nose retrouvait des idées claires.
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Charles-Edouard

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 13 Jan - 1:37

Le soleil pointait derrière le clocher de l'église et perçait au travers des volets de la chambre. Rebecca ouvrit un oeil, puis l'autre et s'étira dans le grand lit. Le voyage des jours derniers l'avait fatiguée mais cette nuit passée à l'auberge du village lui avait fait le plus grand bien.

Depuis son départ de Vannes, elle n'avait pas passé une seule nuit dans un lit, mais soit dans sa carriole, soit à côté d'un feu de camp au hasard de ses rencontres de voyage. Vannes... ses pensées se bousculèrent dans sa tête... le départ de Jewoo sur ce grand bateau, sa longue absence, le vent, la mer déchainée, les heures d'angoisse et d'attente sur le port, les amis qui voulaient l'aider... son refus de croire à sa mort.

Elle avait quitté son village natal en longeant la côte dans l'espoir de le retrouver. Ses recherches l'avaient menée jusque ce village paisible dénommé Thiercelieux.

Rebecca se ressaisit et se leva. Ne pas se laisser aller à la mélancolie, surtout pas, sinon elle perdrait toute son énergie et tout espoir de le retrouver. Elle fit quelques abblutions et une fois vêtue, descendit l'escalier qui la mena à la salle à manger de l'auberge. Elle choisit une table à proximité d'une fenêtre, afin de voir tout ce qui se passait sur la place du village.
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louina

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 13 Jan - 13:12

Elle était arrivée dans le village la veille. Elle était montée sur un pommier afin de l'observer de loin. C'était calme, pas beaucoup d'animation par rapport à d'autres qu'elle avait visités. Thierceleux qu'il semblait s'appeler.
Un village plus confiant que le précédent, il y avait même des animaux qui erraient dans les ruelles plutôt que d'être gardés près des fermes dans des champs. Une vache notamment, paissait tranquillement l'herbe du bord de la route principale.
"Ah... si j'avais été fermière !" pensa-t-elle.

Mais elle ne l'était pas, elle ne l'avait jamais été.
A la mort, disparition, partie de cache cache aboutie de sa famille, elle s'était retrouvée sur la route, errant sans cesse, se nourrissant de fruits, de quignons de pains voire de poisson quand un lac agrémentait ses promenades dans le Royaume de France. Elle n'était jamais restée plus de quelques jours au même endroit, le temps de découvrir, le temps de rencontrer.
Elle aimait découvrir mais aimait surtout rencontrer.
Des hommes... être leur tourbillon d'un soir et profiter de leur émoi pour disparaître ensuite à jamais. Elle aussi avait le droit de gagner des parties de cache cache. Définitivement.

Elle s'approchait de la vache et décida qu'elle jouerait à la fermière !

Elle saisit la corde qui enserrait son cou et se dirigea vers la sortie du hameau pour l'accompagner vers le petit pré dans lequel elle s'était assoupie la veille. Elle la regarderait manger de l'herbe, tirerait peut-être un peu de lait qu'elle goûterait puis la ramènerait sur la route principale, avant que la nuit ne tombe en lui tapotant la croupe de petits coups de baguette.

Un cavalier arrivait, drôle de bonhomme.


Bein c'est Thierceleux messire

Répondit-elle, avec un petit rire conséquent au petit accent qu'elle avait pris pour répondre. Les hommes aimait bien l'accent des fermières, ça les mettait en confiance et un homme confiant était entreprenant et ça faisait gagner du temps à tout le monde.

Elle lui lança une oeillade appuyée et poursuivit sa route, imaginant déjà si le fermier la surprenait avec sa vache. Le petit air effrayé qu'elle prendrait quand elle lui dirait qu'elle avait juste voulu lui donner de l'herbe plus verte, qu'elle aimait les animaux de ferme et qu'elle avait toujours rêvé d'être fermière mais n'en avait jamais eu les moyens.
En général, ils l'invitaient chez eux, quand elle faisait ça.
C'était l'avantage d'être jolie.
Sa mère n'aimait pas qu'elle soit jolie, elle disait que ça ne lui apporterait que des problèmes.
Sa mère s'était trop bien cachée, elle ne l'avait jamais retrouvée, elle n'avait plus rien à lui dire.
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SednaX

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 13 Jan - 17:42

Le repas avait était entièrement terminé, bien que ponctué par d'incessantes remarques de la part de l'homme quant au manque de délicatesse de la viande, à la non finesse de la sauce et à la surabondance de légumes du plat ... Son serviteur quant à lui n'avait fait que hocher la tête en permanence sans jamais rien répondre et à eux deux, ils avaient tout de même tout avalé, faisant passer la miche de pain dans la sauce soi-disant trop épaisse.

A présent, ils avaient l'air repus et discutaient en buvant un verre de vin rouge qualifié de grossier par l'homme décidément jamais satisfait, en attendant l'arrivée de leurs parts de tarte commandées.

Des allées et venues s'étaient faites dans l'auberge, des -rares- clients descendaient manger, de -rares- vieux habitués venaient boire leur verre d'alcool de la journée et la matinée avait ainsi avancé, le soleil avait dépassé son point culminant.


"Henri, il faut que tu fasses l'inventaire de ce qu'il nous reste comme victuailles puis tu me feras un rapport et je te donnerai alors de quoi nous ravitailler, tu n'auras qu'à demander à l'aubergiste où se trouve le marché ou l'épicerie du coin. Comme d'habitude, il nous faut surtout de la viande salée qui puisse se conserver et quelques légumes, mais rien de superflu. Bon, je sais, tu as l'habitude, inutile de me regarder de travers ! Mais j'aime bien récapituler. Cet après midi, tu auras quartier libre, mais n'en profite pas pour te saoûler espèce de vieil ivrogne, nous ne passons que deux jours ici, nous repartons après-demain matin à l'aube, ce n'est qu'une halte pour laisser reposer ce vieux canasson. S'il le faut, échange-le à l'aubergiste contre un plus frais et vigoureux, nous avons perdu trop de temps ces derniers jours pour ménager cette fichue bête ...

C'est que j'ai une mission à remplir et je ne voudrais pas trop faire attendre Père, nous sommes déjà partis depuis plus d'un mois du domaine et nous n'en sommes pas au quart de ses exigences ! Tout ça pour un rite familial ancestral ... Parfois, je me dis qu'il serait bon réviser tout ce qui est ancestral pour se simplifier un peu la vie ! Mais bon, il parait que je dois devenir un homme ..."

Il eut un reniflement de dédain puis aperçu le tavernier qui leur apportait leur dessert. Il examina attentivement sa part avant de faire un geste à l'aubergiste ... il faudrait bien se contenter de cela ! L'aubergiste fit une courbette disgracieuse et repartit en bougonnant.

Mais Cygnus de Habelcourt avait l'habitude d'entendre les manants grommeler derrière son dos et il traitait cela comme de l'envie pure et simple, par l'indifférence. Il attaqua son dessert avec autant de délicatesse que le permettait la pâte durcie et ce ne fut que lorsque son combat contre la part de tarte fut achevé qu'il reprit son discours à l'intention de son serviteur Henri.


"Pour ma part, je vais aller faire un tour à l'extérieur de ce village, afin de repérer traces d'éventuels gibiers. Pour le moment, nous avons trouvé ... il sortit de l'intérieur de son mantel un parchemin soigneusement plié en deux et le lu à voix haute -un cerf et une biche, un lapin de garenne, un ours brun ainsi qu'un grizzli, un écureuil -si, je suis sûr que Père acceptera la peau de cet animal au même titre que tous les autres, sinon nous ne parviendrons jamais à réunir 10 espèces différentes ! Et enfin un sanglier. Il nous aura donné bien du mal, celui-là ! Ce fut une sacrée chasse ... Mais nous sommes loin des 100, cela ne fait pour l'instant que 7 animaux différents. Je me demande bien ce que cette épreuve est censée m'apprendre, tout de même ? Qu'il n'existe pas dans les royaumes 100 espèces d'animaux à fourrure différents ? Haha !"

Il eut un rire moqueur particulièrement désagréable, qui fit grimacer Henri. Celui-ci ne répondit pas. Il ne répondait plus depuis qu'il avait compris que de toute façon, il n'était pas écouté. Son maître était un beau parleur qui aimait s'entendre discourir et une fois que l'on savait cela, il suffisait de le laisser piailler. Henri ne pensait en fait qu'au moment où son maître le laisserait enfin aller en quartier libre. Ces moments là étaient les meilleurs pour Henri, oh oui ! Le reste du temps, il devait écouter son maître et lui éviter de se faire tuer par les bêtes qu'il pourchassait. Il fut interrompu dans ses pensées par une exclamation de l'homme en face de lui :

"Ah Henri, allez, assez discuté, va vaquer à tes occupations, je te donne rendez-vous ici même demain midi pour le déjeuner !"

C'était une phrase à ne pas dire deux fois. Le vieil homme se leva avec une vivacité étonnante pour son âge apparent, marmonna quelques remerciements et sortit sans plus tarder de l'auberge. Cygnus quant à lui se mit à sourire, satisfait de se sentir aussi généreux envers son serviteur. Il étendit les jambes sous la table, soupira d'aise et observa les personnes dans la salle. Il n'y avait à présent plus qu'une jeune femme à l'air absorbé par ses pensées. Il décida d'aller faire un tour dans le village et sortit à son tour sur la place principale.
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Icka Prick

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 13 Jan - 19:03

La tête de Sir Nose D'Voidoffunk ne le faisait plus souffrir.

Psychoalphadiscobétabioaquadooloop trottait maintenant dans les ruelles du village. Sir Nose, bien que soulagé de sa douleur ne souriait pas, il souriait rarement de toute façon. Et personne ne l'aurait remarqué car son visage était souvent enfoui sous ses capes écharpes et chapeaux. Seul un nez immense en dépassait.

Il arriva près de l'auberge, mit pied à terre, leva la tête et huma l'air.

Cette odeur... Oui c'est bien cela... C'est une odeur que je n'ai pas senti depuis... mais c'est bien la sienne.

Sir Nose n'entra pas dans l'auberge. Il laissa là, sa jument sans même prendre la peine l'attacher, tout absorbé qu'il était par ses sens.

Arrivé devant une maison délabré il s'arrêta.

Il était là. Rumpofsteelskin... C'est là qu'il vivait. Qu'il a vécu. Il a du y laisser quelque chose pour moi.
Thiercelieux, bien sur, le troisième lieu. D'abord la jument, puis l'or et ici qu'est ce que je trouverais ?
Demain, cela peut attendre demain. La nuit va bientôt tomber et il est des choses qu'il ne faut déterrer qu'en pleine lumière.


Sir Nose retourna à l'auberge
Il trouva un box pour sa jument et se rendit à l'intérieur.

Sans quitter son chapeau il s'approcha du propriétaire des lieux.

Aubergiste, du vin.
Et une question, qui dois je voir pour acheter une maison ici ?
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Opale

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 13 Jan - 22:20

Le soleil baissait à l'horizon.
Dame Mathilde alluma une bougie et donna l'ordre qu'on ranime le feu de cheminée.

Elle n'avait pas vu Augustin de toute la journée. Où ce chenapant était-il encore passé ? Il prenait souvent la poudre d'escampette ces derniers temps.

La cuisinière arriva pour signifier à Mathilde que le souper était servi.

Avez vous vu mon fils, Pierrette ?

Un cavalier vient d'arriver, Madame. Je crois bien que c'était son cheval.

La cuisinière se retira en une révérence gauche.

Dame Mathilde alla s'installer au grand salon pour attendre son fils et en savoir plus sur les raisons de ses absences répétées.


Dernière édition par le Dim 13 Jan - 22:26, édité 1 fois
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Charles-Edouard

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 13 Jan - 22:22

Le nez plongé dans son assiette, Rebecca n'avait pourtant pas manqué le moindre mouvement des clients de l'auberge. Elle avait observé un jeune nobliau qui semblait bien sûr de lui et ne cessait de faire des commentaires sur tout et rien en s'adressant à celui qui semblait le servir.

Après son départ, un homme d'un âge incertain entra et s'adressa à l'aubergiste. Il venait visiblement d'arriver dans le village et voulait s'y installer. S'il ne connaissait pas le village, il ne lui serait d'aucune utilité.

Rebecca commanda un dessert à l'aubergiste et resta assise tout en remettant au lendemain le début de ses recherches.
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Walex

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 13 Jan - 22:28

Fleurette était épanouïe.
Elle prenait plaisir à vivre ici, dans ce si beau village.
Oh, la vie était si belle, et elle, si heureuse... elle empruntait au hasard quelques ruelles, s'amusant à se laisser perdre dans le charmant dédalle de Thiercelieux. Quand au coin de l'une des ruelles, à la jonction de la route principale, elle découvrit une charmante jeune fille, à l'aspect bien singulier, en train de tirer une vache derrière elle.


- Oh ! Elle est bien jolie cette fille ! Ce pourrait être une formidable amie avec qui sympathiser... Oh, oui, je sens qu'on va bien s'amuser toutes les deux !

Elle s'avança vers Louina, et lui tint à peu près ce language :
- Salut ! Je m'appelle Fleurette, mais tu peux m'appeler Fleur comme mon père m'appelle tantôt si affectueusement. Oui, Fleur, c'est comme ça que m'appellent mes amis. Tu t'appelles comment toi ? Tu connaîs mon père ? C'est Gus', mais en vérité il se prénome Gustave. Tu verras c'est quelqu'un de vraiment attendrissant. Si tu veux, tu peux venir passer nous voir quand tu veux, on habite sur la petite maison, qu'on aperçoit là-bas sur la colline. Fleurette parlait à toute allure, heureuse de faire une si belle rencontre, sans laisser le temps à son interlocutrice de placer mot. Lorsque d'un coup, elle vit au loin un bel homme sortir de la taverne municipale placée à l'entrée du village.
- Iiiiiiiiih ! Il est bel homme celui-là, tu ne trouves pas ? Oh, j'aimerais tant venir lui parler, mais je suis si timide... Oserais-je ? Allez, je me lance ! Souhaite-moi bonne chance !

Elle trottinait à présent gaiement vers Cygnus qui lui tournait le dos. Une fois arrivée près de lui, elle toqua à son épaule, et attendit tout sourire qu'il se tourne vers elle.
- Bonjour ! Je m'appelle Fleurette ! Je ne vous ai pas encore vu à Thiercelieux, vous venez d'arriver ? J'espère que cela ne vous mettra pas en gêne mais... tenez, c'est pour vous ! termina-t-elle en lui tendant le bouquet de fleurs initialement cueilli pour son père.
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SednaX

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 0:03

Cygnus avait passé l'après midi à tourner tout d'abord dans le village, puis dans les environs, repérant des bois à l'ouest et au nord principalement, où Henri et lui pourraient repartir pour leur chasse. En début de soirée, il commençait à s'ennuyer et n'avait rencontré personne -du moins personne d'intéressant, les quelques paysans des environs ne comptaient pas trop à ses yeux, il se dirigeait donc vers la fontaine de la place du village lorsqu'il sentit qu'on lui tapotait l'épaule. Il eut un mouvement brusque, ne supportant pas l'idée qu'un quelconque manant ose le toucher mais il n'eut pas le temps de réagir qu'une jolie jeune fille blonde l'abordait et lui tendait un bouquet de fleurs. Il réfléchit rapidement puis arbora son sourire le plus charmant avant de répondre à la jeunette :

"Demoiselle Fleurette, vous avez un prénom bien ravissant, qui vous va parfaitement ! Je vous remercie pour ces fleurs ..."

Il fit mine de prendre le bouquet de fleurs et attrapa la main de la fille pour lui faire un doux baisemain, puis il récupéra habilement le bouquet, examina les fleurs qui le composaient et en retira un joli coquelicot :

"... mais ces fleurs ont plutôt leur place près de vous, afin d'être mise en valeur par votre beauté éblouissante !"

D'un geste, il glissa le coquelicot dans les cheveux de la jeune fille et, toujours souriant, il inclina le buste. La fillette gloussa et rougit un peu, ce qui l'encouragea à continuer.

"Dites-moi, il commence à faire nuit, il peut être dangereux pour une demoiselle telle que vous de rester seule la nuit, habitez-vous le village ? Voulez-vous que je vous raccompagne chez vous ? Ou peut-être préférez-vous passer un peu de temps en taverne, boire un verre en compagnie d'un homme solitaire qui serait illuminé par votre seule présence ?"

Il cligna des yeux en souriant de toutes ses dents en attendant la réponse de la blondinette.
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Kimarhi

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 0:25

Kimarhi arriva au grand galop au centre du village, apercevant une étable public, il y déposa son fidel destrier avant de se rendre a l'auberge la plus proche afin d'y trouver pitance et abri.

Entrant dans l'auberge du village, il salua les gens deja présent en ce lieu, commanda de quoi se restaurer quelques peu ainsi que la clé d'une chambre tout en déposant une petite bourse de pièces d'or au tavernier.


Bonsoir aubergiste, pourriez vous avoir l'aimabilité de me fournir une chambre aisni qu'un peu de pain et de charcuterie s'il vous en reste un peu?

L'aubergiste voyant la bourse du client, la prit aussitot et s'attela a fournir a Kimarhi ce qu'il avait demandé avec un large sourire.


Apres quoi, Kimarhi se retourna, salua les gens présents et s'en alla se reposer apres avoir parcouru tant de distance en si peu de temps.

Je vous souhaite à tous et toutes une bonne soirée. j'espère vous rencontrer plus longuement demain.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 0:59

Dazibao était enfin prêt !

Il se retourna et vit que le soleil était déjà couché... ce pourquoi certainement - l'obscurité régnant - il se trouvait enfin beau dans le miroir.

Il referma les volets et alla se coucher en maudissant son visage laid.
Demain il irait accueillir les visiteurs... dès qu'il sera prêt.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 1:53

Sir Nose prit une chambre pour la nuit.

L'aubergiste lui avait indiqué que le maire était en charge des transactions immobilières et Nose décida d'aller le rencontrer dés potron minet.

Il alla voir si Psychoalphadiscobétabioaquadooloop ne manquait de rien avant de monter dans sa chambre.

Celle ci était modeste, très modeste. Nose ne voulait pas afficher sa fortune et hormis son or il avait peu de monnaies qu'il puisse dépenser sans s'afficher.

Enfin, il s'allongea sur le lit, sa cape en couverture et s'endormit rapidement.

Cahin-caha !
Dame cane s'en va...
Caha-cahin !
Dame cane s'en vient...

Un petit caneton
Deux petits canetons
Trois petits canetons
S'en vont
Gober des limaçons...

Et floc !
on ne voit plus
Que les trois plumes
De leur croupion !
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Walex

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 1:55

Fleurette était aux anges. Ce bel homme ne l'avait pas rejeté, bien au contraire, il lui semblait (comme elle le comprenait de sa grande naïveté) lui offrir son coeur tout entier ! Tandis qu'il lui parlait, elle était pendue à ses lèvres, totalement perdue dans le flot de ses pensées. Pas d'imprudence, papa ne voudrait pas... Surtout, ne pas se précipiter, lui dit une part d'elle-même. Mais, mais mais... Il est tombé sous ton charme ! Cet homme est vraiment très beau, et très séduisant ! En plus, il doit être très riche, au vu de son costume. Papa ne t'en voudrait pas de ramener si beau parti à la maison ! Ne laisse pas passer ta chance ma petite !

En guise de réponse, elle lui sauta au cou et déclara, les larmes aux yeux :
- Oh, Monsieur ! Vous êtes si gentil ! Je ne puis qu'accepter votre si aimable escorte. Mais... elle hésita. Comment son père réagirait-il à la venue de cet inconnu, quelques jours seulement après s'être installés ici ? Tu t'en fiches, pauvre sotte ! répliqua en elle-même la deuxième part d'elle-même. Tu ne vas pas tout ficher en l'air maintenant ! En plus, Papa doit déjà dormir, il n'en saura rien ! Et tu ne vas quand même pas montrer à ce si bel homme que tu vis dans une bicoque délabrée ! Elle se reprit donc.
- Mais... pourquoi ne pas se promener le long du ruisseau ? Voilà qui serait si roma... si agréable ! Mais avant cela, je ne connais même pas encore votre nom. Pourrais-je savoir comment mon beau cavalier se nomme-t-il ?
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Azraël

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 2:10

Foutre dieu ! Que la route est longue, ça va bientot faire 6 jours qu'on nous balade à l'arrire de ce foutu chariot, ça commence à me pomper l'air sérieusement, vivement qu'on arrive à la prochaine escale ! lança t'il à son voisin de droite, qui en avait sûrement plein les bottes de ses gérémiades.

Ils étaient une dizaine à l'arrière, tous à tirer la tronche, car le voyage commençait à être long, tout ça pour aller assister à un séminaire sur la marine marchande à Houbloncourt.


Nous sommes presque arrivés à la prochaine étape, Thiercelieux... déclara le cochet, Nous y passerons la nuit et nous partirons à l'aube, dans deux jour vous serez au séminaire, un peu de patience messieur !

Fribidiuh rumina dans sa barbe... Il avait hate de remonter sur un bateau, il commençait à avoir le mal de terre... C'était un capitaine, il possédait un vieux rafiot qui allait de port en port faire du commerce, mais avec les nouvelles mesures de sécurité à bord il était obligé d'assister au séminaire, ce qui ne le réjouissait guère, il perdait beaucoup d'argent à chaque jour passé sur ce vieux chariot en compagnie d'autres capitaines.

Après quelques heures où il s'occupa l'esprit du mieux possible pour ne pas penser à tout ces écus qui ne rentraient pas dans sa bourse pendant ce temps là.

Nous sommes arrivés ,annoça le cochet.

Le village était... petit

*Tssss, foutu trou perdu ! Bon, c'est juste une nuit mais va falloir encore sortir des sous pour aller à l'auberge, j'en ai marre ! Autant économiser, je me trouverai une grange, ça fera bien l'affaire...*

Tous descendirent sur la place du village en direction de l'auberge, lui et son perroquet prirent la direction opposée.
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SednaX

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 2:20

Cygnus sourit de plus belle et un féroce sourire intérieur s'afficha en lui : celle-ci serait parfaite ! En effet, si Cygnus n'était pas un coureur de jupons, il aimait bien se détendre avec une jolie fille pas trop difficile ni trop gourmande, de temps en temps. Et depuis qu'il avait entrepris ce voyage, il n'avait rencontré que trop peu de jolies filles qui ne soient pas des catins prête à vendre leur âme contre quelques pièces d'or. Il décida donc de profiter de cette occasion d'or qui se présentait à lui. Se redressant après l'embrassade par surprise de la fille, Cygnus se recoiffa d'une main en répondant :

"Cygnus, chère jolie demoiselle, je me nomme Cygnus de Habelcourt, fils du Duc de Habelcourt, seigneur des terres environnants la belle ville d'Angers. Je suis là pour vous servir !"

Il fit un habile moulinet du poignet, retirant un chapeau imaginaire et saluant la blonde aussi bas que possible puis il tendit désinvoltement son bras droit afin qu'elle puisse s'y accrocher :

"Si mademoiselle le veut bien, prenez mon bras et guidez moi jusqu'à ce ruisseau dont vous me parlez, mais rassurez moi tout de même auparavant : je suis sûre qu'un joli brin de fille comme vous a des parents qui doivent beaucoup s'inquiéter pour elle et ils ne voudraient pas la voir rentrer trop tard, êtes-vous sûre que vous n'aurez aucun ennui, que vous ne causerez aucun tracas inutile ? En ce cas, faisons connaissance en chemin !"

Tandis qu'il parlait, la jeune fille avait pris son bras et commencé à l'entraîné, il se laissa faire et ils s'éloignèrent donc de l'auberge, de la fontaine, de la place, ils croisèrent une charette de bonshommes avec des tenues qui rappelaient des marins mais ne s'en soucièrent pas, et continuèrent en direction des bois environnants le village ...
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Walex

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 3:04

- Ne vous en faites pas pour mes parents, dit-elle en négligeant volontairement de parler de la perte de sa mère, ils ont bien plus important à se soucier en ce moment présent, et je suis certaine qu'ils ne se feraient aucun soucis en me sachant sous votre protection.
Fleurette avait l'impression de rêver éveillée, d'un de ses plus beaux et magnifiques rêves qu'elle ait jamais fait. Pourtant, elle avait beau se pincer, tout cela semblait bien vrai. Elle se laissait porter par ce bonheur qui l'envahissait, touchant tantôt ce coquelicot que son prétendant lui avait offert, et qu'elle considérait comme un véritable gage d'amour, le premier d'une longue série qu'il lui ferait tout au long de leur vie.

- Voilà, nous y sommes, dit-elle en ralantissant l'allure - car tout au long du chemin, elle le tirait d'un pas un peu pressant, toute excitée la présence de ce bel homme.
Devant eux, le long de la rive, un petit chemin sinuait entre les arbres. Ce même chemin passait derrière quelques arbustes, vers lesquels Fleurette guida son amoureux. Il y découvrit un banc, judicieusement caché de tout regard indiscret.
- Là, nous serons bien mieux pour parler, dit-elle en s'asseyant la première afin de montrer l'exemple.

Fleurette regardait l'homme du coin de l'oeil, n'osant plus dire un mot sur elle à présent. Sa vie était très banale, et il n'y avait pas beaucoup de choses à en dire, aussi, elle préférait éviter tout ce qui la concernait.
Elle posait plutôt tout un tas de questions à cet homme et débordait de curiosité, voulant tout savoir jusqu'au moindre détail - Ce qui tombait plutôt bien, car cet homme, si beau et si charmant, semblait avoir plein de choses à dire sur sa propre personne.
Ils discutaient là, enfin disons plutôt qu'elle l'écoutait parler là, pendant des heures ou presque, et tout semblait formidablement se passer, lorsqu'au cours de ses pensées, pendant que Cygnus parlait du nombre d'écuyers dont il avait eu à se plaindre, Fleurette se mit à réfléchir aux noms qu'elle aimerait bien donner à leur premier enfant : Tormereth si c'est un garçon, et Menelwin si c'est une fille.

Elle succomba.

Et de sa bouche,

l'embrassa sur la bouche.

Désormais, elle avait décidé qu'elle lui appartiendrait.
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louina

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 3:27

Elle se réveilla alors que la nuit allait tomber. Elle se releva prestement, épousseta sa robe et, petit à petit, reprit contact avec ce qui l'entourait.
La vache paissait, comme toute vache, les arbres bruissaient comme tout arbre qui rencontre la brise et elle était seule...


Mais tu n'appartiens donc à personne !

dit-elle, énervée à la vache qui ne s'interrompit même pas.

Elle avait bu directement au pis de la vache, lorsqu'elle l'avait trait. Elle aimait lorsque le lait était encore chaud. Mais comme à son habitude, elle avait abusé et s'était proprement goinfrée. Cela l'avait un peu engourdie et d'engourdissement à endormissement, il n'y avait qu'un pas que le pis gonflé avait aidé à effectuer.

Elle se réveillait donc, regrettant de se réveiller sans injonction de qui que ce soit !

Elle se saisit de la baguette et donna deux coups sur l'arrière train de la vache. La vache meugla et elle l'imita comme pour se moquer...


Meuh ! MEEEEUUUUHHHH !
Idiote abandonnée va ! Sans maitre qui aurait pu avoir la politesse de te réclamer ! Meuuuuuuh !


La vache s'était éloignée de quelques pas et avait repris sa mastication.


Eh bien tu es si peu attirante, si peu intéressante, semble-t-il, que tu vas rester seule ici !

Elle jeta sa baguette et repris le chemin du village, se pressant pour éviter d'arriver la nuit déjà tombée.


Elle allait le faire qu'elle arriva tout juste.

Elle avait vu de loin, un chariot la précéder sur la route, des hommes en descendre et entrer dans l'auberge après avoir mis à l'abri les chevaux. Elle approchait à son tour de cette auberge et regardait du coin de l'oeil l'écurie que les servants quittaient à uns à uns. Au même moment, un homme et une femme sortaient de la salle commune bras dessus-bras dessous.
Tiens ! l'écervelée de tout à l'heure qui souhaitait devenir son amie mais qui ne laissait pas à ses amitiés naissante sle temps de répondre au flot de paroles douceureuses qu'elle avait trouvé le moyen de lui énoncer tandis qu'elle claquait sur les fesses de sa vache.

Elle lui fit un joli sourire, sans regarder l'homme qu'elle avait pris son d'observer pendant qu'il déblatarait les mots d'usages quand on se trouvait dans cette situation. Un bel homme, mais qui fait de bien mauvais choix, sans nul doute. Elle avait donc sa chance, assurément. Elle rit intérieurement tandis qu'elle ne quittait pas le visage de la jeune femme alors que l'autre était si près d'elle. Elle se souvint de son nom


Bonne soirée, Fleurette, prenez garde au vent fraichissant, il ne faudrait pas que vous ayez besoin d'être réchauffée !

Elle la salua et s'approcha de la taverne, évitant l'entrée principale pour entrer dans les écuries où de nombreuses montures se reposaient.
Elle grimpa sur le tas de foin le plus important, se mit sur le dos, les bras en croix, regarda quelques instants la charpente que les lueurs du soleil couchant éclairaient encore avec faiblesse.
Puis elle ferma les yeux, attendant avec impatience ce moment où le sommeil l'emporterait, ce moment où elle tenterait de résister, comme si elle se rattrapait au dernier instant à un rebord de fenêtre, ses doigts, uns à uns... lâchant prise.


Sommeil ! Prends-moi !
... murmura-t-elle...
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SednaX

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 3:44

"Vous comprenez, ma chère, un bon écuyer, de nos jours, c'est très difficile à trouver, et ceux que mon père avait engagés étaient tous plus incompétents les uns que ... euh qu'est-ce ... oui ? ah ... ... ..."

Le reste se perdit dans le doux et chaste baiser que lui donna la jeune fille à ce moment. Pendant une fraction de seconde, Cygnus se sentit vexé en pensant qu'elle ne l'avait apparemment pas écouté, puis sa raison reprit le dessus : l'essentiel était d'en arriver aux choses sérieuses sans brusquer la petite et elle lui facilitait déjà la tâche, alors autant en profiter et oublier les écuyers négligents de son père !

Posant une main sur son épaule et l'autre autour de sa taille, il l'attira vers lui et lui rendit son baiser, d'une manière moins prude qu'elle. Lorsqu'enfin il détacha ses lèvres des siennes, il la regarda dans les yeux et lui murmura :


"Vous avez de si beaux yeux, même dans la nuit noire ils brillent, on dirait deux étoiles ... Que penseriez-vous de nous installer plus confortablement à l'abri de ce buisson épais, qui nous protègerait du vent ? Vous risquez de prendre froid, ainsi ..."

Il caressa ses cheveux puis l'entraîna vers le buisson, où ils s'allongèrent côte à côte, elle ne disant plus rien, apparemment submergée d'émotions diverses, lui la serrant un peu plus contre lui pour la réchauffer. Il sentait une chaleur monter en lui, il se sentait plus sûr de lui que jamais. Il continua à lui murmurer des mots doux tout en l'embrassant et petit à petit, lentement mais sûrement, il joua de sa main libre pour défaire son corsage et faire remonter sa jupe ... Sa peau était si douce et son inéxpérience lui donnait l'impression d'être un homme, l'homme que son père attendait tant, du moins croyait-il que c'était ce que son père attendait ...

Il faisait nuit noire, la lune glacée était haute dans le ciel, les étoiles ressemblaient à autant de petits points de glace sur le velours noir de la nuit. Une chouette hulula dans un arbre proche, un mulot effrayé fila se terrer dans son trou ... Dans le village, les lumières s'éteignaient peu à peu, les derniers habitants s'étaient couchés, seule la grande salle de l'auberge restait encore abondamment éclairée par un feu de cheminée crépitant. Dans l'écurie, les chevaux dormaient debout sans prêter attention à leur voisine inopinée. Dans un pré, une vache solitaire meugla ...

C'était une nuit tranquille ...
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Opale

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 9:18

Dame Mathilde avait mal dormi, très mal dormi !
Son Augustin s'était montré insolent avec elle : l'insolence de la jeunesse aurait dit feu son époux.
Elle n'avait pu savoir où allait ce jeune présomptueux, mais elle était décidée plus que jamais à éclaircir ce mystère.

La discussion avait été houleuse mais Augustin avait laissé échapper quelques indices. Il y avait une gourgandine dans l'air ! Mathilde l'aurait parié. Mais son fils était un de Lapiers, il ne pouvait s'afficher avec n'importe qui.

En se levant , Mathilde avait pris une décision, se rendre à Thiercelieux, à l'auberge, afin d'avoir vu sur la place et d'écouter les ragots de la populace locale. Elle en apprendrait peut-être plus ainsi.
Qui pouvait jouer avec le coeur de son enfant chéri ? Augustin s'amusait-il comme tout jeune homme ou bien était-ce sérieux ?

Mathilde avait l'estomac noué. Pour une fois, le vieil Ignatius, l'intendant des terres, ferait le tour du domaine tout seul.
Mathilde n'avait qu'une priorité en tête : sauver son fils des griffes d'une coureuse de dot.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 13:35

Comme chaque fois, il avait mal dormi. Il l'avait guettée. Comme à chaque fois. Longtemps. Et elle était venue.
Comme à chaque fois, elle était magnifique. Sa longue chevelure de fils d'or. Ses délicats doigts fins. Sa pâle peau de nacre. Sa douce voix de miel.

Comme à chaque fois, il avait été intimidé. Il n'osait la toucher, se contentant de l'écouter. Comme à chaque fois, il lui semblait vivre un rêve.

Au fur et à mesure des rencontres, elle lui avait raconté sa vie. Elle s'appelait Juallia. Elle était noble. Elle avait subi des malheurs.
Il l'avait écoutée bouche bée, les yeux brillants.
Pourquoi venait elle le voir, lui, gueux ? Elle lui avait dit qu'il n'était pas sot, qu'il était courageux, qu'elle voyait en lui un preux.
Il s'était agenouillé, et s'était mis à son service, la priant de lui accorder l'honneur d'être son chevalier servant. Humblement il avait baissé les yeux, gêné de l'audace de sa demande.
Il avait frissonné ce soir là. Il s'en souvenait. De tout. De la lumière qui s'était faite plus forte, malgré la nuit. De son enivrant parfum qui étourdissait un peu. Du léger frôlement de sa main sur sa nuque, pareil à une bise. De la chaleur qui l'avait envahi.

C'était il y a deux mois maintenant.

Il avait essayé de lui prendre le bras une fois, pour lui faire un baise-main. Elle s'était mise en colère et avait disparu, laissant place à une tempête. Cela avait duré six jours. Il avait été malheureux. Lorsqu'elle était revenue, son regard était glacial et sa voix cassante. Un vent froid mordant soufflait ce jour-là et des flocons de neige tombaient du ciel gris. Elle lui avait ordonné de se mettre en route pour Thiercelieux. Il s'était mis à genoux, la suppliant de lui pardonner son geste, car il venait du coeur. Elle lui avait répliqué qu'il était son serviteur, qu'il devait lui obéir. Après, elle n'était plus là.
Il ne bougea pas pendant plusieurs jours. Elle ne revint pas.
Abattu, il fit son baluchon et prit la route. Il se levait bien avant le chant des coqs, et se couchait bien après le crépuscule. Parfois, il la voyait au loin, assise sous un arbre ou au bord d'une rivière. Il l'appelait. Il s'approchait. Mais elle se taisait. Mais elle s'éloignait.
Ses pieds étaient en sang, ses muscles protestaient, il était fatigué. Mais il marchait, marchait.
Parfois, lorsqu'il se reposait, il sentait un souffle sur sa joue. Il n'osait ouvrir les yeux de peur qu'elle ne s'enfuyasse. Mais il savait que c'était elle. Cela lui redonnait alors du courage. Il avait le sourire aux lèvres pendant quelques jours.
Un soir, il mangeait, elle vint et s'asseya sur le même banc que lui. Il en fut tellement surpris qu'il en lacha sa cuillère. Il était alors plein de prévenances à son encontre, tout en prenant garde à ne plus la toucher. Mais elle restait silencieuse.
Ce manège dura une semaine environ. Puis elle se mit à parler. Pas de sa vie. Mais de lui. Elle lui posait plein de questions, auxquelles il lui répondait, bafouillant, mais heureux qu'elle s'intéresse à lui.


La vieille, elle lui était encore apparue. Elle lui avait appris que le lendemain, il serait arrivé à destination. Qu'il fallait qu'il se méfie de certaines personnes. Que ses venues étaient secrètes, qu'il ne devait pas dire qu'il la voyait. Que diraient les mauvaises langues sinon...
Il lui demanda ce qu'il devait faire, pourquoi elle l'avait conduit ici.

Tu verras avait-elle répondu avant de tourner les talons et de se faire engloutir par la fraiche obscurité.

Une goutte s'écrasa sur son nez. Il quitta ses pensées et revint à la réalité. Pied gauche, pied droit, pi... Ah le fameux village...
Il passa les premières maisons, remonta la grand'rue, et se retrouva au milieu de la place principale. Il resta planté, ne sachant que faire. Où était-elle ? Elle devait être là pour le guider !
Une voix lointaine lui rétorqua
"Débrouille toi tout seul"
Son ventre cria.
Son regard se fixa sur une bâtisse qui semblait avoir vécu, et dont l'enseigne que le vent faisait grincer, indiquait que c'était une auberge. Il pourrait manger. Il y entra donc.
Il faillit s'étouffer en voyant les prix. Sa pauvre bourse ne possédait pas tout cela, et il sentait qu'il allait devenir aussi maigre qu'elle.
Il demanda timidement un quignon de pain rassis et un peu d'eau.
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SednaX

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 14 Jan - 14:44

Le soleil avait réveillé Cygnus à travers les branches du buisson dans lequel il se trouvait encore en compagnie de la gamine. C'était d'ailleurs la première fois qu'il se réveillait avant celle qui avait partagé sa couche, aussi avait-il décidé d'en profiter et n'avait-il pas bougé pour ne pas la réveiller.

Elle avait été presque parfaite, si innocente, ni naïve. Cygnus avait vraiment apprécié leur relation et surtout le fait qu'elle n'ait fait aucun commentaire. Apparemment, c'était une première fois pour elle et elle avait parfaitement tenu son rôle, si elle avait eu mal, elle n'en avait rien fait savoir et cela était très bien ainsi. Cygnus détestait que ses partenaires de la nuit l'interrompent dans ses ébats, le frustrant ainsi presque à chaque fois. Celle-ci n'avait plus rien dit depuis le moment où ils s'étaient allongés dans le buisson. Lorsque tout avait été fini, elle avait rajusté son corsage pendant que Cygnus se rhabillait, puis elle s'était tournée sur le côté et s'était apparemment endormie. Cygnus s'était donc rallongé près d'elle, la serrant contre lui pour lui tenir chaud.

Mais maintenant, il commençait à avoir des courbatures et des douleurs partout aussi sortit-il du buisson à quatre pattes avant de se relever et alla-t-il s'assoir sur le banc. Il y retrouva sa veste, dans la poche de laquelle il avait une blague à tabac et une pipe, cadeau de son père. Il la bourra et commença à fumer tranquillement en pensant à ce qu'il allait pouvoir déjeuner tout-à-l'heure.
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