Animations dans les Royaumes Renaissants


 
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 Panique à Thiercelieux 11

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MessageSujet: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:34

Dazibao a écrit:
Quelque part dans le Royaume de France : Thiercelieux.



Un village comme tant d'autre, si ce n'est que celui-ci semble manifestement en proie à une malédiction, qui - à chaque repeuplement - tend à la destruction du village de la manière la plus démoniaque qui soit.

Néanmoins il se trouve toujours de bonnes âmes pour tenter l'expérience de passer quelques jours à Thiercelieux. Certains ont même le grain de folie nécessaire pour vouloir s'y établir.
Tel est le cas de Dazibao, le maire actuel de Thiercelieux. Arrivé au village il y a deux mois alors que celui-ci était complètement abandonné, il a réussit par effet d'annonce à attirer d'autres colons courageux... et d'autres arrivent encore, sous l'oeil suspicieux des premiers, qui se disent "chez eux".

Peu à peu les locaterciens et locaterciennes redonnent une âme au village.

Fidèle à ses habitudes, Dazibao avait quittait de bonne heure la mairie pour aller s'informer à la taverne des nouvelles arrivées (d'alcool). Il n'avait que la place centrale à traverser pour ce faire, le seul obstacle étant la fontaine, qui tronait au milieu de la place.
Ce matin c'était une eau de vie normande qu'il avait fallu goûter encore et encore...
Le dur métier de maire avait conduit Dazibao dans les limbes de l'inconscience et il rêvait actuellement, avachit sur une table du fond de la taverne, dans des volutes alcoolisées que même les mouches évitaient.
Narwaïra a écrit:
Ce matin-là, comme toutes les semaines ou presque depuis leur arrivée dans ce village à l'époque désert et aujourd'hui bien vivant, Narwaïra sortit de chez elle -elle arrivait enfin à appeler cette maisonnette encore délabrée "chez elle"- pour se rendre au marché, un châle sur les épaules et un panier au bras.

La trentaine un peu dépassée, cette jeune femme aux cheveux roux et désordonnés vivait ici avec son mari depuis qu'ils s'y étaient établis, quelques mois auparavant. Elle avait eu beaucoup de mal à s'adapter à cette nouvelle vie, mais petit à petit, au fur et à mesure que leur maisonnette était retapée, elle commençait enfin à prendre ses marques. Peut-être pourraient-ils rester sur place cette fois-ci et fonder une famille ...

Son premier mari, porté disparu à la guerre une bonne dizaine d'années auparavant, n'avait jamais pu lui donner d'enfant. Elle espérait que celui-ci le pourrait, bien qu'elle se posait parfois des questions.

Parvenue sur la place du marché, qui se tenait à une rue de la grand'place du village, Narwaïra s'approcha de l'étal de la mère Jeannot
:

"Alors mère Jeannot, vous avez toujours de belles carottes, même par cette saison ?

- Hé oui ma fille, on en a fait une pleine cargaison qu'on conserve parfaitement, y en aura tout l'hiver, sauf si vous m'en achetez autant toutes les semaines !

- Bah dites, je peux aller voir chez vot' voisin s'il a d'autres légumes, si vous préférez !

- Mais non, mais non, vous savez bien que je vous charrie, allez, toujours un bon kilo ma p'tite dame ?"

Narwaïra fit donc son marché pour la semaine.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool aimait à se présenter comme le plus vieil habitant de Thiercelieux.

Il y vivait depuis maintenant 46 jours et il avait dés le premier jour, décidé que les autres étaient nouveaux. Même le maire. D'ailleurs il aimait taquiner le maire sur le fait qu'il ne lui avait pas demandé son avis en se nommant maire, alors que lui n'avait pas voté pour lui... Et pour cause, le maire était effectivement arrivé avant lui, ainsi qu'une bonne cinquantaine d'habitants.

Psychoticbumpschool était un homme plutot jovial et porté sur la boisson, en bon vivant qu'il était.

D'ailleurs se matin là, il se rendait vers la taverne pour son petit déjeuné alcoolisé quand il entendit une voix qu'il connaissait bien venant du marché.

Bonjour ma p'tite dame, vous êtes nouvelles ici non ?
N'achetez pas vos carottes ici, la mère Jeannot a de belles carottes mais celles que j'ai planté dans mon jardin l'année dernière le sont encore plus... Je vous en mettrai de coté toute une livre si vous le voulez... Je serais à l'auberge si vous avez besoin...


Evidemment, Psychoticbumpschool n'avait pas plus de carottes que bonne haleine, mais il ne ratait jamais une occasion de faire une bonne blague.
Amestaccia a écrit:
Le chaudron sous le bras, le baluchon sur le dos, Amestaccia arriva enfin sur le marché de Thiercelieux, grâce aux explications d'une jeune femme rencontrée tantôt. Elle était étonnée de voir aussi peu de monde. Elle s'approcha d'un groupe affairé à choisir des carottes sur un étal et les interpella.

Bonjour M'sieur Dames ! Dites moi, la foire aux bestiaux, c'est pour bientôt ? J'ai entendu dire que beaucoup de gens venaient ici pour cette foire et qu'on y trouvait de magnifiques phénomènes.

Tout en bavassant, Amestaccia avait déposé son chaudron à l'envers et sortit quelques flacons colorés de son baluchon pour les exposer devant les éventuels acheteurs.
Le mystérieux étranger a écrit:
- Thiercelieux, enfin te revoilà... murmura le mystérieux étranger en entrant dans le village.

Il filait droit et fit fi du regard d'autrui. Il marchait d'un pas décidé, mais on pouvait ressentir un certain effort dans ses mouvements. Car cet homme était vraissemblablement épuisé, et revenait de loin, bien loin...

On ne pouvait véritablement discerner son visage sous son capuchon. De toute façon, personne ne devait reconnaître son visage qui avait bien changé maintenant.

Il s'approcha du marché, non pas pour y faire des emplètes, mais simplement parce que c'était le chemin le plus rapide pour accéder à la taverne du côté de la grande place.

Il avait faim.

Et avait besoin de repos.

Ensuite, il irait réclamer ses biens.
Narwaïra a écrit:
Narwaïra vit Bump, ainsi qu'elle l'appelait quand ils étaient entre eux, arriver et faire sa blague préférée à la mère Jeannot. Elle ne put s'empêcher de sourire, décidément celui-là, il ne changerait pas.

Elle rassura la pauvre vieille qui croyait perdre la tête :


"Mais oui, la mère, c'est bien mon mari, il n'a pas plus de carottes à vendre que moi, allez, combien je vous dois ?"

Arriva à ce moment une femme à l'allure très ... clinquante, qui posa une question sur une foire aux bestiaux ...

"Hé bien Dame, je ne sais pas trop qui vous a donné cette information, mais j'ai bien peur qu'on ne vous ait trompée ou qu'on se soit trompé ! Y a pas eu de foire aux bestiaux ici depuis ben longtemps pour autant qu'je l'sache ... Et je crois pas que le maire ait rien prévu de tel ... F'rait ptet voir à lui demander ! Doit être à la taverne, c'est là qu'il tient son conseil municipal !"

A cette bonne blague -décidément, c'était de famille !- la jeune femme et la vieille vendeuse de carottes se mirent à rire de bon coeur.
Abéliard a écrit:
Abéliard arriva enfin aux portes de Thiercelieux.
Il resta quelques minutes à observer le paysage, et le village qui s'éveillait.
Le marché prenait place, les marchands installaient leurs étalages et les badots arrivaient en masse.

Etait-elle parmi eux ?
Abéliard savait de source sûre qu'elle devait se trouver ici. Le reconnaitrait-elle ? La reconnaitrait-il ? Cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient vus . Presque dix ans ! Toute une vie pour un jeune homme de vingt ans.

Abéliard reprit son balluchon et avança droit sur le marché. Il trouverait bien quelqu'un qui pourrait le renseigner.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool rit de bon coeur à la blague de sa femme.


Et puisqu'vous en parlez justement, une réunion municipal de grande importance m'attends...

Il reprit sa route, croisant au passage un rouquin dont les traits n'étaient pas inconnus. il l'oublia cependant dés son entré dans l'auberge. Que d'etrangers décidément aujourd'hui.

[color=darkred]Patron comme d'habitude.
Jean Gromou a écrit:
#ca..... ta...... clop... CrrrRRRrrrrr.... ca....... ta..... clop...... CrrrrrrrrrrrrRRRRRRR#

l'homme barbu entre à Thiercelieux.
Il fait passer un sac autour de la tête du cheval qui tire une carriole.
Il tire l'encolure de façon à le faire tourner vers la droite, une ruelle sombre.
Le cheval obéit, avec retard et poursuit son chemin dans la ruelle.
L'homme semble vouloir le faire s'arrêter.
Le cheval continue.
De tout son poids, l'homme fait à nouveau tourner le cheval vers la droite, il se dirige avec un pas lent vers le mur d'une maison en ruine.


#ca..... ta...... clop... CrrrRRRrrrrr.... ca....... ta..... clop...... CrrrrrrrRRRRR............. BING !#

Le cheval s'arrête.
L'homme aussi.
Il se glisse sous la carriole.


"Rrrrrrrrrrrrr zzzzzzzzzzzzzzzzzz rrrrrrrrrrrr zzzzzzzzzzzzzzzzzz#
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:37

Le mystérieux étranger a écrit:
Continuant son chemin, Il arriva au niveau de la grande statue qui trônait au milieu de la grande place.
Elle avait bien changé, comme tout le reste du village qu'il avait un peu de mal à reconnaître.

Il posa une main dessus, la gauche, et l'observa quelques instants.




Elle était recouverte d'une épaisse couche noirâtre, comme si un grand incendie avait été allumé, là, juste à côté, au beau milieu de la place.
Elle n'avait jamais dû être nettoyée, les habitants d'ici semblaient avoir eu mieux à faire ces dernières années.
C'est avec cette déception qu'il ôta sa main de la statue, lorsqu'un gueux l'interpella :

- Ha ben vous avez vu la statue qu'on a, à Thiercelieux on en a de belles choses hein ?
- Comment ?
- Ben vous avez vu son allure, ça c'est de l'art non, cette statue doit valoir un bon pactole de sous !
- Insolent ! Savez-vous au moins à quelle effigie elle a été sculptée ?
- Ben non j'crois que personne n'est assez ancien ici pour s'en souvenir, et il n'y a rien écrit dessus...
Il regarda au bas de la statue, il avait raison : La cendre avait entièrement recouvert les gravures.
- Quelle tristesse...
Mais à sa grande surprise, il vit passer un jeune homme roux d'une vingtaine d'années de l'autre côté de la statue.
- Cela se pourrait-il que ce soit...
En se retournant vers le gueux, il lui lâcha avant de clore la discussion :
- De toute manière vous êtes trop idiot pour savoir lire, s'il y avait eu des inscriptions, cela ne vous aurait servi à rien.
Gêné, son interlocuteur se mit à rougir. Las de discuter avec lui, Il le poussa de la main, la gauche, et suivit discrètement le jeune homme roux.
Il avait beau marcher difficilement, il savait toujours être très discrêt.
Il avait beau avoir faim, il avait des priorités.
Narwaïra a écrit:
Narwaïra passa près d'une heure à choisir divers fruits et légumes, à marchander sur un morceau de viande pour améliorer la force de son mari -de lourdes tâches l'attendaient encore dans la maisonnette !- et elle fit la moue devant le lait presque caillé proposé par le seul éleveur de vaches du coin. Finalement, elle partit avec un morceau de fromage, qui devrait très bien aller avec le pain qui leur restait à la maison.

Ayant fait le tour du marché, son panier bien rempli, elle retourna en direction de la place principale, prenant aussitôt la première ruelle à sa droite, elle se dirigea d'un pas vif vers leur maison afin d'y effectuer les menus travaux qu'elle avait prévu pour la journée : vider entièrement la pièce attenante à leur chambre, qui avait sans doute dû être un débarras quelconque auparavant.

Cette maison ne leur avait pas coûté cher à l'acquisition -les habitants arrivés là avant eux n'étaient que trop contents de trouver de nouveaux voisins- mais l'état de délabrement était particulièrement avancé. Les deux premiers mois avaient été passés à retaper en priorité la chambre et la cuisine. Bump devait à présent refaire l'escalier qui amenait au premier étage, où se situaient la chambre et le débarras. Puis viendrait le tour de la salle d'eau qui se trouvait derrière la maison, à laquelle on accédait par une porte à l'arrière de la cuisine.

Tout au long du chemin, Narwaïra rêva du jour où ils pourraient transformer le carré de terre boueuse de leur cour en un petit potager et où ils auraient assez de moyens pour agrandir et construire une étable. Elle arriva donc à destination avant même de s'en être rendue compte.
Amestaccia a écrit:
Mais bien sûr, mon beau monsieur, vous pouvez me croire : vous en buvez une infusion chaque soir, attention, j'ai bien dit EN INFUSION, pas en friction. Vos cheveux vont repousser d'ici moins d'un mois. Vous serez l'homme le plus chevelu de Thiercelieux.

Tout en emballant les branches d'orties sèchées dans un vieux papier, Amestaccia continuait ses explications. Elle s'était résolue à ne pas voir beaucoup de monde et compensait en vendant ses différentes herbes et poudres.

Voilà, vous m'en direz des nouvelles ! Je vous ai rajouté un petit peu d'anis étoilé pour le goût. grand sourire en tendant le paquet à l'homme chauve

merci bien et bonne journée ! Amestaccia rangea les 50 deniers dans sa grande poche.
Abéliard a écrit:
Abéliard alla sur le marché, et s'approcha de différents marchands. Une femme attira son attention. Elle était très belle. Ses vêtements galbaient ses formes généreuses et , en même temps, quelque chose en elle impressionnait le jeune homme. Cette femme avait quelque chose de mystérieux ou de dangereux. Abéliard n'aurait su dire, mais il aurait bien passer un peu de temps en sa compagnie pour en savoir plus , si seulement, il n'était pas là pour une autre raison !

Discrètement, il se rapprocha encore, et entendit la fin de sa conversation avec un client
:

Citation :
Voilà, vous m'en direz des nouvelles ! Je vous ai rajouté un petit peu d'anis étoilé pour le goût.

Ah, dites moi, la belle, connaitriez vous les propriétés des plantes ? lui lança t-il.
Galadriel90 a écrit:
Galadriel était parti depuis des lustres de son doux pays, il s'était enfin décidé d'y revenir, voir si les choses avaient changées depuis le temps....

Il entra dans le village sur son cheval au pas, il visita tranquillement le village, ses souvenirs lui revinrent doucement.... ses amis.... ses blagues.... sa premiere boulasse^^...

Il fini par arriver sur le lieu de prédilection... La taverne... en face de laquelle se trouvait la maison de ses parents.... Il entra dans la demeure de famille...


Mon dieu que de poussière içi... va me falloir remettre ça en ordre un peu si je veux réussir a vendre...


Il décida de s'installer en ses lieux le temps de son séjour, il déchargea son cheval qu'il alla mettre a l'étable pour la nuit. Galadriel avait décidé qu'il irait voir à la taverne le lendemain quand il aura fait un peu de rangement dans la maison....
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbompschool vidait sa cinquième chopine quand l'église sonna midi. Pris de ce que les alcooliques anonymes nommaient un éclair de lucidité, il se décida à rentrer à la maison pour déjeuner et se remettre au travaux qui l'attendaient à la maison.

Narwaïra, sa femme, était aussi belle qu'elle était compréhensive, mais Bump, comme elle l'appelait dans l'intimité, avait autant plus de scrupules à ne pas s'acquitter de ses taches domestiques.

Aussi, après une sixième et dernière chopine, reprit-il le chemin de leur demeure pour finir de travailler sur l'escalier et ne pas rater le repas que sa douce épouse avait du commencer à lui préparer.
Jean Gromou a écrit:
il avait dormi comme une masse, une impression de s'éteindre pour ne jamais se rallumer.
Il faisait entièrement jour, maintenant, peut-être était-ce déjà le soir.
En même temps le soleil était haut. Midi, début d'après-midi, sans doute.

Se lever, un jour de foire à midi.

Il ne pensait pas que la honte pouvait affluer encore dans son coeur tellement il avait eu déjà le sentiment de trop-plein, depuis qu'il avait compris qu'il ne serait pas là à temps.
Pourtant, elle le remplit encore plus et poussa l'insolence à ne pas déborder.

Il fallait se reprendre.

Il s'épousseta. Il était sec, ses braies et chausses en tout cas. Il portait rarement de chemise, il n'avait jamais froid, allez savoir pourquoi.

Il changea l'avoine de Décès et accrocha ses rênes à un poteau voisin.
Il fixa solidement les sangles qui retenaient la bâche qui protégeait ses biens, dans la carriole et sorti le petit panneau qu'il plaçait dessus, quand il s'éloignait de son commerce itinérant.

Citation :
Ne pa touché !
Ceci est la proprieter de Jean Gromou,
marchan embulan

Je manje tou ceu qui y touche
meme les enfan
meme les ceusse qui save pas lir
signer :
Jean Gromou, marchan embulan

Le curé de son enfance était ennuyeux, mais au moins, il lui avait appris à lire et écrire. C'était assurément un avantage dans sa profession.
C'était son père qu'il lui avait appris à compter, par contre.
Assurément.

Il se rendit à pas lent vers le centre de Thiercelieux, appréhendant le moment où il allait voir tous les marchands ambulants de la région occuper les meilleures places.

Il fut surpris.
Seuls quelques étals semblaient être encore installés agrémentés de maigres victuailles.

Qu'est ce que c'était que cette histoire !
Peut-être une chance ! La foire n'avait pas commencé !!!!
ou était finie...
Non !!! Elle n'avait peut-être pas commencé !
Son coeur battait la chamade, la honte commençait presque à lacher prise...

Il aperçut l'entrée d'une taverne et s'en approcha d'un bon pas... Il allait savoir !
Narwaïra a écrit:
Midi venait de sonner au clocher. La tranche de viande mijotait dans la casserole avec deux carottes et deux pommes de terres, exhalant un parfum qui s'échappait par une fenêtre entrouverte.

La table était prête pour deux, Narwaïra s'affairait à découper deux belles tranches de pain puis déposa le fromage sur la table. Il n'y aurait pas de dessert aujourd'hui encore, mais cette fois, elle avait une bonne nouvelle à annoncer à son mari, qui ne devrait plus tarder.

Celui-ci fini en effet par arriver, l'air toujours aussi jovial que quand il revenait de la taverne. Même s'il aimait mieux rester assis à boire des chopes de bière avec les habitants et à les charrier, il ne rechignait jamais trop à faire ce qu'il fallait dans la maison. Et Narwaïra estimait que, puisqu'ils pouvaient décemment vivre dans cette maison, les travaux ne devaient pas non plus être une source d'épuisement permanent. Par contre, il allait bientôt falloir songer à trouver du travail, leurs économies leur avaient permis de venir jusqu'à Thiercelieux, d'acheter cet endroit et de commencer les rénovations, mais petit à petit, et malgré les économies de bout de chandelles qu'elle faisait, il fallait se rendre à l'évidence : ils seraient obligés de reprendre un train de vie plus routinier, comme tout le monde.

Psychoticbumpschool embrassa sa femme en arrivant puis s'assit à table, où elle lui servit viande et légumes avant de s'assoir elle aussi. Elle ouvrit la conversation :


"Tiens, ce soir, nous avons été invité tous deux à manger à la taverne avec Marie-Jeanne et Raymond, ils veulent fêter la réussite de leur entreprise : le commerce de Raymond est florissant et ils ont pu faire construire une écurie pour agrandir encore leur domaine de commerce. Si ça se trouve, ils pourraient peut-être embaucher quelqu'un en plus, pour la construction de cette écurie et comme menuisier, tu as toujours été un véritable artiste, qu'en dis-tu ? Et pour le leur prouver, il suffira qu'ils voient comme tu auras arrangé notre escalier d'ici là ! Et au fait, qu'as-tu appris de neuf ce matin ?"
Le mystérieux étranger a écrit:
- Suivre le jeune rouquin ne m'a rien appris. Il semblait prendre son temps au marché, j'en déduis qu'il restera certainement à Thiercelieux quelques temps. Ou qu'il s'y est déjà installé, pourquoi pas. Dans tous les cas, j'ai le temps. Avec un peu de chance, cela voudrait dire que sa soeur est là également. A ces pensées, un petit sourire se dessina sur son visage. Cela ne s'était pas arrivé depuis bien longtemps. Quelle coïncidence, quand même, de le retrouver ici, chez moi, en ma terre natale !

Raymond, l'adjoint du maire, avait poliment écouté toute son histoire avec attention, prenant conscienceusement des notes sur son parchemin.
- Bien bien bien... alors vous dites que vous êtes revenu après dix longues années d'absence.
- Oui, c'est bien ça.
- Mais vous, enfin si c'est bien vous, vous devriez être mort !
- Ce n'est pas le cas ! Regarez-moi, regardez-moi bien, il s'agit bel et bien de moi !
- Soit, admettons...
- Admettons ? Comment pouvez-vous doutez...
- ... le temps a passé ! Vous avez eu des obsèques ! De très belles et prestigieuses obsèques !
- Je sais, j'en ai entendu parler. Tout cela, on me l'a dit, à la capitale.
- Alors vous voyez, vous êtes mort. Tout est règlé !
- Ne faites pas l'idiot ! Pas avec moi ! Surtout pas avec moi !
- Mais qu'attendez-vous de moi ? Que je vous rende vos armes, votre grade, votre vie ? Je n'en ai pas les moyens. Allez-voir ça à la grande ville.
- Ils ne peuvent pas. Je n'existe plus pour eux. Mon retour les gêne. Surtout celui d'un infirme tel que moi. Ils me préfèrent mort, et de toute manière, je ne veux plus rien avoir à faire avec eux. Je veux mes biens, et finir ma vie en paix ici.
- Vos biens ? Tout a brûlé, il y a des années de cela. De toute manière, nous avons tout revendu.
- Et alors ? C'est à moi. Rendez-moi ce qui m'appartient.
- Je ne peux pas...
- Alors, je le reprendrai moi-même.
- Vous n'en avez pas le droit...
- Pardon ? Moi, le Colonel Chalmersby, celui à qui ce village doit tout, vous allez me dire que je n'ai aucun droit ? Hé bien ce droit, je le prends.
Et la discussion fut brutalement close par un claquement de porte.
Amestaccia a écrit:
Pour sûr l'ami ! j'ai appris pas mal de choses à propos des plantes. Dans mon village se trouvait la meilleure des rebouteuses du royaume et je l'ai assisté durant quelques années avant de commencer à parcourir les foires de village.

Le jeune rouquin était bien curieux, Amestaccia le trouvait bien sûr de lui et ne se risqua pas à lui proposer un changement de couleur pour ses cheveux.

Le chauve s'étant éloigné, elle enchaina


D'ailleurs voyez vous, j'ai donné un peu d'anis étoilé à ce monsieur car en plus de perdre ses cheveux, il souffre de ballonnements. Vous n'aviez pas remarqué ? tout en agitant la main devant son nez, elle se mit à rire
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:38

Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool voyait bien où voulait en venir sa femme. Et même s'il n'était pas fainéant, il aurait bien remis à plus tard la rénovation de l'escalier.

Il y a de plus en plus de nouveaux venus au villages. Mais ce sont surtout des marchands. Je ne sais pas si il resteront longtemps dans les parages. Ah oui !! J'ai aussi croisé un jeune rouquin, sa tête m'a vaguement fait pensé à quelque chose mais je ne sais plus très bien à quoi.


Psychoticbumpshool repoussa son assiette désormais vide et se leva non sans émettre au passage un rot à faire trembler les fondations de la maison.

Il prit quelques outils et se dirigea vers l'escalier pour s'atteler à sa rénovation.

Et toi tu as vu quelque chose de nouveau ? A part le prix des carottes qui grimpe ? Lança t'il depuis la pièce voisine tout en commençant à jouer du marteau.
Narwaïra a écrit:
Narwaïra écouta son mari tout en mangeant, puis lorsqu'ils eurent fini, il quitta la pièce pour s'atteler à son travail sur l'escalier. Elle sourit intérieurement. Malgré tout, il était courageux, puisqu'il luttait contre son propre penchant à la flemmardise pour leur confort. Elle débarrassa la table et s'attela à la vaisselle et au rangement de la cuisine tout en lui répondant gaiement :

"Oui, j'ai fait la connaissance de la nouvelle tisserande, tu sais, cette femme un peu abrupte qui est arrivé il y a deux semaines avec tout un chargement de peaux et de pelotes. Apparemment elle espère faire fortune et recherche une aide pour confectionner nombre de vêtements rapidement. Elle a déjà rencontré quelqu'un qui pourrait l'aider, mais elle a accepté de me voir à l'oeuvre dès demain, peut-être arriverais-je à la persuader de m'embaucher, ainsi nous allongerions quelque peu nos petites économies !

Bon, je vais m'occuper du débarras là-haut ... j'y suis entrée hier, il y a une telle quantité de suie là dedans que je me demande si la pièce n'a pas brûlé ... je vais recouvrir les meubles et le lit de notre chambre puis je sortirai tout sur le palier pour ne pas te déranger. Quand j'aurais fini, tu pourras faire une petite pause le temps que je me débarrasse des ordures !"

Elle lui envoya un baiser en passant près de lui et monta les escaliers tandis qu'il s'était arrêté pour la laisser passer dans une révérence quelque peu maladroite mais attendrissante.
Jean Gromou a écrit:
Il était assis dans la taverne.
une taverne comme il en existait dans chaque village traversé du Royaume.
Quelques tables, des verres vides mal lavés, un patron ou une patronne quasi absente.
ça manquait d'ivrognes en fait.
Un ivrogne achète mieux qu'une personne sobre.
ça manquait même de sobres, tellement elle était vide, cette taverne !

Il avança vers le comptoir et attendit le chaland, comme s'il était au marché.

Il aurait bien aimé tirer cette histoire de foire au clair.
Soit il n'y avait pas de foire et on lui avait monté un bateau.
Soit il y avait une foire et elle n'était pas... comment dire... très animée.

Dans le premier cas, il n'avait plus de place dans sa carriole rapport à la barque déjà présente, mais son coeur était libéré de sa honte, ce qui était une bonne chose.
Dans le second... pff... dans le second, il ne savait pas trop quoi en penser en fait.

Il fallait qu'il se reprenne !


TAVERNIER ! A BOIRE !!
Abéliard a écrit:
Amestaccia a écrit:
Pour sûr l'ami ! j'ai appris pas mal de choses à propos des plantes. Dans mon village se trouvait la meilleure des rebouteuses du royaume et je l'ai assisté durant quelques années avant de commencer à parcourir les foires de village.

Le jeune rouquin était bien curieux, Amestaccia le trouvait bien sûr de lui et ne se risqua pas à lui proposer un changement de couleur pour ses cheveux.

Le chauve s'étant éloigné, elle enchaina


D'ailleurs voyez vous, j'ai donné un peu d'anis étoilé à ce monsieur car en plus de perdre ses cheveux, il souffre de ballonnements. Vous n'aviez pas remarqué ? tout en agitant la main devant son nez, elle se mit à rire

Abéliard rit avec la belle brune, non pas qu'il trouvait cela particulièrement drôle , mais il essayait de rentrer dans les bonnes grâces de l'inconnue mystérieuse. Cependant, il n'eut pas de temps de lui conter fleurette. De nouveaux clients l'avaient accaparée.

Abéliard la laissa et alla voir d'autres étalages. Il remarqua une jolie blonde qui vendait des brioches, une autre mignonne qui proposait des poissons, une autre encore qui vendait des produits laitiers.
Abéliard ne savait plus où donner de la tête entre les jolies "plantes" du coin et les odeurs alléchantes qui lui rappelaient que son dernier repas remontait à plusieurs heures.


Commençons par se rassasier , pensa -il.
Ensuite, je verrais bien si je peux...faire plus amples connaissances avec une beauté présente à Thiercelieux.
Ah! le voyage fut long, mais je crois que mon séjour ici sera plus agréable encore que je ne le pensais
. Il sourit niaisement en pensant à ses conquêtes futures.
Son ventre gargouillait de plus en plus, aussi se dépêcha t-il de demander à un passant où il pourrait manger assez bien pour pas trop cher.

L'homme visiblement un peu éméché, lui indiqua la direction de l'auberge du village.

Le rouquin poursuivit son chemin et aperçut ce qui devait être la fameuse auberge. L'exterieur miteux ne semblait pas très engageant.
Pourtant, une fois à l'intérieur, Abéliard fut agréablement surpris. Sans être d'une propreté irréprochable, l'auberge avait un certain confort qui lui donnait du charme.
Les habitués le dévisagèrent tandis qu'il s'approchait de l'homme derrière le comptoirs.


Bonjour la compagnie ! Patron, ce sera un menu du jour pour moi , et une grande rasade de bière bien fraîche .

Il montra à l'aubergiste qu'il avait les moyens de payer son repas, puis prit place de manière à voir ce qui se passait à l'extérieur. La reconnaitrait-il si elle passait devant lui ?
Jean Gromou a écrit:
Il avait dû s'endormir debout, ça lui arrivait de temps en temps quand il n'était pas sur le marché.
Ou alors, il n'avait pas remarqué les gens dans la taverne, en entrant...
Il ne savait pas...
Il avait encore eu ce sentiment curieux de chute... en haut d'un arbre, une chute éperdue, tenter de rattraper les branches...

Enfin bref !
le tavernier apporta une bière et lui réclama 70 deniers.
Il regarda le tavernier dans les yeux.
Puis regarda sa bière.
Regarda à nouveau le tavernier dans les yeux.


Tavernier, j'ai demandé une bière, pas trois quarts de bière, il me semble...

Il sortit des piécettes de sa poche...

Cinquante, cinquante et un, cinquante deux, cinquante trois pour la mousse. Cela fera le compte...

...

Pardon ? Vous avez un soucis ???

il passe son doigt sur le front.

Il y a marqué pigeon là ? Vous me dites ? Si cela est marqué peut-être que le pigeon en question a un nom ?

...

Non, non ! Il ne va pas s'énerver le tavernier ! je ne lui conseille pas de le faire ! VRAIMENT PAS !
Il a deux solutions le tavernier !
Soit il accepte mes cinquante trois deniers, soit il remplit le verre jusqu'au bord !


...

Alors ? Il fait quoi le tavernier qui lit des choses sur le front de ses honnêtes clients ?

...

Il se décide ? IL A INTERET A CE DECIDER ! Je lui dis moi !

le tavernier renfrogné reprend le verre et le remplit jusqu'au bord.

C'est bien tavernier ! C'est bien ! Voilà... cinquante quatre, cinquante cinq, soixante, soixante-dix... et je reprends un denier pour le dérangement que vous m'avez causé à faire votre malhonnête, ce qui fait soixante-neuf... ET JE NE LUI CONSEILLE PAS DE FAIRE SON DIFFICILE AU TAVERNIER LOCAL, sinon, je demande le remboursement !

il boit une gorgée...

Ah !
Pardon tavernier !
Je ne peux pas vous en vouloir, j'avais omis de demander une bonne bière. Si j'avais su...


il en boit une autre...

Sinon ?

Il se tourne vers l'assistance pour que tout le monde profite de sa question... y compris le jeune homme roux qui venait d'entrer et qui, au vu de ses vêtements n'était pas du coin.

Savez vous quand la foire de Thiercelieux commence ?

Il sentit son coeur se serrer en attendant la réponse...
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:40

Dazibao a écrit:
Dazibao se réveilla en début de soirée. Son premier réflexe fut de noter sur son parchemin le bien mauvais retour de cette eau de vie, qu'il classifia illico de soporifique.
C'est alors qu'il entendit un homme parler de la foire de Thiercelieux.
C'était certes une idée à creuser, mais de là à organiser un grand truc comme ça -pfiou- les forces et l'énergie de Dazibao s'en envolèrent presque.
Il choisit donc de s'esquiver discrètement de la taverne, en direction de la mairie.
Narwaïra a écrit:
Narwaïra s'épongea le front puis toussa à plusieurs reprises. Elle contemplait le tas de déchets qu'elle avait sorti du débarras et qui attendait maintenant sur le palier devant leur chambre ...

"Bah moi qui espérait trouver quelque chose de réutilisable, du bois, des meubles, des tapis ou des tissus ... il n'y a là que des objets carbonisés parfaitement impossibles à reconnaître ! Dommage ! Enfin en tout cas, la petite pièce est vide maintenant et elle n'est pas si petite que ça en fin de compte !"

En bas, son mari grognait dans l'effort. Il avait plutôt bien travaillé. D'habitude, il se faisait toujours de petites pauses tout au long de l'après midi pour aller respirer dehors, cueillir une fleur, bref, flânner un peu, mais là, il n'était sorti que deux fois.

"Dis voir, Bump, est-ce que je peux descendre avec tout ce fouillis ou tu es encore trop occupé ? De toute façon, il va nous falloir nous préparer, il va bientôt être l'heure d'aller à la taverne rejoindre Marie-Jeanne et Raymond !"

Elle se passa une main pleine de suie sur le front sans s'en rendre compte.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool n'avait pas vu le temps passé. Mais que lui arrivait il ? Il avait presque fini son labeur et l'escalier, pleinement opérationnel, ne manquait plus que d'une finition ou deux.


J'ai presque fini, je vais m'arrêter là, j'aurais bien le temps de fignoler demain. Dis je me demande si cette maison n'était pas une auberge avant l'incendie... Tu n'a pas remarqué ? Cet escalier est si usé, même sans les flammes on dirait que des centaines de gens l'ont foulé du pied.

Narwaïra le rejoint pour admirer son oeuvre et Psychoticbumpschool éclata de rire.

Finalement, je vais avoir le temps de fignoler l'escalier, on dirait que tu as encore un léger ravalement de façade à faire avant de partir.
Narwaïra a écrit:
La soirée avait passé en un éclair.

Narwaïra et Psychoticbumpschool avaient chacun terminé leurs besognes, Narwaïra s'était lavée la figure après avoir compris de quoi lui parlait son mari et finalement ils s'en étaient allés bras dessus bras dessous direction la taverne pour rejoindre leurs amis.

Le soir, la taverne s'emplissait toujours, notamment grâce aux mineurs qui avaient passé la journée à piocher et venaient en groupe pour se détendre un peu avant de rentrer chez eux. Il y avait donc du monde, mais par chance Marie-Jeanne et Raymond, arrivés en avance, avaient gardé une table et les attendaient en discutant.

La soirée avait été agréable, ponctuée des blagues de Psychoticbumpschool, des tournées offertes par Raymond à toute l'assistance et des papotages et autres commérages de Marie-Jeanne. Lorsque Narwaïra demanda des nouvelles à Raymond de son travail d'adjoint au maire, celui-ci leur raconta une drôle d'aventure qui lui était arrivée le jour même, avec un homme mort revenu à la vie. Enfin un "Colonel-je-ne-sais-plus-comment" qui avait été porté disparu à la guerre bien longtemps avant et qui en fait était vivant, puisqu'il réclamait qu'on lui rende ses biens. Les quatre convives rirent aux éclats à cette anecdote, bien que Narwaïra trouva un peu étrange que l'on puisse faire les funérailles de quelqu'un dont on ne sait pas, finalement, s'il est bien mort ou pas ! Mais la société, de nos jours, c'est toujours compliqué, il faut bien faire avec, pas vrai ?

Narwaïra raconta aussi à son amie qu'elle avait rendez-vous le lendemain ici même à la taverne avec la nouvelle tisserande pour éventuellement travailler pour elle. Les deux femmes furent toutes excitées à l'idée des perspectives que cela ouvrait : peut-être Narwaïra, en tant qu'employée, pourrait bénéficier de quelques réductions sur les vêtements ? Ou encore apprendre à fabriquer elle-même des vêtements et ainsi se fournir elle-même et ses amies ?

En somme, c'était une soirée animée et bien arrosée pour certains
!
Dazibao a écrit:


Le jour était déjà levé depuis quelques heures. Le tavernier s'inquiétait de ne pas voir le maire : qui donc - sinon lui - allait goûter la bière flamande, dont il venait de recevoir trois tonneaux ?

Après encore un peu d'attente forcée, il finit par envoyer un gamin voir ce que faisait Dazibao à la mairie.
Le gamin accepta bien volontiers les cinq deniers et partit accomplir sa mission.

Les volets de la mairie étaient encore clos, mais la porte était ouverte. Ou plutôt elle était défoncée, mais ce détail n'arrêta point le gamin. Il gravit les escalier qui menaient à l'étage où résidait le maire.
Arrivé sur le palier il s'immobilisa. Encore une porte défoncée.
Il fit un pas en avant, puis se figea : dans l'entrebâillement de la porte cassée il pouvait nettement voir sur le sol en bois une énorme flaque d'un liquide rouge et épais... trop épais pour être du vin.
Ses yeux s'écarquillèrent. Ses poils se hérissèrent sur tout son corps et un frisson glacé parcourut son dos. En un instant tous les mauvais contes que sa mère lui contait le soir pour ne point aller jouer en forêt lui traversèrent les idées et une ribambelle de monstres, tous plus effrayants les uns que les autres, se mit à danser devant ses yeux.

Dans tout Thiercelieux le cri angoissé de l'enfant se fit entendre. Une floppée d'oiseaux s'envolèrent soudainement à ce signal, volant en tous sens dans le ciel du village, en proie à la même panique que le gamin.
Alors que moult locaterciens se demandaient déjà ce qui pouvait être la cause de ce cri, alors que le tavernier comprenait sans bouger de sa taverne ce que le gamin avait pu découvrir, alors que la mère de l'enfant se précipitait déjà vers l'origine du cri, le gamin sombra dans l'inconscience.
Narwaïra a écrit:
Ce matin, Narwaïra s'était levée sans bruit, pour ne pas réveiller son mari, bien que cela ne sembla pas vraiment possible. Si du bruit avait dû le réveiller, son propre ronflement l'aurait fait depuis belle lurette. Elle se prépara rapidement, avala une tranche de pain et prit avec elle son nécessaire à couture. Elle se rendit donc à l'auberge comme prévu pour son rendez-vous avec la tisserande. Le village semblait désert, ce matin. Les mineurs devaient déjà piocher, quant aux autres, ils étaient au travail ou alors cuvaient leur bière de la veille. Soudain, un cri attroce se fit entendre, provenant de la mairie. Narwaïra fut tétanisée par l'angoisse et la peur qui s'entendait dans ce cri bref et poignant ... Elle vit une femme accourir d'une ruelle attenante et se précipiter vers la mairie ... ce qui lui fit réaliser que c'était un cri d'enfant ...

Bouleversée, elle reprit sa route vers la taverne. Une carriole attendait depuis la veille près de l'auberge. Narwaïra n'avait pas du tout fait attention aux gens présents à l'auberge durant le dîner, trop occupée qu'elle était à discuter avec Marie-Jeanne, mais ce matin, elle pouvait observer à loisir ... Seules quelques personnes étaient là : l'aubergiste, fidèle au poste, immobilisé en train d'essuyer un verre crasseux, apparemment lui aussi avait été effrayé par le cri perçant. Dans un coin, un ivrogne dormait sur une table, une ou deux personnes étaient assises par-ci et par là et au milieu de la salle, la tisserande, buvant une tasse de thé, assise raide comme un piquet sur sa chaise, elle aussi la tête tournée vers les fenêtres donnant sur la place.

Narwaïra s'apprcha d'elle en tremblant, encore sous le choc du cri, la salua et sur son invitation s'installa à sa table. La première question fusa de la bouche de la tisserande :


"Savez-vous de quoi il s'agissait ?

- Non ... j'ai eu l'impression qu'il s'agissait d'un enfant, mais rien de plus sur la cause de son cri ...

- Regardez le tavernier, il s'est rembruni, ses sourcils sont froncés, j'ai comme l'impression que quelque chose le contrarie ... Elevant la voix : Dites René, pouvez-vous nous expliquer ce qu'il se passe ?"
Jean Gromou a écrit:
Un cri le réveilla brusquement.

Nom d'une remise ! Touchez pas la marchandise !!

Il reprit ses esprits... manifestement, il ne dormait pas sous la carriole... manifestement il faisait jour.
Manifestement il avait comme le sentiment qu'il portait un chapeau de plomb sur la tête. Avec des cache-oreilles en étain, peut-être même un ponpon en bronze.

Il regarda les gens autour de lui. Curieusement, personne n'avait l'air de s'intéresser à lui, comme s'ils étaient préoccupés par autre chose.

Il vit le tavernier qui avait dû faire de bonnes affaires avec lui, la veille au soir. De bonnes affaires au point de lui avoir offert une chambre à quatre pieds et dossier incorporé dans sa taverne, pour la nuit.

Il vit la jeune dame rousse.
Il trouvait toujours belle les dames rousses, il ne savait pas pourquoi.
Néanmoins, il n'avait jamais été le dire à aucune et avait laissé refluer tout sentiment amoureux de quelque sorte que ce soit depuis qu'il avait quitté la demeure familiale et que la très lègère toison qu'il avait sur le torse, et les épaules avait attiré railleries et autres moqueries.

Cette femme semblait connaître du monde et être du village.
Elle avait passé la soirée ici avec des amis, il s'en souvenait vaguement... Elle était assise à côté d'un homme presque aussi laid que lui qui devait être son frère. Pas forcément du même père, par contre, vu sa plastique...

Il pensa à son cheval, qu'il avait laissé tout seul, dans la ruelle... il devait crever de soif avec ce sac à avoine sur le museau !

Il se leva et décida d'être dépensier... Il ne se souvenait plus si on lui avait répondu, pour la foire...


Tavernier !
Je prends une chambre chez vous et je voudrais que vous vous occupiez de mon attelage il est à l'entrée du village, demandez à l'un de vos commis de le placer dans vos écuries !

Et servez moi un verre !


Il allait quand même falloir qu'il sache pour ce marché... jamais il ne buvait et surtout ne dépensait autant...
C'était le doute... il ne supportait pas d'être dans le doute quant à une affaire de réputation commerciale...
Il fallait qu'il fasse un peu son malin, histoire de garder un semblant de prestance...


Tavernier ? Vous ne trouvez pas qu'on les égorge de plus en plus tôt le matin, les enfants, dans les villages de notre Royaume ?
Ha Ha !


Il ne se trouvait pas aussi bon que ça... il allait vraiment falloir qu'il enlève ce doute...
Le mystérieux étranger a écrit:
L'étranger avait plutôt mal dormi dans sa vieille maison. Elle lui avait été léguée à la mort de ses parents, du temps où il avait commencé ses classes à l'armée, aussi, il n'en avait pas profité. Ensuite, sa brillante carrière à la capitale lui fit acheter un bien plus luxueux logis, où il s'installa avec sa femme. Ensuite... Son accident de guerre, et dix ans d'errances.
Pendant ce temps là, la maison fut abandonnée, fut victime d'un incendie qui se propagea dans tout le quartier, puis fut revendue à une famille de gueux alors qu'on le pensait mort.
La veille, il remercia cette si gentille famille d'avoir si bien entretenu la maison, et s'était très vite endormi dans leur lit. C'était vraiment sympatique de leur part de ne pas avoir insisté pour récupérer les meubles.

Au petit matin, il eut faim. Logiquement, il quitta sa propriété, et rejoignit la taverne.


- Tavernier ? Vous ne trouvez pas qu'on les égorge de plus en plus tôt le matin, les enfants, dans les villages de notre Royaume ?
Ha Ha !

- Plaît-il ? S'adressant spontanément à l'homme velu en entrant dans l'auberge. Vous m'êtes très sympathique, Monsieur, mais j'ai un peu de mal à saisir vos propos. Qui s'est fait égorger ?

Il regarda autour du lui, afin d'obtenir une réponse.

Il vit des saoulards.

Il vit un tavernier.

Il vit deux femmes à une table.


- Narwaïra ! ! ! Toi, ici ?
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:43

Narwaïra a écrit:
Le tavernier n'eut même pas le temps d'esquisser un mouvement de réponse à la tisserande que l'ivrogne se réveillait en ayant l'air de désaoûler juste au son du cri ... Il avait l'air mal à l'aise, sans doute d'avoir attiré l'attention sur lui de cette manière incongrue. Il prit une chambre, que le tavernier s'empressa de lui facturer, puis il fit une plaisanterie d'un goût douteux ...

Là encore, personne n'eut vraiment le temps de réagir parce qu'un homme encapuchonné venait d'entrer dans la taverne et s'adressait à lui comme s'il le connaissait ... Finalement cet homme s'adressa à Narwaïra elle-même, qui en sursauta de surprise -décidément, deux fois en moins d'une heure, elle allait fini cardiaque- car elle avait continué à observer l'ivrogne poilu pendant l'intervention du mystérieux inconnu.

Elle jeta un coup d'oeil rapide à sa voisine de table avant de répondre :

"Euh bonjour Messire ... elle plissa les yeux pour essayer d'apercevoir le visage sous le capuchon ... Nous connaissons-nous ?"
Le mystérieux étranger a écrit:
- Nous connaître ? Oui, Narwaïra... Il fut un temps, en d'autres lieux, nous étions même intimement liés. C'était il y a dix années, avant les guerres, toi et moi étions mariés. Tandis qu'il parlait, le mystérieux étranger ôtait de sa main gauche son capuchon. Ne me reconnais-tu pas, Narwaïra, tant de temps a-t-il déjà passé ? Il s'approchait doucement d'elle. Doucement, parce qu'il craignait de la faire fuire. Doucement aussi, parce que sa hanche lui faisait toujours aussi mal. Narwaïra... Je me demandais où tu étais passée, et commençais à désespérer de te retrouver. Je t'ai cherché à la capitale. Je t'ai cherché dans tes terres natales. Il lui ouvrait maintenant les bras. Narwaïra... enfin je t'ai retrouvée !
Narwaïra a écrit:
Les yeux de Narwaïra, de plissés qu'ils étaient, s'ouvrirent au fur et à mesure que l'homme parlait et s'approchait, pour finir ouverts au plus grand qu'il leur était possible ... La jeune femme arborait une expression de terreur absolue lorsque l'homme termina son monologue, les bras tendus vers elle dans un geste pourtant chaleureux, mais qui faisait froid dans le dos de la part d'un revenant.

Un instant, elle se sentit défaillir, son cerveau refusant tout net d'admettre ce qu'elle croyait comprendre, ses yeux se fermant comme pour effacer toute la scène qui venait de se dérouler devant elle. Elle s'aperçut que la tisserande était venue à son secours, la soutenant pour l'empêcher de tomber à terre et elle se ressaisit, s'accrochant au rebord de la table ...

Enfin, un son put sortir d'entre ses lèvres serrées ...


"Hya ... Hyacinthe ! Mais ... mais pourtant ... tu es MORT !"

Des larmes montèrent à ses yeux ... Narwaïra entendit derrière elle l'exclamation de surprise de la tisserande qui la soutenait toujours.
Le mystérieux étranger a écrit:
- Narwaïra...
Naïvement, le Colonel Chalmersby s'était attendu à ce qu'elle lui saute dans les bras, mais quelque-chose lui fit comprendre que tout n'allait pas comme il l'aurait souhaité. Peut-être son hésitation. Ou bien ses larmes. Ou bien n'importe quoi d'autre en réalité.
- Ma chérie... Non, je ne suis pas mort. J'ai été grièvement blessé à la guerre, cela est vrai, mais ce n'est pas moi que l'on a enterré. J'aurais tant voulu te revenir victorieux cette nuit là... Alors que nous pensions la victoire à notre portée, après une nuit entière de rude bataille, nous avions enfin atteint l'enceinte de la forteresse adverse. Nous pensions vraiment pouvoir l'emporter, quand soudain, des soldats bien cachés sont sortis du sol : On nous avait tendu un piège. Ils étaient beaucoup plus nombreux que nous, et nous encerclaient, nous tirant dessus avec des arcs et agressant nos chevaux de leurs pics. Je n'ai pas pu retenir Amirros, mon fidèle destrier, qui atteint d'une flèche, s'est mis à paniquer. Le fou m'a emporté tout droit à l'intérieur du bastion de nos ennemis. Il s'était fait transpercé d'un pic, et m'a emporté dans sa chute avant de m'écraser. Je ne sais pas combien de temps je suis resté inconscient, mais quand je me suis réveillé, j'étais emprisonné, avec plusieurs de mes sous-officiers, et mes sévères blessures furent soignées. Nous avons survécus là-bas des mois, ou peut-être bien des années, endurant leurs coups et leurs fouets, ne nous nourrissant que de pain et d'eau, avant d'être subitement liberés au lendemain d'une trève. Puis, tout a été vagabondage, jusqu'à ce que je retrouve ta trace. Oh, Narwaïra, pourquoi ne reviens-tu pas vers moi... Que s'est-il passé tout ce temps en mon absence ? Qu'as-tu fait de tes journées, et qui as-tu rencontré ? Dis-moi, Réponds-moi, m'aime-tu toujours ?
Narwaïra a écrit:
Lorsqu'il s'approcha à nouveau, Narwaïra eut un mouvement de recul involontaire.

"Justement, que crois-tu, la vie a continué son cours malgré ta disparition ! Tu me dis que tu n'était pas mort, mais pourtant, j'ai bel et bien porté le deuil pendant près de six longues années ! Aussitôt après les funérailles, j'ai dû quitter la maison à la capitale à cause d'une sombre histoire de dettes ... comme tu étais porté disparu puis décrété mort après une bataille perdue, tu t'imagines bien qu'il n'y avait pas tous les honneurs que l'on offre aux morts après une victoire ... A partir de là, j'ai voyagé par-ci et par-là, ne trouvant nulle part ma place, n'osant même plus rentrer chez moi revoir ma famille à cause de la honte que j'ai vécue à être ainsi chassée de chez moi comme une malpropre."

Elle reprit sa respiration. Elle ne pouvait quitter des yeux cet homme qui avait fait partie de sa vie il y avait si longtemps à présent.

"Il y a maintenant quatre ans, j'ai fait la rencontre d'un gentilhomme qui m'est venue en aide, m'a permis de trouver un petit travail, m'a loué une chambrette dans sa maison familiale. Et à force de travailler ensemble et de se cotôyer toute la journée, nous avons fait plus ample connaissance. Après deux ans de cette vie, j'ai accepté de l'épouser et cela fait maintenant deux ans que nous vivons ensemble officiellement.

Comprends-tu ? Déjà que mon coeur ne veut pas croire à ton retour, ma situation ne me le permets pas non plus !"

Elle se cacha le visage dans les mains ... La tisserande affichait un air pincé et avait repris sa place à la table. Apparemment pour cette dame, il était malvenu d'épouser un autre homme après avoir perdu son mari et elle l'affichait clairement. Mais Narwaïra s'en moquait. Ce qu'elle avait fait comme choix dans sa vie ne regardait qu'elle, comment aurait-elle pu imaginer qu'une telle chose puisse se produire ?
Amestaccia a écrit:
Amestaccia avait trouvé refuge pour la nuit dans une carriole bien pleine mais avait réussi à s'y faufiler pour dormir au chaud, et avait bien dormi malgré les odeurs de poissons, odeurs qu'elle trouva tout de même épouvantables à son réveil... Elle ne savait d'ailleurs pas si c'était le cri perçant entendu ou les effluves pestilencielles de la carriole qui l'avaient réveillée. Elle sauta en bas de la carriole et secoua ses vêtements pour essayer d'apporter un peu de fraîcheur à sa tenue. Elle vit des gens courir de ci de là et essaya vainement d'interpeller un passant pour avoir des explications sur ce qui s'était passé. Elle partit alors en direction de la taverne pour tenter d'apprendre ce qui avait pu se passer au village, qui créait un genre de panique générale.

Arrivée dans l'auberge, elle assista, étonnée, à une curieuse scène de retrouvailles. L'un était heureux, l'autre beaucoup moins.

Elle s'adressa alors à l'aubergiste et commanda une tranche de lard grillée et un morceau de pain.


- Hé là l'aubergiste, j'aimerais manger , avez vous du lard et un bon morceau de pain ? Et euh, vous êtes peut être au courant ? qu'est ce qui a provoqué un tel vent d'agitation dans la rue ?

- Les... les ... ils sont revenus...
c'est tout ce que l'aubergiste put répondre, il semblait agité par des angoisses qui le rendaient peu capable de faire griller du lard.

- permettez, je vais côté cuisine me préparer de quoi me rassasier. tout en parlant, Amestaccia contourna un homme très velu et alla griller quelques tranches de lard.

Il valait sans doute mieux avoir l'estomac bien calé pour affronter une journée qui s'annonçait particulière.
Le mystérieux étranger a écrit:
- Narwaïra, je comprend que tu aies refait ta vie en mon absence, puisque j'étais passé pour mort. Tu es et tu as toujours été quelqu'un de fort, j'étais certain que tu avais su rebondir. Puisque mon retour est un si gros choc pour toi, je vais te ménager un peu, je resterai ici, à proximité de la taverne, et tu sauras toujours où me trouver. J'aimerai que tu prennes une décision. J'aimerai que tu quittes celui avec qui tu vis en ce moment, pour revenir à mes côtés. Hélas pour ton actuel mari, j'ai refait surface. A partir de maintenant, je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour te reconquérir, et ce, par quelque moyen que ce soit. Je suis ton seul et unique mari. A partir de ce jour, l'autre n'a plus aucun droit sur toi. Réfléchis-bien à cela, et souviens-toi de nos voeux jadis échangés.
ll passa à ses côtés, l'effleurant de sa cape, et vit s'asseoir au comptoir, faisant face à l'aubergistes qui avait visiblement d'autres problèmes bien plus importants à régler - mais il ne finisait pas ses phrases, il lui était impossible de savoir ce qui le tracassait ainsi.
- Je ne suis pas très fier de moi, mais c'est la seule chose que je puisse faire pour retrouver mon passé...
Narwaïra a écrit:
Narwaïra relacha doucement l'air qu'elle contenait dans ses poumons depuis le début du discours de son ancien mari. Elle voulu parler pour lui répondre, mais ses balbutiements se perdirent lorsqu'il lui tourna le dos pour s'accouder au comptoir. Narwaïra regarda sa voisine de table, qui, malgré son air pincé, semblait tout de même bien curieuse de connaître la suite de l'aventure ...

"Je suis désolée, Madame Tourtebière, je crois qu'il vaudrait mieux que nous reprenions où nous en étions, désirez-vous toujours connaître ma capacité à la couture ?"

Elle essayait de changer de sujet, de se distraire l'esprit, aussi sortit-elle son nécessaire à couture.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool se leva tard ce matin là.
Le repas de la veille et surtout la boisson qui l'accompagnait l'avait assommé.

Il sortit de son lit et s'étirant avec grâce, sentit son ventre vibrer à l'appel du petit déjeuner.

Il enfila rapidement ses braies, fit une toilette rapide et sortit en direction de l'auberge.

Sur la route il fut bousculé par un gamin blanc comme un linge et courant comme un dératé.
Ce gamin eut-il eu le diable aux fesses qu'il n'eut couru plus vite.

Il arriva enfin à l'auberge qui était bien remplie à sa grande surprise.

Le tavernier était aussi blême que le gamin, la tisserande aussi mais pas pour les mêmes raisons, une bonne femme et deux hommes qu'il ne connaissait pas étaient là eux aussi. Son épouse discutait justement avec l'un d'eux, mais elle n'avait pas l'air d'être dans une discussion plaisante.

Salut la compagnie !! René tournée générale, en l'honneur de tout ce beau monde et de ta nouvelle cervoise.

Il partit embrasser sa femme, saluant rapidement la mère Tourtebière au passage.

Ca va Waïra ? T'en fait une tête ? On dirait que tu as vu un revenant ?

Puis se tournant vers son interlocuteur.

Messire, psychoticbumpschool pour vous servir. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, nous sommes les plus vieux habitants de ce village.

Psychoticbumpschool, tenant Narwaïra par la hanche, se tourna alors vers René.

Alors René... Elle vient cette cervoise ??

René parla alors :

Le maire... Dazibao... Mort... Egorgé... Loups... des loups... Garou...

Garou ??
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:44

Le mystérieux étranger a écrit:
Le colonel Chalmersby regarda l'étrange homme à côté de lui. Sa main sur la hanche de sa femme lui fit immédiatement comprendre de qui il s'agissait. Il jeta un oeil à Narwaïra, qui perçu son regard, mais ne dit un mot. Il se promit au moins d'attendre le lendemain avant de se présenter officiellement à lui.

Son attention fut très vite portée vers l'aubergiste.

- Des loups garous ? Encore, ici, à Thiercelieux ? Vous en êtes bien sûr ?

De mauvais souvenirs lui revinrent en mémoire. Certes, il n'avait pas vécu très longtemps ici, en ce village, mais on lui avait maintes fois raconté de telles histoires. Le village regorgeait d'anecdotes et de on-dits sur les passages passés de ces êtres ignobles.
- Quand cela est-il arrivé ?
Abéliard a écrit:
Abéliard était plus épuisé qu'il ne l'avait cru par la route qu'il avait parcouru pour arriver à Thiercelieux.

Aussitôt son repas avalé, il sentit son corps se réchauffer doucement. Il s'installa confortablement dans un fauteuil proche de la cheminée.
Il se sentait bien...très bien.
Les bruits des conversations de firent lointaines, un léger bourdonnement et puis, plus rien.

Des éclats de rire ! Qui le dérangeait donc ainsi ?
Les paupières lourdes, Abéliard fit un grand effort pour relever sa tête qui paraissait peser une tonne . La lumière lui brûlait les yeux.
Où était-il ? Quelle heure était il donc ?

Et soudain, tout lui revint en mémoire : le long trajet jusqu'à Thiercelieux, les belles du marché, l'auberge.
Le corps fourbu, Abéliard se releva. Il faisait nuit dehors .
Des clients parlaient avec animation mais Abéliard n'avait qu'une idée en tête : trouver un lit confortable.

Tandis que l'aubergiste lui remettait les clés d'une chambre et lui en indiquait le chemin, Abéliard crut reconnaître une chevelure rousse. Aussi rousse que sa tignasse. Etait-ce elle ou son imagination qui lui jouait des tours ?
Trop fatigué, le garçon choisit la deuxième option et fila directement se glisser sos les draps.
Abéliard a écrit:
Ahhhhhhhhh !

Abéliard se réveilla en s'étirant et en poussant un long bâillement.
Il se leva et tira les rideaux qui obscurcissait la chambre.

Le soleil était déjà haut dans le ciel et les les villageois vaquaient à leurs activités quotidiennes. Bizarrement, une masse de personnes couraient dans une même direction. Il y avait de l'animation dans le coin ?

Après avoir fait une toilette sommaire, et s'être vêtu en vitesse, Abéliard redescendit l'escalier qui menait à la salle de repas de l'auberge.
Mais avant d'atteindre le seuil, il s'arrêta net.
Une belle femme rousse se tenait à quelques mètres devant lui. Son coeur s'affola. Elle était là ! Narwaïra ! Sa soeur aînée qu'il n'avait pas revue depuis dix longues années !


-Waïra ! allait-il l'appeler.
Mais un homme fut plus rapide que lui. Abéliard décida de rester à son poste d'observation. Qui était -il ? Sa soeur avait pâli.
Le jeune homme porta la main à sa dague, prêt à la dégainer s'il le fallait.

Soudain l'homme retira sa capuche, dévoilant son visage. Abéliard plissa les yeux pour mieux le regarder. Il ne lui semblait pas inconnu.
Dommage qu'il soit trop loin pour entendre leur conversation !

Il ne put comprendre que le cri qui échappait à Waïra
:
Citation :
mais pourtant ... tu es MORT !

Alors, il réalisa que l'homme en question est feu son beau-frère, le colonel !
Celui qui lui faisait si peur quand il était enfant.
Mais voyons, cela ne pouvait ! C'était IMPOSSIBLE !

Abéliard se rapprocha doucement. Il descendit les dernières marches, la gorge sèche. Ce n'est pas du tout ainsi qu'il avait imaginé les retrouvailles avec sa soeur !

Enfin, le couple se sépara et le colonel alla s'asseoir au comptoir.

Abéliard fit de même. Il se plaça entre Chalmersby et l'homme au torse velû.
Il n'était plus un petit garçon et il y avait peu de chance que le "mort-vivant" le reconnaisse.
Un autre homme entra dans la taverne, l'air jovial. Il posa la main sur la hanche de Waïra en signe de possession.
Alors c'était lui, le nouveau mari de sa soeur ! Il avait une drôle de tête.
Décidemment, Waïra avait des goûts étranges !


Il était là, plongé dans ses réflexions, quand l'aubergiste le tira de ses pensées :
Citation :
Le maire... Dazibao... Mort... Egorgé... Loups... des loups... Garou...

Abéliard se tourna pour lui faire face.
Des loups...garous ?
Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Vous plaisantez n'est-ce pas ?
Jean Gromou a écrit:
Alors qu'il attendait au comptoir, tout sembla s'enchaîner ; ça allait légèrement trop vite pour lui, en fait. D'autant que les cache-oreilles en étain étaient encore pesant autant que présents...

La belle rousse sembla reconnaître un encapuchonné, un moine peut-être... le moine devait par le passé avoir légèrement défroqué et avoir été son mari. Il était mort ou quasiment mort à la guerre et elle se serait remarié. Normal, vu le joli petit lot qu'elle représentait et qui en aurait fait l'attraction d'une foire aux bestiaux communale.

Sur ces entrefaites, le cri de l'enfant égorgé se transformait en assassinant de maire par des loups poilus.

Une belle femme entra à son tour, auréolée d'une drôle d'odeur de poisson qui lui rappelait vaguement quelquechose.

Suivie de peu du gros homme qui n'était peut-être pas le frère de la rousse mais le mari remplaçant...

Mari remplaçant ? pensa-t-il, pendant qu'il tentait de suivre la scène... Mari remplaçant !!! Comment une femme aussi belle pouvait choisir un mari aussi laid !!!!

Le rouquin de la veille descendit à son tour et recentra la conversation sur cette histoire de loup-garous idiote...

Il prit la parole...


Vous ne pourriez pas vous taire un peu !
Vous ne savez pas que parfois, les hommes du monde du commerce ont besoin de calculer, le matin, au réveil et que le brouhaha, les hurlements d'enfants suite au décès de Maire locaux auxquels s'ajoutent les racontards de vieilles femmes au sujet des monstres qui hantent nos campagnes... Ha Ha Ha ! Pardonnez-moi, mais c'est vrai que ça a le mérite d'être drôle et pas seulement idiot...
Enfin bref.
Taisez vous... ou parlez moins fort.

Je compte.


se tourne vers l'homme, derrière le comptoir

Hé tavernier ! arrêtez donc d'être tout blanc, je veux une chambre...

se penche vers lui...

Eh puis cessez de faire peur à mes clients potentiels... s'il vous plait, j'aimerai bien rentabiliser mon long voyage qui me semblait en fait...

une petite pause, avant la question fatidique...

inutile... puisque de foire aux bestiaux ou de grand marché, il n'a jamais été question, à Thiercelieux... n'est ce pas ?

Il était presque sûr qu'une réponse positive ferait disparaître immédiatement de sa tête la sourde douleur qu'il ressentait... il était, yeux fixés sur le tavernier, bouche entre-ouverte tendu vers la réponse de l'homme...
Narwaïra a écrit:
Par chance, Bump était arrivé juste à temps, Narwaïra lui en fut vraiment reconnaissante. Elle s'accrocha à son bras, se sentant faible après cette scène plutôt bouleversante. Elle jeta un regard en direction de l'aubergiste qui secouait la tête négativement en réponse à une question qu'elle n'avait pas entendue, venue de l'homme poilu. Elle murmura à son époux :

"Ca commence à sentir bon le lard grillé, et si nous mangions quelque chose ? J'en ai bien besoin ... J'ai quelque chose à te dire, Bump ..."

Puis se tournant vers Mme Tourtebière qui était toujours assise à la table, elle s'excusa auprès d'elle pour le dérangement, lui expliquant qu'elle ne pensait pas faire l'affaire et qu'elle n'avait plus le coeur à parler couture du moins pour l'instant. La vieille tisserande hocha la tête d'un mouvement bref, montrant qu'elle comprenait mais n'approuvait pas et elle quitta l'établissement après avoir laissé de quoi régler ce qu'elle devait sur la table.

Narwaïra regardait son mari dans les yeux tandis qu'il l'accompagnait au comptoir pour aller commander de quoi se restaurer -il n'était pas utile de lui demander deux fois d'aller manger quelque chose ! Mais elle avait parlé d'un ton si grave, qu'il semblé interloqué un instant, se demandant sans doute ce qu'elle pouvait avoir à lui dire qui la mettait dans cet état. Ils s'assirent donc au comptoir, à la droite de l'homme qui réclamait le silence juste un instant auparavant.
Amestaccia a écrit:
Portant deux grandes assiettes sur lesquelles elle avait disposé des grandes tranches de lard grillées fumantes, et une miche de pain sous le bras, Amestaccia arriva derrière le comptoir, avec un grand sourire. Elle entendit marmoner l'homme velu qui s'adressait à l'aubergiste à propos de la foire aux bestiaux.

Ah, vous aussi, vous veniez pour la grande foire ! Je me demande bien quel est le sacripan qui a colporté cette rumeur. J'ai bien l'impression qu'il n'en a jamais été question ici.

Mais goutez plutôt à ce lard, il a l'air excellent ! elle déposa une assiette à un bout du comptoir et une autre devant la jeune femme qui était aussi pâle que sa chevelure était flamboyante .

Mangez belle dame, vous m'avez l'air d'en avoir bien besoin !


Amestaccia rejoignit le côté clients du comptoir, bouscula un jeune rouquin installé là pour se faire une petite place et coupa deux tranches de pain. Elle déposa une tranche de lard dégoulinante de graisse entre les deux et mordit à pleines dents pour en arracher une bouchée.

Huuuuuuuuuum, voilà un casse croûte bien mérité. Huuuuuuum, excellent !
Abéliard a écrit:
René ne plaisantait pas.
La question du jeune homme l'avait agacé.


Non, jeune homme ! Quand on parle de loup-garou , je ne plaisante jamais ! gronda René.

Mais enfin, des loup-garous....mais....ce sont des histoires que racontent les vieilles femmes pour effrayer les enfants.
Dieu ne pourrait accepter qu'une telle dépravation existe sur Terre !


- Si vous croyez cela, alors c'est vous l'enfant, lui rétorqua l'aubergiste.

Thiercelieux a déjà un lourd passé. Des bruits circulent sur des malheurs frappant régulièrement cette bourgade.

Abéliard, ne voulant regarder directement le colonel, se tourna vers son voisin à fourrure , pour savoir ce qu'il pensait de tout cela.
Mal lui en prit, l'homme qui avait encore beaucoup d'alcool dans le sang, tenait des propos que ne comprit pas entièrement Abéliard.


Mais...mais...Vous avez vu le cadavre du maire ? Quelqu'un l'a t-il vu en personne ou bien s'agit -il encore de "on dit" ?
Je n'arrive pas à y croire
.

Abéliard se sentait bouleversé. Son trouble ne fit qu'amplifier quand Naiwaïra et son nouvel époux prirent place au bout du comptoir, tandis que la belle brune qui connaissait le secret des plantes s'asseyait près de lui.
Que d'informations à digérer en quelques minutes !
Il sentait le sang bouillonner dans ses veines, et sa tête sur le point d'exploser
.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:45

Narwaïra a écrit:
Narwaïra vit arriver une jeune femme brune qui lui rappelait quelqu'un -elle fini par se souvenir qu'elle lui avait parlé la veille au matin au sujet d'une soi-disant foire aux bestiaux- et accepta bien volontiers l'assiette qu'elle lui tendit. Souriant à son mari, ils commencèrent à manger, ce qui fit du bien à Narwaïra. Elle en profita pour tendre l'oreille sur ce qu'il se disait chez ses voisins un peu plus loin ...

On parlait de loups-garou, mais en dehors de ce sujet surprenant, une voix, la voix apparemment d'un jeune homme, sonna étrangement aux oreilles de Narwaïra ... elle ne put la reconnaître, mais elle savait qu'elle lui était familière ... Intriguée, elle se pencha en arrière afin d'apercevoir la personne qui parlait à l'aubergiste à ce moment quand elle vit une tête bouclée rousse qui ne pouvait pas tromper ...

Hésitante, elle se leva sous le regard interrogateur de son mari -mais qui était bien élevé, aussi ayant la bouche pleine, il ne dit rien- et s'approcha de cette tête qui lui fit venir une bouffée d'émotions ...


"A... Abéliard, est-ce que c'est bien toi ??"
Abéliard a écrit:
Citation :
A... Abéliard, est-ce que c'est bien toi ??

Abéliard se figea sur place. Il déglutit avec une grande difficulté et tourna lentement, très lentement la tête vers son interlocutrice , sa soeur.

Son coeur battait à tout rompre, ses yeux picotaient
.

Non, imbécile, arrête...ne pleure pas, bougre d'idiot. Tu es un homme maintenant. Serre les dents ! Tu vas faire honte à la famille.

Les paroles de son père lui revinrent douloureusement à l'esprit, comme une brûlure toujours prête à se renflammer.

L'émotion était intense pour ce tout jeune homme, mais il devait agir comme le chef de famille qu'il était devenu et pas comme une donzelle le ferait. Alors, il refoula ses émotions et lui répondit, la voix enrouée
:

Oui. - hum -
Oui Narwaïra, c'est bien moi, Abéliard.
Ca fait longtemps, hein , soeurette ?


Surtout, reprendre contenance. Souris lui idiot, souris lui. C'est pour elle que tu es là !

Abéliard se leva à son tour, tournant le dos à son ex beau-frère.
Il esquissa un sourire à Waïra et tendit la main pour caresser ses beaux cheveux couleur de feu.


Tu me trouves changer ? lui demanda-il en lui adressant un clin d'oeil.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool mangeait.

Il mangeait toujours quand il était stressé. Ca le calmait.

Les loups garous, il y croyait peu. Mais tout de même, le maire était mort.
Et Narwaïra venait de se lever pour aller voir quelqu'un qu'il ne connaissait pas plus que l'autre de se matin. Décidément, elle en connaissait du monde ici. Et des nouvelles têtes en plus. Enfin, Narwaïra était fidèle et franche. Il ne la bousculerait pas. Elle avait l'air perturbé et Psychoticbumpschool savait que dans ces cas là, il fallait lui laisser le temps de s'exprimer. Elle finirait par le faire.

Ce qui stressait Psychoticbumpschool, il avait du mal à le définir. Mais il sentait que ça bouillonnait au fond de lui. Et puis soudain, mâchouillant son lard, la solution lui apparu clairement.

Il avala sa bouchée et se leva.

Dames et Messires votre attention s'il vous plaît.
Le maire, notre ami et plus haute autorité dans ce village est mort. Rien de concret encore ne peut nous expliquer pourquoi ni comment. Les rumeurs sur les loups garous sont encore infondée, même si ce village traîne cette réputation ridicule.
Etant le plus ancien dans ce village, et un ami intime de feu Dazibao, avec qui je déjeunait ici tous les matins depuis plusieurs années, je me propose pour le remplacer, temporairement, au moins le temps de faire toute la lumière sur cette affaire. Un genre de maire par interim quoi. J'espere que vous serez nombreux à me soutenir dans cette décision, car elle ne m'a pas été facile à prendre et je ne l'assumerai que si vous la soutenez pleinement.
Merci de votre attention.


Puis Psychoticbumpschool se rassit sans attendre les réactions des clients et fini son assiette.
Le mystérieux étranger a écrit:
L'étranger faillit avaler sa bière de travers.
- Ca c'est la meilleure...
Alors que l'idée de se présenter au poste de maire commençait à germer dans sa tête, afin de récupéter sa notoriété perdue, et surtout ne pas laisser des personnes comme Raymon contrôler la gestion de ce village avec si peu de compétences, voilà que
- cet ogre veut maintenant me voler ma place de maire !
Hyacinthe remarqua bien tardivement qu'il avait pensé un peu trop haut.
- Qu'importe. Sieur le mangeur, laissez-moi m'opposer à votre candidature, ou plutôt, laissez-moi être votre opposant aux élections qui prochaines ! Je propose d'ailleurs de ne point attendre, et de voter au plus tôt ! D'ici ce soir, j'aimerai que l'on se soit décidés sur le nom du nouveau maire. Et à mes côtés, je peux d'ores et déjà annoncer que je m'épaulerai sur le poilu, non pas parce que sa préoccupation concernant la foire aux bestiaux m'ait particulièrement émue, mais simplement parce que ses grosses molles épaules me semblent idéales pour m'y reposer. Désistez-vous, Monsieur le mangeur, car je compte bien débarasser Thiercelieux de tous les traitres et les usurpateurs de ce village !
Narwaïra a écrit:
Le jeune homme tourna la tête si lentement que Narwaïra avait l'impression que le temps s'était ralenti ... Lorsqu'elle en fut sûre, un immense sourire se dessina sur son visage ... Et lorsqu'il caressa ses cheveux, elle ne put plus se retenir, elle lui sauta au cours et le serra dans ses bras. Cette fois, les larmes jaillirent, mais de bonheur. Trop d'émotions en si peu de temps, cela devenait difficile à gérer.

"Abéliard, mon petit frère chéri !! Comme tu as changé, comme tu as grandi ! Un véritable petit homme, maintenant, c'est impressionnant ! Heureusement, tu n'as pas perdu tes jolies boucles, même si elles se sont un peu atténuées. Hé bien, par Aristote, tu dois faire chavirer des coeurs, regardez-moi ça !!"

Tout en pépiant, elle tenait Abéliard par les mains, l'examinait sous toutes les coutures, le faisait tourner sur lui-même. A ce moment, Psychoticbumpschool fit sa déclaration pour devenir maire. Narwaïra s'interrompit pour l'écouter parler et lorsqu'elle allait à nouveau s'adresser à son frère retrouvé, elle fut interrompu cette fois par son ancien mari. Apparemment, cette opposition entre ses deux maris était plus qu'un symbole, elle se concrétisait pour la conquête de la mairie.

Narwaïra décida d'y penser plus tard. Elle entraîna Abéliard par la main en lui déclarant :


"Viens, il faut que je te présente ... j'imagine déjà ce que tu vas dire, mais sois gentil et reste poli, d'accord ?"

Elle ne put s'empêcher de pouffer en imaginant le genre de commentaires que son frère aurait à retenir ...

"Bump, mon chéri, regarde, il faut que je te présente !!

Voici mon petit frère, Abéliard, cela faisait ... oulà ... au moins une dizaine d'années que je ne l'avais plus vu ... Nous avons été très proche durant notre enfance malgré nos différences d'âge. Il faut dire que lorsque nos parents ont perdu Natista, notre petite soeur, à l'âge de 2 ans, ils ont eu beaucoup de mal à s'en remettre et nous avons dû nous accorder à nous-même l'affection dont nous avions besoin ..."

Elle lui sourit tendrement.

"Abéliard, je te présente Psychoticbumpschool ... mon mari. C'est un gentilhomme tout-à-fait honorable, affectueux et extrêmement amusant ^^ J'espère que vous aurez le temps de faire plus ample connaissance tous les deux !

Comment se fait-il que tu sois ici, Abéliard et est-ce que tu vas rester ? Nous pouvons t'héberger tu sais, enfin ce n'est pas le luxe, mais nous avons une petite pièce où tu pourrais dormir, si tu veux ... Il suffirait que Bump installe une porte qui donnerait sur le palier et ..."

Elle ne pouvait plus s'arrêter de parler tant elle était heureuse de retrouver son frère et tant elle voulait lui raconter de choses et lui poser de questions.
Psychoticbumpschool a écrit:
Traitre ???

Ca c'est la meilleure...

Psychoticbumpschool se leva de sa chaise et toisa le mendiant qui lui faisait face.

En voila des manières !!
Vous débarquez, ne connaissez personne, vous nous insultez tous en m'insultant, car ici, contrairement à vous, je suis connu et respecté, et vous osez venir nous donner des leçons ??

Peut être découvrirons nous bientôt aussi que vous avez manigancé cette assassinat pour devenir maître de ce village.
Ma candidature n'a d'autre but que de faire la lumière sur cette affaire.
Mais soit, que les villageois se décident dés ce soir. Ca me va. Ils me connaissent et je leur fait confiance sur leurs choix.

Monsieur, je ne vous connaît pas !
Vous me traitez d'ogre ?? Vous avez raison, j'en suis un, un ogre de gentillesse et d'amour pour mon prochain. Tout le monde ici aussi vous le dira.

Vos intentions me paraissent des plus douteuses et vous appuyer sur ce pauvre marchand qui apparemment s'est trompé de route ne vous aidera point. regardez dans quel embarras il est. Pas la peine de l'y enfoncer d'avantage.

Allez, buvez un coup et remettez vos idées en place, apparemment vous n'avez pas toute votre lucidité.


Psychoticbumpschool en était là de sa réponse quand Narwaïra vint avec le rouquin.

Ah bah ça alors. Le p'tit Abeliard !! Waïra m'a souvent parlé de toi mais je m'attendais encore à voir un gamin en culotte courte. L'air de famille est flagrant et je me rappel maintenant t'avoir croisé en ville, je me souviens de cette impression familière que tu m'avais fait. Mon garçon, considère moi comme ton frère et sois le bienvenu chez nous. C'est encore rustique mais on t'arrangera un p'tit coin.
Dés que j'aurais réglé cette histoire avec l'autre malpoli.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:48

Le mystérieux étranger a écrit:
- L'autre malpoli ? Et moi, Monsieur, je ne vous permet pas ! J'ai quatre quartiers de noblesse, moi ! J'rentre à cheval dans les églises si je veux ! Tandis qu'il élevait la voix, l'étranger dégagea sa tête de son capuchon. Si vous voulez un nom, appelez-moi Le colonel Chalmersby, Hyacinthe Chalmersby, de retour du pays des morts ! Et si vous êtes bien le plus ancien dans ce village, mon nom vous dira assurément quelque-chose ! On a érigé une statue à ma gloire, là, dehors, juste sous vos yeux ! Une statue honorant mon honneur et mon courage ! Vous vous permettez de mettre en doute mes intentions ? Je m'autorise alors à mettre en cause votre honneur ! Vous me devez ma femme, et je tiens à ce que vous me la rendiez immédiatement !
De sa main gauche, l'étranger se saisit de la droite, et tira sur son gant. La manoeuvre ne fut pas aisée, et Hyacinthe exprima par une petite plainte la douleur de son geste. Le gant enlevé, il découvrit une main droite recouverte de plaies et de cicatrices. L'étranger lança le gant vers son interlocuteur, gant qui tomba précisément dans son assiette.

- Monsieur, prennez cela comme une demande de duel. Demain, midi précises, un combat à l'épée afin de récupérer ma femme. J'attend de vous que vous releviez courageusement le défi !
Psychoticbumpschool a écrit:
Un gant dans la tronche !! Oh bravo !

Psychoticbumpschool était surpris par le geste.

Il se tourna vers le colonel pour lui répondre.

Hyacinthe, vos quartiers de noblesse je n'en ai cure. Je mange du nobliau au p'tit déjeuner. La statue sur la place du village, on la garde uniquement pour le mardi gras où nous l'affublons d'habits de bouffons pour y danser autour la farandole. Et chez moi les femmes ne se gagnent pas plus qu'elles ne s'échangent, elles se méritent. Waïra est libre de ses choix et de sa vie. Je l'aime et elle me rends bien se sentiment. Mais je ne la considérerais jamais comme une possession. Car c'est moi qui lui appartient. Je suis à elle. Reprenez votre gant et votre épée, vous êtes déjà mort une fois, je ne voudrais pas être celui qui vous tuerai la deuxième car je n'aime pas tuer. Il n'y a rien de noble à prendre des vies. Maintenant il reste les urnes ce soir et si cela ne vous suffit pas nous pouvons régler ça comme des gentlemen, à coup de bourre-pif !!
Abéliard a écrit:
Waïra l'avait entraîné vers le gros barbu, son nouveau mari.

Abéliard l'observait tout en se demandant ce qui avait décidé sa soeur à épouser cet homme.
Waïra craignait sa réaction et Abéliard ne voulait pas gâcher leurs retrouvailles , aussi étranges fussent-elle.

Elle n'avait pas l'air malheureux. Ce mariage ne semblait pas avoir été forcé apparemment, donc le gros barbu devait bien avoir des qualités.

Mais c'était sans compter sur le colonel qui crachait son venin .
Il avait fait croire à sa mort, plongeant sa soeur adorée dans les pires tourments : chagrin, honte, humiliation...
Elle avait fui son passé, quitté sa famille, tout ça à cause de lui.


Abéliard ne l'aimait pas quand il était enfant, à cause de ses vêtements de soldat et des allures qu'il se donnait. Mais maintenant qu'il était aussi adulte, il le haïssait.
Il se tourna vers lui et le regarda avec mépris.


MA soeur ne vous appartient pas !
MA soeur a retrpouvé le bonheur LOIN DE VOUS !
Vous ne l'ennuierez plus jamais. C'est une promesse que je vous fait, Colonel !

Si vous avez autant d'honneur que vous le dites, alors partez ! Partez loin d'ici et laissez là vivre....heureuse...enfin.


Abéliard grogna les derniers mots, les mâchoires et les poings serrés.
Amestaccia a écrit:
Amestaccia n'avait pas avalé la moitié de sa tartine que l'encapuchonné voulait se battre en duel avec un vieux grigou mangeur de lard à la chaîne. Si elle avait bien compris, ils voulaient la même femme et aussi devenir maire à la place du maire.

Dites moi braves gens, comment allons nous savoir lequel de vous deux est le plus compétent ? Expliquez nous.
Narwaïra a écrit:
Narwaïra se sentit à nouveau défaillir lorsque le colonel parla d'elle comme de "sa femme". Par chance, Psychoticbumpschool réagit vraiment très sereinement à la nouvelle, Narwaïra s'en sentit rassurée. Puis ce fut le tour d'Abéliard de s'opposer au colonel. Elle lui attrapa le bras, lui déposa un baiser sur la joue en lui murmurant :

"Viens, laisse, inutile de lui prêter attention ... Je te remercie en tout cas et je suis vraiment heureuse de te revoir ..."

Puis elle se tourna vers son mari dans l'espoir de pouvoir lui expliquer, enfin, la situation, lorsque la marchande de plantes intervint et interpella les deux candidats à la mairie. Narwaïra souffla juste à Bump :

"Dès que nous serons sortis de cette auberge, nous parlerons longuement, mais pour le moment, je te laisse à tes obligations. Sache juste que je te soutiens fermement pour la mairie, mon chéri !"
Psychoticbumpschool a écrit:
Mes qualifications sont connues des gens de ce village... vous n'avez qu'à leur demander.

Psychoticbumpschool en avait marre de tout ces étrangers qui débarquaient et se mêlaient des affaires du village.

Il écouta Narwaïra et se calma.

et bien je suis d'avis de rentrer tout de suite Waïra. De toute façon je n'ai plus beaucoup faim.
Le mystérieux étranger a écrit:
Quel couard ! Le colonel fut contrarié de voir son opposant se soustraire à son défi. Comment pouvait-on refuser d'en venir aux armes ? C'était comme cela que cela faisait. C'était comme ça qu'il avait toujours appris à faire. Et rien qu'en utilisant son seul bras valide, il serait facilement venu à bout de lui... Mais l'ogre n'était pas idtiot et avait préféré le relancer sur le combat à mains nues, afin de ne prendre aucun risque contre un infirme.

Quant à jeunôt le rouquin, il l'ignora purement et simplement. Pour lui, ce jeune là avait besoin de grandir.


- Narwaïra, je te laisse tranquillement entourée de cette si mauvaise compagnie le temps de mon élection, mais sache que je ne lâche pas l'affaire pour autant ! Je reviendrais te reconquérir bien tôt, et saurai retrouver avec toi les moments agréables que nous avons jadis passé ensemble...

Se tournant vers Amestaccia :
- Mon programme, je l'ai déjà annoncé. Je suis un homme d'action. Je saurai débarasser la ville de ses démons et la guérir de ses fléaux. Cela passera par les armes. Cela passera par de la discipline. Cela passera aussi par plus de bières et de distractions. Je suis peut-être devenu un étranger aux yeux de tous, mais je reste pur, et mes intentions sont loyales. Je laisse à quiconque qui voudra le vérifier le soin de le faire par les moyens qu'il dispose, je suis ouvert à toute mise à l'épreuve. Je ne crains pas les loups. Ce que je crains, c'est l'ignorence des petites personnes, qui peut parfois provoquer bien des malheurs.
Abéliard a écrit:
Tu as raison Waïra, je vais l'ignorer.
Tu m'avais proposé une chambre ? Je l'accepte volontiers. Nous avons tant de choses à nous raconter.


Suite à l'intervention du colonel, le gros barbu parut beaucoup plus sympathique aux yeux d'Abéliard.

Mon cher beau-frère, faisons plus ample connaissance. Je vous suis à votre domicile.

Abéliard retourna dans sa chambre pour y reprendre ses affaires, puis paya René. Il salua l'homme au torse velu, ainsi que la mystérieuse brune dont il ne connaissait pas encore le nom. Pas encore ! Mais il comptait bien y remédier sous peu.
Il lui fit un clin d'oeil peu discret, puis suivit sa soeur.
Narwaïra a écrit:
Narwaïra sentit comme un poids quitter ses épaules lorsque son mari décida de rentrer et que son frère alla chercher ses affaires pour les suivre. Elle jeta un dernier regard inquiet au colonel, ayant préféré jusque là ne pas lui répondre. Elle salua l'aubergiste ainsi que les personnes qui avaient pris part à la discussion puis elle suivit Psychoticbumpschool.

Ils ne parlèrent guère sur le chemin. Une fois arrivés, Narwaïra montra à Abéliard où il pouvait poser ses affaires en attendant qu'on lui aménage la petite pièce du haut en chambre de fortune. Puis elle prit sa respiration, expira lentement et commença à leur parler.

Ils s'installèrent tous les trois autour de la table tandis qu'elle expliquait à Bump son premier mariage, un homme brillant et méticuleux, qui l'avait séduite par son charisme et sa droiture. Un mariage heureux mais entrecoupé par les batailles auxquelles le colonel devait participer. La crainte permanente qu'il ne revienne pas, les longues heures seule, et la vie sans enfant du fait de ces absences trop répétées. Jusqu'au jour où, une petite dizaine d'années après leur mariage, arriva la fameuse lettre. Annonçant la disparition du colonel. Mais le corps n'avait pas été retrouvé car emmené en territoire ennemi.

Les larmes, la douleur ... les funérailles ... puis les dettes, la façon dont elle avait été jetée à la rue et dont tous ses soi-disant amis lui avaient tourné le dos ... la honte, le départ, pour oublier ... Et enfin, la rencontre de Bump. Sa courtoisie et sa gentillesse, son grand coeur et l'attachement qu'elle avait ressenti envers lui. Pour terminer par un mariage, deux ans auparavant.

Elle avait raconté cela autant pour son mari que pour son frère, et afin que les choses soient mises à plat. Elle préférait de loin la franchise aux cachotteries et si elle n'avait jamais parlé de son premier mari à Bump, c'était non pas pour le lui cacher, mais pour continuer à l'oublier.

Elle serra ensuite la main de son frère ainsi que celle de son mari, en leur présentant ses excuses pour tout. C'est ce moment là que choisit Raymond pour venir frapper à leur maison. Narwaïra alla lui ouvrir et le fit entrer. Il leur déclara :


"Mes amis, en tant qu'adjoint du maire et en tant que celui-ci est décédé suite à une agression animale particulièrement sauvage, il est décrété, comme je l'ai entendu confirmé à l'auberge par René, que des élections seront mises en place avant ce soir. Je me chargerai de récupérer les bulletins de vote jusqu'à la tombée de la nuit puis je dépouillerai tout cela et vous annoncerai le résultat demain. Je vous annonce aussi le nom des trois candidats connus à cette heure : Toi-même, Psychotic, le colonel Chalmersby et enfin moi-même. En tant qu'adjoint, je pense pouvoir tenir ce rôle aussi bien qu'un autre après tout ! S'il devait y avoir de nouveaux candidats au courant de la journée, je laisserai une affiche à la porte de la mairie, tenue à jour avec la liste des candidats. Voilà, je dois vous laisser, je dois prévenir chaque famille du village ... Bon après-midi à vous ... trois" termina-t-il en se rendant compte qu'il y avait une personne là qu'il ne connaissait pas. Mais il quitta aussitôt la maison, ayant tout le village à traverser.
La vioc a écrit:
*Une crise de goutte l'avait encore clouée au lit. Mais cela ne l'empêchait pas de pratiquer son activité favorite : écouter pour aller ensuite répèter. On est commère ou on ne l'est pas...
Le fait d'avoir une chambre en permanence juste au dessus de la salle de l'auberge, lui facilitait beaucoup les choses, surtout lors de ses fameuses crises de goutte.
Des cris, des éclats de voix, l'avaient cette fois-ci tirée de sa somnolence un peu brutalement. Elle se pencha vers le parquet afin de mieux entendre. Elle avait l'ouïe fine. Enfin c'est ce qu'elle disait.
Elle appella*

René ! Fiston ! Appel' donk c'fameux colonel ! Dis lui d'monter ! Il d'vrait 'voir connu ton frèr' à l'armée. Quy vienn' m'donner des nouvel' !

*Ce fils qu'elle n'avait pas vu depuis trois ans. Lors de sa dernière permission. Peu de temps après cette dernière visite, son André était mort. Tombé dans le puit. Elle, elle avait déjà du mal à bouger. Et elle était toute seule. Alors son René était venu la chercher à la ferme familiale et l'avait ramenée à son auberge qu'il tenait dans ce village qu'on disait maudit. Il s'occupait d'elle au moins. On ne pouvait pas en dire autant de ce gredin de Charles qui donne pas de nouvelles...*
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:49

Jean Gromou a écrit:
La dame aux herbes l'avait rassuré, plein de choses l'avaient rassuré en fait pendant cette soirée.
Il souriait bêtement sans participer aux discussions plutôt pleine de facheries qui fusaient de part et d'autre de la taverne.

Le maire était mort.
Massacré par des lycans.
Les vivants s'entre-déchiraient entre femme, mari, ex-mari et frère disparus.
La lutte pour la mairie s'engageait.
Mais...
Mais...
IL N'ETAIT PAS ARRIVE EN RETARD A UNE FOIRE !!!

Le reste n'était que poussière...

Il souriait bêtement, buvant bière sur bière, dépensant comme rarement il dépensait.
Il se reconstruisait, il boirait jusqu'à la nuit et demain, il aurait retrouvé ses esprits... la rage de vendre, la volonté de tirer les meilleurs prix.

Les gens quittaient la salle un à un ou par groupe de trois.

Il restait la dame aux herbes, le capuchonné en recherche de voix et d'ancienne femme et René.

Il se tourna vers la première.


Belle dame rassurante ? Vous posez des questions sur les qualités des candidats, mais vous ? Que cherchez vous chez un maire ? cela serait intéressant de nous en faire part !

la regarde un peu plus...

Et parlez moi un peu de vos décoctions, je connais peu ce marché et ne sait quelle est sa rentabilité...

se retourne brusquement vers l'encapuchonné, comme illuminé par une idée, il se penche vers lui...

Messire ! Si vous voulez reprendre femme, il faut user de subterfuges moins grossier que la violence... avez-vous pensé à lui offrir un beau cadeau ?

Il cligne de l'oeil et reprend sa conversation avec la belle brune...

ça revient, mademoiselle, ça revient, je le sens !

vers René...

Dites donc, Tavernier ? je n'ai vu ni fruits, ni poissons dans vos menus, je dois dire que je suis un peu choqué, déjà que ce village fait un peu trou perdu,vous pourriez songer à élever le niveau gustatif local, non ?
Je ne sais pas si votre commis a ramené mon attelage, mais j'ai un stock des poissons de rivière dont les yeux sont encore si vifs qu'on croirait qu'ils pourraient se mettre à frétiller de la queue si on les faisait tomber dans l'abreuvoir de mon cheval.
Et des fruits ! Je vous dis pas le goût qu'ils ont. Gorgés de soleil, ramassés un par un par une main si douce qu'ils ont dû avoir le sentiment d'aller au paradis quand il se sont fait détacher de la branche de leur arbre... des poires. Oui, des poires... Des "molles maronnées"... Vous connaissez les molles maronnées j'imagine, ces poires que le roi sert à ses invités quand il reçoit les grands de ce monde.
j'en ai obtenu quelques paniers, il y a peu, un marchand qui se rendait à la capitale... Cela ne vous intéressera sans doute pas, c'est trop cher et votre établissement n'a sans doute pas le standing... Enfin bon... Une bière, s'il vous plaît ! C'est mon jour de bonté !
Le mystérieux étranger a écrit:
Le colonel était en train de réfléchir au nombre de volontaires qu'il lui faudrait pour établir sa milice ainsi que la manière dont il procéderai pour armer ses hommes, lorsque son voisin lui apporta conseil.
- Un beau cadeau ? Quelle bonne idée, je vous remercie du tuyau... Mais ma bourse n'est malheureusement pas bien grande, je ne sais trop ce que je peux lui offrir avec ce que j'ai. Je me demande si elle aime toujours autant les roses... Il va falloir que je mette la perquisition de fleurs sur le compte de l'armement de ma milice, ce sera plutôt tendu, mais c'est réalisable tout de même. Au fait, Sieur le marchand, serez-vous des nôtres dans cette chasse aux démons ?
- Monsieur le colonel ? interrompit le tavernier. Un appel pour vous. C'est ma mère, au premier, qui demande à vous parler.
- Votre mère ? Hum, hé bien soit, je me suis fait bien assez d'ennemis pour une soirée, je me demande bien ce qu'elle peut me vouloir.

Arrivé à l'étage, quelques minutes plus tard, le colonel discutait avec la vioc sur le pas de sa porte.
:

- Charles... Charles, Charles, Charles... Oh, je vois, Charles, que l'on appelait le petit Charlot ! Je l'ai connu, en effet, il a fait ses classes sous mon autorité. Mais cela remonte à il y a bien longtemps ! Je ne sais pas ce qu'il a bien pu devenir depuis lors, désolé. Vous savez, j'ai été absent pendant dix longues années, mais me voilà bien revenu... aussi, ne vous inquiétez pas, vous pouvez attendre au moins dix ans avant de le considérer comme mort !
La vioc a écrit:
Ent' ! Mais rest' donk pas à la port' !

*Elle remit sa couverture correctement*
Longtemps tu dis ? Mort ? Mais j'veux pas ki l'est mort ce gredin ! Nondiou ! J'veux ki revienn', k' j'lui donn' un bon coup de cann' pour inquiéter sa povr' vieil' mère !

*Elle se redressa sur son lit*
Appro' ! Nondiou ! Tu ressembl' un peu à mon Charles... *Elle tendit la main vers ce visage* ...Mon Charles... Gr'din ! Sacripant !... *Elle chercha à tatons sa canne, avant de la brandir* ... Vins ici fils indign' ! Nondiou !...
*Elle se reprit aussi soudainement qu'elle s'était mise en colère* Pardon... C'est k'tu ressembl' kan mêm' un peu à mon Charles... Nondiou !

*Elle reposa sa canne, toujours à portée de main. Elle lui désigna un tabouret un peu bancal mais qui tenait encore debout*
Assis toi !
Donk t'es colonel toi ? Et t'es le mari de la 'tite rouss' ? Nondiou ! M'semblait bin kel' l'était pas claire cel'là ! Mint'nant mariée avec un ours... Nondiou, kel' idée t'as eu d'abandonner une si jolie d'moizel' hein ?
Et skoi cet' histoire de mair' mort, k'tu t'présent' ?
Nondiou, tout part en vrill' dans c'village ! Ces jeun'...
Le mystérieux étranger a écrit:
- Hum... Hé bien, ma chère dame... Le colonel ne savait pas par quel bout commencer. Il opta pour celui de la fin, ce qui lui ferait certainement oublier des choses à raconter - tant mieux, cela lui fera gagner du temps.
- Tout part en vrille, vous avez bien raison. La relâche est souvent agréable, mais Il est parfois bon de remettre un peu d'ordre aux choses car la porte est vite ouverte à toute sorte de profiteurs. C'est pour cela que je me présente. Mais dites-moi, je cherche à créer une milice, votre fils le tavernier, il me semble être plutôt costaud, et en forme aussi... Auriez-vous suffisemment confiance en moi pour le laisser se joindre à la protection du village ?

Avant que la vioc n'ait pu répondre, le colonel entendit quelqu'un entrer dans la taverne au rez-de-chaussée et parler fort, très fort. Il tendit l'oreille, dirigée vers le sol, et cru entendre la voix de Raymond, l'adjoint à l'ancien maire.
- ... tout le monde... ...conseil... ...pris la décision... ...voter ce soir... ...envoyer au bûcher !... ... démons... ...situation de crise... ...ne pas nous laisser faire... ...vive le colonel maire !
Il n'était pas très sûr d'avoir bien entendu la fin de la déclaration de Raymond, peut-être que ses oreilles lui avaient joué des tours parce que ses propos lui avaient étonnemment bien plu. Se retournant vers la vioc :
- Hé bien, il semblerait qu'il y ait de l'animation à Thiercelieux !
Abéliard a écrit:
Raymond venait de partir, mais le message était clair. Il fallait choisir un nouveau maire et vite. Le choix n'était pas compliqué pour Abéliard.
Quoique récemment arrivé, il entendait faire respecter son choix.

Heureusement pour lui, le curé de son vilage lui avait appris quelques rudiments d'écriture. Aujourd'hui , cela allait lui servir.

Faute de parchemin, Abéliard sortit un mouchoir assez propre, et s'appliqua à écrire son vote.

Puis, il sortit à la recherche du fameux Raymond pour lui remettre en main propre.
Narwaïra a écrit:
Après que son frère fut sorti pour trouver l'adjoint au maire, Narwaïra resta quelques instants assise près de Bump. Puis pour détendre quelque peu l'atmosphère et pour se changer les idées, elle se leva d'un bond et déclara :

"Allez chéri, on va essayer d'arranger un petit peu la pièce là-haut pour Abéliard, si tu veux bien ! Elle est vide et je l'ai balayée, mais il faudrait lui monter le vieux matelas qu'on avait trouvé et jeté dans la cour. Par chance il n'a pas plu ces jours-ci, il ira donc. Je vais lui sortir un drap et une couverture ... il se passera d'oreiller pour cette nuit, j'espère que ça ne le dérangera pas trop ... Et puis après, il nous faudra aller faire notre devoir aussi, aller voter à la mairie ! Je suis sûre que tu seras élu, les locaterciens te connaissent tous et savent que tu serais aussi bon maire que feu Dazibao, voire même meilleur !"

Sur quoi elle l'embrassa sur la joue avant de se diriger d'un pas ferme vers l'étage.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool et Narwaïra firent un travail rapide et correct, installant en quelques minutes une chambre de fortune au petit Abéliard.

Puis à la nuit tombé ils partirent trouver Raymond pour lui donner leurs votes.

Il faisait nuit noire quand ils rentrèrent à leur logis et ils étaient fatigués par cette journée pleine de surprises et de révélations.

Ils mangèrent tout de même rapidement avant de s'installer auprès du feu comme ils aimaient à le faire. Psychoticbumpschool n'avaient pas le coeur à jouer de l'hélicon pour sa bien aimé ce soir là, mais ils se rattrapèrent en se racontant enfin des histoires du passé.
Narwaïra a écrit:
Narwaïra avait hésité un instant au moment d'inscrire le nom du candidat pour lequel elle votait pour la mairie ...

"Dis, chéri, est-ce que ça t'ennuies, si je n'écris que "Bump" ? Car ce parchemin est trop petit pour y écrire ton nom complet !"

Son époux avait éclaté de son rire tonitruant. Puis elle avait pris un second parchemin car de nouvelles instructions avaient été affichées sur la porte de la mairie : il fallait nommer quelqu'un à brûler ! Offusquée, elle avait décidé de mettre le nom d'un marchand ambulant dont elle avait entendu parler quelques jours auparavant au marché, un certain Pieralin, qui ne devait plus être dans le coin. Au moins, son vote n'aurait pas de conséquences.

Puis ils étaient rentrés à la maison et s'étaient installés après le repas près de la cheminée, aussitôt que Narwaïra eut prit un petit mouchoir brodé. Elle travaillait dessus depuis plusieurs jours et aimait bien avancer petit à petit le soir en écoutant son mari jouer. Ce soir, elle avait décidé d'offrir ce mouchoir brodé à son frère Abéliard. Il y était représenté un arc et une flèche et elle avait décidé d'y broder le nom d'Abéliard en diagonal dans un coin.

Ce soir là, elle apprit énormément de choses sur l'enfance de son mari et elle trouva très agréable cette discussion parfois ponctuée d'éclats de rire.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:50

Amestaccia a écrit:
Lorsque le rouquin partit avec sa nouvelle soeur et l'époux de celle-ci, le deuxième époux bien sûr, Amestaccia remarqua son clin d'oeil et lui fit son plus beau sourire.

Le mystérieux étranger lui avait répondu sur ses intentions au cas où il serait élu maire, par contre l'époux en titre de la belle rousse n'avait pas daigné lui répondre.

Amestaccia se préparait à se présenter aux clients restants dans l'auberge, lorsque l'homme velu s'adressa à elle.


Ce que j'attends d'un maire ? hé bien exactement ce que Mossieur propose : un homme énergique qui va prendre le problème à bras le corps, quelqu'un qui n'a pas peur ... permettez moi de me présenter, Amestaccia, guérisseuse ou rebouteuse, comme il vous plaira l'homme velu ne cessait de la regarder et plus il approchait, plus elle sentait les effluves de l'alcool, elle se dit qu'il aurait sans doute besoin de ses soins le lendemain.

Mon métier ne se limite pas à des décoctions, j'utilise aussi des onguents, des cataplasmes, voyez par exemple, le romarin, je pourrais vous le proposer en décoction pour soigner votre foie et à Mossieur le maire, en cataplasme pour ses articulations.

L'homme velu était de plus en plus agité et après avoir marmonné quelques mots au futur maire, se retourna vers elle en disant : "ça revient, mademoiselle, ça revient, je le sens ! " interloquée, elle lui demanda

mais ? qu'est ce qui revient ? euh, que sentez vous ? il n'entendit même pas sa question, qu'il interrogeait déjà le tavernier sur un tout autre sujet. Amestaccia se dirigea vers le tavernier et lui chuchota

Tavernier, je vais préparer la décoction pour l'agité velu, plus longtemps elle macèrera, et plus efficace elle sera. Occupez le pendant ce temps. Achetez lui quelques fruits si vous voulez, mais j'ai comme l'impression qu'il vaut mieux éviter son poisson...
Le mystérieux étranger a écrit:
Le colonel aida la vioc à descendre au rez-de-chaussée. C'est qu'elle ne semblait pas avoir l'habitude de sortir très souvent de ses appartements ! Il la guida vers Raymond, l'adjoint au maire, et tous deux lui confièrent leurs votes respectifs pour le bûcher, ainsi que ceux pour la mairie.
Votant pour lui-même pour le poste de maire, le colonel vérifia par deux fois afin d'être sûr de ne pas avoir inversé ses bulletins.
Dazibao a écrit:


Le jour se leva une troisième fois sur Thiercelieux, comme si le soleil n'avait que faire des évènements récents... quel ingrat ce soleil !

Raymond ouvrit les volets de la mairie puis appela les locaterciens rassemblés sur la place à venir assister au dépouillement. Dès les premières lueurs de l'aube la foule des villageois effrayés avaient construit le bûcher, qui attendait maintenant sa première victime... nommée par le nouveau maire.

Après de longues minutes d'un dépouillement fastidieux, le résultat apparut clairement à tous : Raymond avait été élu maire, suite au meurtre de Dazibao.


Wouhou ! cria Raymond, Me voici maintenant maire. Je vais donc procéder au dépouillement des votes pour le bûcher et nous pourront nous débarrasser du premier démon.

C'est toi le démon, odieux fourbe de carnassier, démon, lycan !

Le silence se fit dans la foule. La voix s'était élevé de derrière la statue, sur la place. Pieralin se montra alors, nonchalant et fier de son effet. Il poursuivit :

J'ai tout compris hier soir, mais je voulais en être sûr... alors je t'ai fait suivre par mes petits rongeurs dressés. La vérité est que tu es un loup-garou et que tu as dévoré hier ta propre mère, notre chère Vioc, parce que sa curiosité l'avait poussée à te surveiller de trop près cette nuit. Oui, la Vioc est morte comme Dazibao, vous pouvez tous allez constater la véracité de mes dires à la taverne, où git son corps déchiqueté à l'étage, baignant dans son propre sang coagulé.
Raymond : je t'accuse de lycanthropie et de matricide au premier degré avec actes de barbarie et je te condamne à périr sur le bûcher icelieu et céant.


Sans un mot - mais avec moult chuchotements complices - la foule entoura Raymond de près, pendant qu'un villageois alla vérifier l'état de la Vioc à l'auberge. Il n'eut pas besoin de parler à son retour ; son teint pâle et le vomissement qu'il posa à peine sorti de la taverne, furent pour tous une confirmation de l'abominable scène que Pieralin avait décrite.
La haine au cœur, la foule s'empara alors de Raymond, ignorant ses vaines protestations, et dans un élan de joie sadique le ligota au bûcher et y mit le feu.
Le brasier s'imposa rapidement, emprisonnant Raymond dans une cage de flammes.




Raymond se transforma sous l'effet de la forte chaleur. Le monstre hurla de douleur... puis mourut dévoré par les flammes.
La foule de locaterciens hurla de contentement pendant quelques minutes.

Pieralin possédait maintenant la mairie. Ou plutôt il l'avait à sa disposition.
C'est alors que Bump, de sa grosse voix, expliqua à la foule comment il avait découvert près de sa couche ce matin un rat mort dont les puces étaient... vraisemblablement malsaine. Bump continua son exposé, qu'il illustra d'expérience similaires apprises lors de ses pérégrinations d'enfance (avec le cirque, avant d'arriver à Thiercelieux) : des rats morts avec des puces vivantes signifient à coup sûr une seule chose : la peste !
A ce moment un frisson parcourut la foule.
Bump expliqua encore que le brave Pieralin ne pouvait ignorer la nature morbide de ses rats, qui - il le souligna - avaient été dressé pour faire ce que Pieralin voulait. Ainsi un rat avait été dressé pour venir mourir auprès de Bump et tentait de lui transmettre la peste.

Pieralin essayat de protester, mais devant la rhétorique et la logique démonstration du gros Bump, rien de ce qu'il n'aurait pu dire n'aurait pu lui éviter ce qu'il advint ensuite de lui.
Porté par la foule au-dessus des têtes, comme on porte un héros, Pieralin traversa la place... et fut jeté au feu. Il y brûla quelques temps dans d'atroce cris de souffrance puis mouru, son cadavre calciné venant s'empiler sur celui du démon Raymond. Immédiatement après sa mort un multitude de rats sortirent de tous les bâtiments et s'enfuirent vers la forêt, comme libérés soudainement de leur emprise.

Alors que Bump continuait sa rhétorique, arguant qu'ayant sauvé le village en identifiant par sa seule finesse d'esprit un autre démon, il lui fallait maintenant devenir maire et guider les locaterciens vers le salut... alors donc que Bump se faisait reluire, Le mystérieux étranger recomptait les suffrages pour la mairie.
La voix du colonel éclata enfin et coupa court au discours précoce de Bump. Hyacinthe attira l'attention de la foule sur le fait qu'il arrivait deuxième aux suffrages après Raymond (alors que Bump n'arrivait que troisième) et que c'était donc à lui - le premier élu étant décédé - de relever l'honneur du village et de prendre le poste de maire.

La logique de Bump ne pouvait aller à l'encontre des faits. Ainsi fut reconnu le mystérieux étranger maire, alors que quelques villageois portaient la dépouille de la Vioc, afin de la jeter au feu et de purifier son âme... son âme de mère d'un démon et de vieille commère.

Après une heure de plabres autour de tout ce qui venait d'arriver, chacun reprit le cours de ces activité et laissa le colonel prouver sa bonne gestion de la mairie locatercienne.
Narwaïra a écrit:
Ce matin à l'aube, Narwaïra avait accompagné son époux jusqu'à la mairie afin de connaîte le résultat des élections. Ils avaient été tous deux extrêmement surpris de la nomination de Raymond. Narwaïra s'apprêtait à consoler Bump quand soudain, ce fut le drame. L'intervention de Pieralin, l'accusation, la découverte du cadavre de la vioc(que), la sanction affligée à Raymond ... Cela, Narwaïra ne le supporta pas et se réfugia dans les bras de son géant de mari pour ne pas voir ni entendre l'homme hurler ... Bump cependant lui indiqua d'un geste que leur soi-disant ami se transformait en monstre, confirmant ainsi à tout le monde, même les plus sceptiques, la présence de tels monstres.

Puis Bump fit sa déclaration à Pieralin et Narwaïra fut surprise qu'il ne lui en ai rien dit avant ... Ce fut au tour du marchand ambulant d'être jeté au feu -s'il avait quitté la ville comme elle l'avait supposé, cela ne lui serait pas arrivé ! Il sembla que ce fut alors Bump le nouveau maire, ce qui fit froncer les sourcils de Narwaïra. En effet, elle avait presque espéré qu'il ne soit pas élu, car cela voudrait alors dire qu'il aurait des obligations, des responsabilités et qu'il ne s'occuperait plus autant d'elle ni de la maison ...

Mais nouveau coup de théâtre ! Le colonel se fit entendre et déclara que non, c'était lui le nouveau maire ... Narwaïra entendit un paysan plaisanter :


"Je crois bien qu'on peut se vanter être la seule ville qui a connu 5 maires différents en l'espace d'une seule journée !"

Cela fit rire Narwaïra mais elle se reprit bien vite en voyant la mine déconfite de son mari. Elle lui tapota affectueusement le bras et tenta de le réconforter comme elle pouvait. Elle lui proposa d'aller boire une bière en taverne tandis qu'elle ferait le marché. Puis elle s'éloigna à la recherche du nouveau maire, pour le féliciter car c'était de circonstance et pour savoir ce qu'il prévoyait pour la suite des évênements.
Le mystérieux étranger a écrit:
- J'ai le poste de maire ! Hé bien c'est pas trop tôt ! Je vais enfin pouvoir officialiser la milice que j'ai commencé à mettre en place hier. Dommage pour la vioc... Mais c'est la vie, et la sienne fut plutôt longue ! L'étranger se tourna vers un homme, et lui demanda :
- Soldat, au rapport !
- Euh... Rien de particulier, mon colonel.
- Alors c'est que vous n'avez pas bien regardé. Allez vite me faire le tour du village !
- Oui, mon colonel !
Une ronde à cette heure-ci de la journée, voilà qui n'était pas nécessaire, mais ce soldat n'était autre que l'ancien propriétaire de sa maison, le père de famille qu'il venait de mettre à la porte et qui cherchait à présent un second travail pour vivre. Hyacinthe aimait bien lui donner des ordres inutiles, il le méritait, vu le mauvais entretien de la charpente de sa maison.
Narwaïra a écrit:
Le colonel n'avait pas perdu de temps ... Sitôt avait-il été reconnu maire par la populasse, aussitôt commencait-il à distribuer les ordres. Narwaïra failli faire demi-tour, mais elle avait été bien élevée aussi inspira-t-elle profondément et s'approcha-t-elle du nouveau maire pour leui présenter ses félicitations :

"Bonjour Hyacinthe."

Elle marqua une courte pause.

"Nous n'avons pas vraiment eu l'occasion de parler hier et je ne suis pas sûre que nous en aurons l'occasion avant un bon moment avec ce qu'il se passe dans ce village ...

Je venais simplement te féliciter pour cette ... élection ... quelque peu bizarre mais passons. Je préfère que tu sois le maire que mon mari, parce que tu sais mener ta barque, mais surtout parce que cela t'occupera et me laissera mon mari à la maison."

Elle repensa à la mine de son mari et se jura qu'il ne saurait jamais qu'elle n'avait finalement pas voté pour lui la veille au soir ... Elle reprit :

"Je voulais te poser une question aussi : si j'ai bien compris, tu as vécu ici il y a longtemps ... J'aimerais savoir si tu as connu les personnes vivant dans la maison en face de l'auberge ?"

En disant cela, elle lui indiqua le bâtiment du doigt.

"Elle a certes l'air abandonné, mais j'ai vu hier matin un homme y entrer, s'il s'agit d'un membre de la même famille, peut-être pourra-t-il nous aider, il doit savoir quelque chose sur la malédiction de ce village ... Je pense qu'il peut nous apporter des renseignement et que tu devrais lui accorder un peu de ton temps pour l'interroger. S'il y a déjà eu des monstres ici, il y a forcément eu un moyen de les maîtriser, non ?"

Elle ressera son châle autour de ses épaules à l'évocation des monstres ... elle évitait délibérément de regarder dans la direction du bûcher tandis qu'elle parlait. Elle ne pouvait pas éviter de sentir l'odeur de chaire brûlée mais elle pouvait éviter de regarder le tas de cendres encore fumantes sur le bûcher ...
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:51

Le mystérieux étranger a écrit:
- Merci beaucoup, Narwaïra... La maison en face de l'auberge ? Je ne connais pas ses occupants, désolé. Dans ma jeunesse, je sais que les les occupants étaient très discrets, c'est tout. Je te remercie de ton conseil, j'irai y jeter un oeil à l'occasion, mais je ne suis pas certain qu'ils en sachent plus que nous. Ici, la tradition veut que nous brûlions les suspects, et je crois que c'est le seul remède contre les démons. Ca, et les rondes autour du village. C'est un besoin d'informations que nous avons, afin de ne pas brûler d'innocent, chose qui serait regrêtable car elle nous ferait perdre bien du temps.
Narwaïra a écrit:
"Discrets ? Mmmh hé bien si c'est un trait de caractère, cet homme le possède aussi, car il n'est plus ressorti de là de la journée, j'ai l'impression ... Enfin crois moi sur une seule chose : les absents n'ont pas toujours tort et les personnes discrètes non plus ^^

Allez je te laisse t'occuper de la mairie, j'imagine que tu as déjà prévu de nombreux plans et décrets à mettre en place ... Quant à moi, ma famille m'attend ... et d'ailleurs il me faut leur parler aussi ..."

Elle marmonna cette dernière phrase plus pour elle-même que pour son interlocuteur, qu'elle quitta songeuse. Elle se rendit au marché, afin d'y faire ses emplettes, quand elle se rendit compte qu'elle n'avait pas pris son panier le matin en sortant de chez elle. Elle fut tentée de rentrer le chercher, mais cela lui ferait perdre du temps ...

"Bonjour la mère Jeannot ! Non, non, pas de carottes ce matin, merci, j'ai acheté tout ce qu'il me faut hier déjà ! Mais si, souvenez-vous !"

Elles papotèrent un petit moment et Narwaïra fit ses courses, demandant simplement à chaque commerçant de lui mettre ses produits de côté, elle repasserait plus tard dans la journée pour les récupérer. Enfin, elle avait terminé, elle décida de se rendre à l'auberge, afin de savoir ce qu'il s'y disait et peut-être d'y retrouver Bump s'il y était effectivement allé.
Jean Gromou a écrit:
Il s'était réveillé dans la chambre qu'il avait dû finir par obtenir du tavernier.

Il avait fini la soirée en étant un peu éteint... c'était le mot, un gros chandelier qu'on aurait soufflé doucement...
Le souffle de la belle rebouteuse ayant été, sans conteste le plus doux... Amestaccia qu'elle disait s'appeler...
Il s'était laissé emporter par le sentiment de revenir qu'il avait au fond de lui... oui, son art de la vente revenait ! sa capacité à convaincre les acheteurs lui avait été rendue.
Il avait rendu, d'ailleurs, juste avant de monter dans sa chambre, dans la courette, à l'arrière, après avoir fait comme une sorte de baise-main à la belle brune... chose qu'il ne faisait jamais !
C'était décidé, il arrêtait de boire. La grave crise qu'il avait connue depuis trois jours était terminée : il n'était pas arrivé en retard à une foire. Plus besoin de noyer son chagrin.
Mais la veille... devait pas être noyé le chagrin... il avait bavassé à l'oreille de la dame, en espérant ne rien avoir dit de compromettant... elle avait l'air poli, la dame, elle ne répéterait pas...
Il espérait.

Il avait descendu l'escalier, sans savoir ce qui avait justifié le bruit à l'extérieur.


Tavernier ! Un solide déjeuner s'il vous plaît ! Filets de carpes mariné aux poires s'il vous plait !

Le regard interloqué lui fit anticiper...

Ah bon ? Vous n'avez pas ce genre de produits chez vous ? Vous m'en voyez bien étonné, et déçu surtout !

Mais déjà des clients entraient, évoquant la morte de la nuit, le bûcher dressé dehors... il ne connaissait pas trop celles et ceux qui avaient péris, mais ça avait l'air de chambouler tout le monde...

Trois clients !!
Trois clients morts en une nuit et un matin!
Mince de mince de mince de mince, pensa-t-il poliment

Il était sorti.

Il tomba sur le maire, le nouveau maire... l'encapuchonné... il laissa parler la jolie rousse et s'approcha...


Monsieur le Maire !
Je ne veux même pas savoir ce qui se passe ici, juste une chose... j'imagine que vous êtes très occupé mais j'espère que vous allez faire quelquechose pour le commerce itinérant.
On manque de tout ici !
j'ai plein de choses qui pourraient être utiles à tous ! Mais guère les moyens de payer des taxes...
Si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas !


Il fallait toujours cirer les chausses des puissants dans le commerce...

Il regarda la fumée monter dans le ciel...

rhalalala... quelle histoire ! une affaire de loups-garous... à ce que disaient les gens tout à l'heure... c'est quand même étonnant que ces histoires de bonnes femmes prennent corps ! Si on m'avait dit que c'était possible...

à voix basse, mais suffisamment fort pour que son voisin entende... :

j'en aurai acheté plus de ces "manches à sorcières"... pfff
Le mystérieux étranger a écrit:
- Oh, bien vous tombez bien, Sieur... Comment déjà ? Ah oui, Sieur Gromou ! J'ai justement une requête à vous faire, à peine ais-je été élu que l'on m'a informé que la ville manque de céréales. Je crois avoir vu hier que vous en avez importé, de Madrid il me semble. Elles me semblent excellentes et vous en avez beaucoup ! Pourrais-je vous passer commande de céréales de Madrid ?
Prenant un air un peu plus grave :
- J'ai également besoin d'hommes... vous ne m'avez pas répondu, hier soir, à la taverne. J'ai besoin d'un petit coup de main, je sais que vous êtes itinérant, mais puisque vous êtes là pour quelques jours, autant nousaider afin d'assurer la sécurité de tous, non ? Si vous en avez le temps, revenez donc me voir tout à l'heure, nosu reparlerons de notre petit marché, et du service que j'ai à vous demander. Pour l'heure, j'ai un petit cadeau à aller offrir, vous savez...
Abéliard a écrit:
Abéliard avait couru donner son vote à Raymond, puis avait choisi de faire un petit tour avant de retourner chez sa soeur.

Son long voyage avait enfin pris fin. Tant de mois passés à la rechercher, tant de mois d'enquête , d'espoir suivi de déception et enfin....enfin.... la bonne piste qui menait à Thiercelieux.
Une curieuse bourgade, Thiercelieux ! Pourquoi Narwaïra et son époux s'étaitent-ils installés ici ? Les prix devaient y être attractifs, certainement.
Le village semblait pâtir d'une mauvaise réputation. Des lycans !

Abéliard sourit. Comment pouvait-on croire à des sornettes pareilles ?

Quoique.....si ce n'était pas ça alors qui avait tué le maire Dazibao ? Qui pouvait se comporter avec une telle sauvagerie ?
Abéliard s'assit sur un banc près de l'église. Il profita de l'air frais venant de la nuit. Enfin, un peu de repos au calme !

Au bout d'un moment, il rebroussa chemin et retourna chez sa soeur et Bump qui lui avait dégagé un coin de chambre.
Une famille ! Il avait retrouvé une famille !

Abéliard s'endormit avec satisfaction.

Quand il ouvrit les yeux, il vit que Waïra et Bump étaient déjà sortis. Ils ne l'avait pas réveillé, sans doute par gentille. Mais le rouquin était pressé de savoir si son beau-frère allait devenir maire.
Il sortit rapidement et croisa des villageois qui parlaient du retour du colonel en son "pays" et des étranges circonstances de son élection.


Encore des morts !
Eh bien, ce village n'est vraiment pas aussi paisible qu'il parait.


Enervé de voir que Chalmersby allait encore pouvoir se donner de grands airs, Abéliard se rendit à l'auberge de René. Il pourrait discuter avec des clients, et peut-être faire plus ample connaissance de sa belle vendeuse de plantes.
Narwaïra a écrit:
Lorsqu'elle traversa la place de la mairie, Narwaïra remarqua que, bien que vaquant à leurs occupations habituelles, les villageois étaient plus nombreux dehors et que les langues allaient bon train. Chacun semblait savoir mieux que son voisin ce qu'il convenait de faire, et en tendant l'oreille, il semblait que tout le monde ait vu en Raymond un monstre avant qu'il ne soit découvert.

Narwaïra sourit ... les pauvres gens se grisaient des tragédies, dans ce pays et après tout, qu'avaient-ils de plus pour se distraire ? Elle espérait seulement que la tragique malédiction ne ferait pas de victime parmi les personnes dont elle était sûre ...

Entrant dans l'auberge, elle trouva son frère attablé, cherchant apparemment quelqu'un des yeux. Lui souriant, elle s'approcha de lui et lui fit une bise sur la joue pour lui souhaiter la bonne journée.


"Je ne vais pas te déranger longtemps, je voulais simplement te donner ceci ..."

S'asseyant un instant, elle sortit de la bourse accrochée à sa ceinture, un petit carré de tissus. Il s'agissait du mouchoir brodé sur lequel elle avait travaillé la veille au soir. La flèche représentée encochée dans l'arc était terminée non pas par une pointe mais par un tout petit coeur marron. Dans un coin du mouchoir, étaient brodés deux noms, le second en tout petit en dessous de l'autre. Elle étendit le carré de tissus et Abéliard put y lire ceci :


Le coin du mouchoir a écrit:
Abéliard
&
Amestaccia

Rougissant un peu, car le geste lui semblait osé, Narwaïra se justifia, peut-être un peu plus fort qu'il n'était nécessaire :

"J'ai entendu son nom hier matin au marché, avant même de te retrouver ici, en fait. Mais j'ai bien vu les regards que vous vous lanciez, toi et cette jolie marchande de remèdes ... J'espère juste que je n'ai pas fait une erreur en la choisissant elle, pour toi ... Tu sais, ce n'est pas qu'un simple mouchoir ... comment dire ... il est un peu spécial, tu comprends ... disons que j'y ai mis tout mon amour pour toi. Car je t'aime, petit frère et je t'aimerais toujours, quoiqu'il puisse nous arriver à chacun. J'espère que ça te fera plaisir. S'il ne te plaît pas, je peux toujours le défaire et en refaire un autre plus adapté ?"

Elle lui sourit en le regardant droit dans les yeux, puis posa sa main sur la sienne.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:53

Abéliard a écrit:
Quand Abéliard vit le mouchoir brodé que lui tendait sa soeur, il crut que son estomac faisait un noeud. Il eut très chaud tout à coup et prit une ravissante couleur tomate bien mûre. On aurait pu croire que de la fumée allait sortir par ses oreilles.

M....Mais...Mais....Heu...hum.....
Mais pourquoi avait-elle fait ça ? Bon , c'était certaianment pour être gentille, mais Abéliard n'était plus un petit garçon qui vivait une amourette d'enfant.
La belle brune lui avait tapé dans l'oeil, c'est vrai....mais on n'en était pas à la publication des bans !


Abéliard se râcla la gorge le temps de reprendre contenance. Il fit un petit sourire crispé à sa soeur, et lâcha un "merci", assez brutal.
Sans regarder Waïra dans les yeux, il fourra le mouchoir brodé dans sa poche. Au moins, grâce à cela, il connaissait enfin le nom de sa belle.

Amestaccia ! Un joli nom chantant !

Mais bon, quoi....c'était quand même très tôt pour envisager de les mettre en couple. Il venait à peine de connaitre son prénom !
Vite, surtout changer de sujet .


Alors ....parait que c'est l'colonel qui r'prend la mairie ! I'va pouvoir jouer au p'tit chefaillon, grogna -t-il.
Bump va bien ? Comment l'a prit la nouvelle ?
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool était déçu de ne pas être maire. Il avait toujours secrètement rêvé de l'être un jour.
Et tous ses morts, ça ne lui disait rien de bon.

Ce colonel qui débarquait, revenant en droite ligne de l'enfer. Et en moins de deux jours, quatre personnes mouraient. Dont trois qu'il avait connu et aimé. Et le même colonel prenait la tête de la ville. En deux petits jours. Quel pacte avec le diable avait il pu signer pour que cela arrive ?

Psychoticbumpshool était attablé dans le fond de la taverne, sirotant bières sur bières. Se demandant si ce démon de colonel n'allait pas en plus lui ravir sa famille.

Après tout que savait on de lui ?

Personne ne l'avait plus vu en vie depuis dix ans après tout.
Narwaïra a écrit:
Voyant la gêne de son frère, elle regretta son geste, supposant qu'elle avait été un peu loin. Mais comme il avait empoché le mouchoir, elle ne pouvait plus revenir en arrière. Aussi accueillit-elle le changement de sujet avec un sourire.

"Oh tu sais, il a cru pendant quelques minutes qu'il l'était et il était rayonnant ... j'imagine donc bien quelle déception il doit ressentir à présent. D'ailleurs, tiens, je vois qu'il est là-bas tout au fond ... Si ça ne t'ennuie pas, je vais aller le réconforter un petit peu. Je t'attendrai à la maison un peu après midi pour le repas, d'ici là, tu es un homme maintenant, à toi de vivre ta vie à ta guise ^^ Il faudra tout de même que tu me dises quelques nouvelles de la famille, je n'en ai plus depuis si longtemps ... Allez je te laisse !"

Elle s'approcha cette fois de la table, au fond de la salle, où son époux semblait ruminer de tristes pensées. Il ne sembla pas la voir, aussi s'approcha-t-elle par le côté, discrètement. Arrivée près de lui, elle se pencha en avant et toqua sur son épaule, se plaçant tout près de sa tête afin que leurs nez se touchent lorsqu'ils tournerait la tête pour voir qui l'accostait ainsi ...
Amestaccia a écrit:
Après avoir voté, Amestaccia était allée dormir sous une carriole, enroulée dans des peaux de bêtes, elle ne s'aventurait plus dans les carrioles depuis la nuit précédente. Au matin, elle fut réveillé par des cris. Elle assista à la scène du bûcher et à la succession de maires, interloquée.

Une fois remise de ses émotions, elle se dirigea vers la taverne dans l'intention de prendre un bon repas et de mieux commencer la journée. La taverne était déjà bien pleine. Le jeune homme du clin d'oeil était là, couleur écrevisse, et discutait avec sa soeur. Le mari de la soeur enchainait les bières les unes derrière les autres et semblaient faché.

Amestaccia se dirigea vers le maire et le félicita.



BRAVO MONSIEUR LE MAIRE ! je le savais, j'en étais sûre. Alors, dites nous ce qu'il faut faire. Nous allons débarasser le village de ces monstres. Je suis à vos ordres.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool était toujours plongé dans ses sombres pensées quand il sentit une présence à ses cotés.

Il tourna la tête et se retrouva nez à nez avec Waïra.

Il resta un moment silencieux, la regardant dans les yeux.
Une larme coula sur sa joue.
Il se mit alors à parler, d'une voix douce et calme.


Waïra, ma tendre amie.
Aujourd'hui j'ai de la peine. Pas de ne pas être maire non loin de là. Mais d'avoir perdu des amis, ceux qui sont morts et... certains de ceux qui sont en vie...
je voulais qu'ils me soutiennent. je pensais qu'ils m'aimaient, qu'ils me feraient confiance pour les défendre des monstres... Mais voilà, je ne suis pas un guerrier, je ne me vante pas du sang que j'ai sur les mains, je ne suis qu'un ogre, qu'un monstre de foire à leurs yeux... pourquoi iraient ils donc confier leurs vies entre mes mains... Toute cette hypocrisie... mais toi tu es là... tu es toujours là... tu sais, toi, que tout ce qui es or ne brille pas... je ne sais pas comment je pourrais continuer à vivre ici, au milieu d'eux qui ne m'aiment pas... je me sens si honteux... de ce visage qui inspire la peur et la moquerie... tu es la seule en qui j'ai encore confiance... je sais que toi tu ne m'a pas trahie... merci d'être là... là, dans ma vie...


Il prit Waïra dans ses bras et la serra très fort, pleurant devant elle pour la première fois.
Le mystérieux étranger a écrit:
Le colonel faisait les cent pas.

Il avait établi son quartier général juste au dessus de la taverne, dans l'appartement de la vioc récemment perquisitionné : il avait opté pour le côté pratique, puisqu'il pouvait tout entendre de là.

- Alors reprenons. Personne ne touche à Gromou C'est entendu ? Nous avons besoin de ses ressources. Oui, je sais, nous pourrions nous servir dans son chariot quand bon nous semblerait, mais cela ferait désordre, et le désordre, je n'aime pas cela.
- Oui, colonel.
- Personne ne touche non plus à Narwaïra. J'ai beau l'avoir perdu de vue ces dix dernières années, je préfère la croire innocente de toute cette histoire de loups-garous... Surtout si je devais me remettre avec elle !
- Et son frère ?
- Son frère ? Hé bien... Il prend une mauvaise pente, une bien mauvaise pente. Peut-être que son sacrifice pourrait nous être bénéfique, quoique... rien n'est certain. Qui a-t-on d'autre dans la liste ?
- La jeune Amestaccia, colonel.
- Oh, elle... elle ne me semble pas très impliquée dans tout ce qui se passe par ici. Laissons son cas à plus tard. Et l'occupant de la maison, vous avez son nom ?
- Galadriel, mon colonel.
- Bien, bien... Il va falloir s'occuper de son cas de plus près. Dès que nous aurons plus d'informations sur lui, nous agirons.
- Et pour René, Mme Tourtebière et Marie-Jeanne ?
- J'ai de gros doutes sur l'innocence de Marie-Jeanne. Je propose de nous occuper de son cas dès demain.
- Et... le mari de votre femme ?
Le colonel esquissa un large sourire.
- Patience, Narwaïra... bientôt nous revivrons comme avant !

Un temps de silence.

- Non, ça ne va pas. Il ne peut y avoir qu'un seul loup ! Et si cet ogre là n'était pas seul à agir ? Et si ce n'était même pas lui le responsable ?

Dans l'impasse, il demanda à trois de ses hommes de se présenter à lui.
- Richard, Philippe, Louis, je vous donne l'ordre d'interroger Narwaïra, Abéliard et Psychomachin. Vous devez absolument connaître leurs suspicions et leurs convictions. Nous finirons bien par trouver lequel des trois ment. Quant à moi, je me charge de questionner Amestaccia.
- Oui, Colonel.

Descendant les escaliers avec ses trois recrues, le colonel tomba nez-à-nez avec celle qu'il était parti chercher.
- BRAVO MONSIEUR LE MAIRE ! je le savais, j'en étais sûre. Alors, dites nous ce qu'il faut faire. Nous allons débarrasser le village de ces monstres. Je suis à vos ordres.
- Oh... Je suis ravi de vous trouver aussi vite, surtout pour entendre de telles choses ! Si vous voulez être des nôtres, hé bien soit, c'est fait, vous en êtes ! Mais... un petit moment, j'aimerai tout d'abord savoir : Qui croyez-vous innocent, qui croyez-vous coupable parmi les locaterciens ? Il me faut des noms ! Il me faut résoudre cette enquête au plus tôt !

Pendant ce temps, Richard, Philippe et Louis tinrent à peu près le même langage à chacune des personnes qu'ils venaient d'accoster :
- Bonjour, auriez-vous une minute ? Nous aurions quelques questions à vous poser, afin d'assurer la sécurité des habitants.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:54

Narwaïra a écrit:
Narwaïra, qui s'attendait à ce bon rire habituel, fut choquée par la réaction de son mari. C'était la première fois depuis qu'elle le connaissait qu'il était touché par ce qu'on pouvait dire de lui et de son physique ...

Elle approcha une chaise, se serra contre lui et glissant sa main dans la sienne, deux fois plus grande, elle lui parla tout bas, murmurant rien que pour lui :


"Tu sais, les gens ont peur de ce qui est différent. Tu l'as toujours su. Mais aujourd'hui, les circonstances sont différentes, plus graves. Même ceux qui te connaissent ont peur, non pas de toi, mais de ce qu'il se passe. Ils sont désorientés, déboussolés, et ils se rabattent sur ce qui peut les rassurer. Un colonel, même mort vivant, ça fait de l'effet, ça impressionne ... Ca rassure. Moi je sais qu'en tant qu'homme, tu aurais fait un très bon maire.

Mais si je peux te dire quelque chose, pour ma part, je préfère largement te savoir libre de toute responsabilité aussi importante que celle d'un maire, libre de rester auprès de moi et auprès d'Abéliard, pour nous protéger si nous en avions besoin, que devant tout le village, à organiser des massacres d'êtres humains et à risquer ta vie.

Cependant, mon chéri, j'aimerais te poser une question qui me dérange, depuis que nous nous sommes levés ce matin. C'est important, je sais que je peux te faire confiance, mais je voudrais que tu me dises la vérité ...

Cette nuit, tu t'es levé, je t'ai entendu. J'ai pensé que tu avais soif, puisque ça t'arrives de temps en temps. Mais non. Cette fois, tu es sorti de la maison. J'ai supposé que tu n'arrivais pas à dormir et que tu étais allé fumé ta pipe pour te détendre. La lune était haute dans le ciel, on la voyait par la fenêtre de la chambre ... mais tu as mis tellement, tellement longtemps à revenir que je ne crois pas que tu aies fumé ta pipe ...

Peux-tu me dire, chéri, ce que tu as fait dans les rues de la ville pendant presque la moitié de la nuit ?"

Elle le regardait intensément, au fond des yeux, attendant une réponse ... quand ils furent interrompus par un gringalet prétendant venir au nom du colonel et pour la sécurité du village.

"Ecoutez, jeune homme, j'aimerais assez discuter avec vous un autre jour, là j'ai une conversation importante avec mon mari. Comment, ce que nous pensons de qui ? Mais que voulez-vous, vous ne pouvez pas attendre ? Si vous voulez savoir quelque chose, j'aurais tendance à me méfier de la rebouteuse autour de qui tourne mon petit frère ... Pourtant, quelque chose me dit qu'ils vont bien ensemble, ces deux là ... Enfin vous êtes contents, on peut être tranquille maintenant ? Merci !"

Elle ne s'énervait pas souvent mais là, elle avait besoin d'être isolée avec son mari et ce gamin lui avait fait perdre l'occasion d'étudier la réaction de Bump à sa question. Maintenant, il avait eu le temps de se construire une consistance ... Cependant, elle le regarda à nouveau pour entendre tout de même sa réponse.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool ne pleurait plus.

Il regardait Waïra avec sérieux.

Oui, je suis sorti cette nuit... tu dormais, j'ai entendu du bruit dehors. J'ai regardé par la fenêtre et vu quelqu'un devant la maison. J'ai pris la hache, au cas où j'aurais eu à te protéger. Quand je suis arrivé en bas de l'escalier il y avait quelqu'un dans la maison. Ce n'était pas ton frère. Je cru le reconnaître, je l'avais déjà croisé. Je n'ai pas fait de bruit pour ne pas te réveiller. Il a déposé un rat et est sorti. Je voulais le suivre jusque chez lui, pensant le rattraper discrètement et l'interroger. Mais je l'ai perdu de vue. J'ai chercher sa trace un moment et je suis rentré.

Ce n'est que ce matin, quand il a dénoncé Raymond que j'ai compris qui avait déposé ce rat.

Je ne voulais pas t'affoler.

Je vois ton regard, tu ne m'a jamais regardé comme ça.

C'est encore pire que le reste.

C'est ce colonel hein ? Es-tu encore amoureuse de lui ?
Amestaccia a écrit:
Quelle prestance il avait, songeait Amestaccia. Elle l'imaginait dans son uniforme, le sabre au point, à la tête de son armée, dirigeant les troupes et les menant vers la victoire. Il avait dû être un bel homme. Lorsqu'il la questionna, elle descendit de son petit nuage brutalement.

Qui je crois innocent ? et bien, vous, mon capitaine, vous ! sinon je ne vous aurais point donné ma voix. J'ai bien aussi un ptit faible pour le mignon là bas, indiquant Abéliard de la pointe de son menton, mais je ne sais si c'est très raisonnable... comment être sûre de lui ? je vous le demande.

Pour la question de qui je crois coupable, là, je dois dire que vous me mettez dans l'embarras. Le marchand velu ne m'inspire guère de sympathie du fait des ses poissons décomposés, mais vous semblez tenir à lui. La dame rousse et son mari qui avaient l'air de tant s'aimer hier et qui aujourd'hui ont l'air si malheureux, je n'ai pas vraiment d'opinion à leur sujet.

J'aimerais vous aider au maximum, mais je n'ai pas plus d'éléments pour votre enquête. N'hésitez pas à me dire si je puis vous être utile.


Amestaccia se dirigea vers le comptoir et commanda une assiette de lard grillé et une miche de pain. Toutes ces émotions l'avaient affamée.
Jean Gromou a écrit:
L'affolement était proche de la sévérité.
Le nouveau maire distribuait plus d'ordre que son père de baffes dans le passé, ce qui n'était pas forcément un comspliment...


Des céréales de ma quoi ?

Il se reprit...


Ah oui, de Madrid !! Quoi vous pensez que j'apporte des céréales moisies ? Mes céréales sont craquantes toujours ! comme neu... euh... fraiche comme un grain de maïs qui tomberait dans un verre de lait de vache en bonne santé.

Une petite pause...

Des céréales de Madrid ?
Je dois en avoir effectivement, je prévois toujours un petit stock de blé de là-bas pour les villages isolés où l'on aime la qualité supérieure. Vous avez du goût, manifestement !


à voix basse

je n'en ai plus beaucoup par contre... je les ai échangé contre les manches à sorcières que j'évoquais tout à l'heure plus que discrètement...

Mais le maire s'était déjà éloigné et n'avait sans doute pas entendu... raaaah !

Je reviens messire !

Il s'éloigne un peu... se retourne...

Ne vous inquiétez pas, j'ai bien entendu votre deuxième question, mais je suis un homme pratique, une chose à la fois...

Il se rend rapidement dans les écuries, repère sa carriole à l'odeur de poisson très très frais et s'affaire près de la roue... qui cède, définitivement... Cela lui prend du temps...
Il effectue un petit montage avec ce qu'il a récupéré sur la roue, fouille rapidement sous sa barque, retrouve les trois sacs de maïs et le sac de blé qui servaient à la caler...
Il sent les quatre sacs, ne garde qu'un sac de maïs qui ne sent pas trop et le ramène sous le bras...
Il revient vers le maire qui vient de s'adresser à la dame brune...


"...d'éléments pour votre enquête. N'hésitez pas à me dire si je puis vous être utile. "

Pardon mademoiselle... Diantre ! Vous n'êtes pas protégée !

Il arbore sur le torse une drôle de croix à six branches constituée de trois manches noués par le centre et accrochés au coup par une cordelette...

Il donne le sac de maïs au maire...


Tenez ! cadeau ! et JE VOUS JURE ! ce n'est pas souvent, il m'en reste peu, Madrid en avait peu la dernière fois que j'ai été le voir... et je dois avouer que j'ai préféré échanger le gros de mon stock contre des "manches à sorcières" qui protègent des créatures maléfiques...

toussote

...comme je vous l'ai déjà peut-être dit...


il se tourne vers Amestaccia

Madame la rebouteuse doit connaître, j'imagine , je serais étonné du contraire...
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:55

Narwaïra a écrit:
Narwaïra écouta avec attention les explications de son mari, sans sourciller. Quand il eut fini, elle ignora la remarque acerbe sur laquelle il concluait. Elel répondit doucement, sans quitter ses yeux des siens.

"C'était donc cela. Tu ne t'imagines pas à quel point je m'étais inquiétée ! Tu aurais dû m'en parler, ce matin quand nous nous sommes levés ... Je ne pouvais pas m'inquiéter plus que je ne l'étais déjà !"

Elle marqua une pause, l'observant toujours, puis elle lui posa une question :

"Dis moi, que penses-tu de mon frère ? Je ne l'ai pas vu depuis si longtemps que j'imagine que c'est normal mais ... je le trouve ... étrange ... je m'inquiète pour lui ! Il choisit mal ses fréquentations je trouve ... sa réaction tout à l'heure m'a confirmé qu'il s'est quelque peu épris de la rebouteuse brune, même s'il ne veut pas l'admettre ni en parler ... et il est si distant, solitaire ! Il a tellement changé depuis qu'il était petit garçon ! J'imagine que c'est lié à son expérience de la vie, mais tout de même ... Je suis inquiète à son sujet, il faudra que j'essaie de lui parler seule à seul ce soir ..."

Elle jeta un regard en sa direction et s'aperçut du trio qui était en discussion. Elle regarda l'homme au torse poilu. Il fallait lui faire confiance d'après Hyacinthe ... aussi lui ferait-elle confiance. Mais Hyacinthe et lui étaient en train d'accorder leur attention à une mauvaise créature ... Il faudrait qu'elle avertisse Hyacinthe avant la fin de la journée.

Mais pour l'heure, elle devait aller récupérer ses achats au marché et préparer le repas de midi.


"Ecoute, j'ai fait quelques achats au marché, je dois aller les chercher puis je rentrerai à la maison. J'espère que toutes ces histoires ne vont pas chambouler notre vie quotidienne, le repas sera prêt à midi, comme habituellement ... "

Elle se leva, caressa la main de son mari et quitta l'auberge.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool quitta rapidement l'auberge.
Les hommes de la milice (d'où venaient ils encore ceux là) avaient essayer de l'interroger, mais il n'avait pas grand chose à leur dire. La seule personne dont il se méfiait était le maire, et c'était leur patron.

Mais vu la force des bâillonnetes, il eu peur subitement de leur dire. Il aurait été pris à parti et apparemment ce colonel avait déjà une grande influence. Une influence qui grandissait vite et qui ne lui disait rien de bon.

Il rentra et trouva Waïra à la cuisine.

Il s'excusa de lui avoir parlé ainsi. Mais il était chamboulé par tout ce qui se passait au village. Tout le monde soupçonnait tout le monde. L'inquisition aurait été là qu'elle n'aurait pas fait mieux. Tout ce que voulait Bump, c'était vivre en paix et voila qu'un homme belliqueux venait semer le trouble et la panique, même Waïra en venait à soupçonner son propre frère. Cela il lui dit.

Elle d'habitude si douce. Il l'a reconnaissait à peine ce matin. Quel charme étrange avait donc envoûté Waïra depuis le retour de son ex mari ? Cela il ne lui dit pas.
Abéliard a écrit:
Renéééééééééééééééééééé !
J'ai besoin d'un bon repas, bien chaud et solide !


Abéliard avait faim, très faim ....et quelque chose lui disait que les prochains jours seraient animés. Il aurait besoin de toutes ses forces .

René leva la tête, et au bout de plusieurs minutes revint avec une assiette de ragoût fumante, du pain et une bouteille de vin.

'Ci René !
Abéliard se jeta dessus voracement. Une fois erminer, il s'appliqua à saucer son assiette. Pas question d'en laisser une miette.- Pas de gaspillage fiston, pas de gaspillage !-

Amestaccia était passée devant lui pour aller parler au nouveau maire.
Pas encore redescendue ! Longue, la discussion....
Pas grave...une de perdue, dix de retrouvées ....C'est que disaient les vieilles mères, au village.

Renéééééééééééé ? Z'auriez pas du fromage pour accompagner ?
- Bah dites donc, vous avez de l'appétit !
- Oui, j'ai besoin de retrouver toute ma force. Je pensais passer des jours tranquilles dans le coin, mais apparemment, je me suis trompé.
- Tenez, goûtez moi ça ! Ca vient d' la ferme de la mère Lucienne. Vous m'en direz des nouvelles.
- L'odeur est déjà alléchante !

Abéliard piqua son couteau dans le fromage mais avant de le porter à sa bouche, quelqu'un vint se planter devant lui. Il releva la tête et vit un jeune freluquet, environ le même âge que lui mais plus nerveux et beaucoup moins beau.

- C'est vous l'Abbé Liard ?
- Hum ? Qui veut le savoir ? Abéliard enfourne le morceau de fromage dans sa bouche. Boudiou, l'a du caractère le fromage de la mère Lucienne !
- Le maire m'envoie vous poser quelques questions.
-Ah ? I' peut pas venir les poser lui-même ? ( vite, vite, un verre d'eau pour faire passer....)
-Heu...il est occupé !
- Je vois ça . Regard en direction de l'escalier où il a vu passer la brunette.
Bon, et qu'est-ce que ce BRAVE Môssieur le Maire veut savoir ?
- Juste connaitre votre avis sur les locaterciens . Vous avez des soupçons ? Des informations pour le Maire ?
- Ah, c'était donc ça . Il veut qu'on lui fasse son travail. Ah, bah ça commence bien ! Autant me présenter moi-même à la mairie, si c'est pour faire le boulot !
Abéliard bougonnait, et prit tout son temps pour finir son fromage.
Philippe l'attendait plus ou moins patiemment, trépignant sur place et le fixant du regard.


-Z'en voulez un bout ? Non ? z'avez tord ! L'est TRES BON LE FROMAGE D'LA MERE LUCIENNE ! dit-il à voix haute autant pour Philippe que pour René.
Finalement, c'était assez rigolo de mettre au supplice l'envoyé du colonel.
Il finit par se lever, et souffla dans le nez du pauvre Philippe :

Mon avis ? Vous lui direz qu'il est en tête de ma liste des personnes supectes. Et puis qu'un crime aussi dégoûtant ne peut être l'oeuvre d'une femme ! Mais ça, avec un peu de jugeotte, il l'aurait trouvé tout seul.
Si ça ne lui plait pas, il passera me voir en personne. On discutera en famille.

Abéliard ricana devant le visage décomposé de Philippe. Le vin servi par René commençait à faire son l'effet.
Les oreilles cramoisies, il sortit prendre l'air et fit le tour de la grand-place.
Narwaïra a écrit:
Narwaïra avait eu le temps de se rafraîchir, autant le visage que les idées, lorsque Psychoticbumpschool rentra pour le repas. Il s'excusa auprès d'elle et lui fit des reproches sur ses propos concernant son frère. Elle eut un petit sanglot qu'elle contint bien vite en se serrant contre lui et en s'excusant à son tour.

"Je ne sais pas ce qu'il se passe, c'est l'ambiance du village, tous ces évênements horribles et joyeux selon les cas, qui se mélangent, qui nous sont tombés dessus en une journée, j'ai cru perdre la raison, je suis vraiment désolée mon chéri !

Mais je suis véritablement inquiète pour Abéliard ... si ce changement dans son comportement est lié aux maltraitances de notre père, ça veut dire qu'il a été malheureux à cause de moi ... Je n'aurais jamais dû partir comme je l'ai fait et le laisser seul avec des parents qui n'avaient plus d'amour pour un enfant ... Il est tellement différent du petit Abéliard que je connaissais, plus dur, plus distant ...

Du coup, je me suis mise à voir tout le monde différemment, même toi, j'ai commencé à avoir peur, surtout avec ces horribles meurtres ... Et à présent, je ne sais plus où j'en suis ... je suis perdue, ne m'abandonne jamais, tu me le jure ? Dis, tu me le jure ?"

Elle pleurait, contre son immense torse. Soudain, elle leva la tête vers lui et ajouta :

"Mais s'il y a une seule chose dont je sois absolument certaine aujourd'hui, c'est que Hyacinthe Chalmersby est du passé pour moi. Cette vie là est terminée et même si ce n'est pas un mauvais homme, qu'on peut compter sur lui et lui faire confiance, comme la vioque lui faisait confiance, ça n'empêche que je ne retournerais jamais avec lui. Mon mariage avec lui est révolu depuis longtemps et il n'est pas question que je te quitte pour retourner auprès de lui. Tu dois me croire, me faire confiance. Ensemble, nous pouvons nous en sortir !"

Ils discutèrent un peu ensemble et finirent par se mettre à table. Abéliars ne vint pas les rejoindre, ce qui attrista Narwaïra. Il avait donc refusé son invitation ... Elle en fit part à Bump à la fin du repas, ainsi que de ses doutes ...

"Tu sais, je n'aime vraiment pas cette femme autour de qui il tourne. Elle n'a pas l'air très honnête et pour tout te dire, elle me fait peur. J'irai parler au maire cet après midi, lui dire ce que je pense d'elle. Et toi, qu'en penses-tu ? S'il faut vraiment en arriver là, je jurerai que c'est elle le démon qui a envahi Thiercelieux et que c'est elle dont il faut se débarrasser ... "
Le mystérieux étranger a écrit:
- Bien, bien bien... Merci beaucoup, Sieur Gromou. Comme toujours, vous êtes homme sur qui compter, et vous venez sauver la situation. Mais je me dois de vous poser la même question qu'aux autres concitoyens jusqu'alors interrogés : De qui me conseillez-vous de me méfier ? Votre conseil plus qu'avisé me permettrait certainement de tirer certains faits au clair. Sur qui ma confiance pourrait-elle se reposer ?
- Nous sommes au rapport, mon Colonel !
- Hein ? Quoi, déjà, vous avez fini vos interrogatoires ?
Regardant tout autour de lui, il vit que Narwaïra, Psychoticbumpschool et Abéliard étaient partis.
- Oh, je vois... c'est parfait ! Qu'avez-vous pu en conclure ?
- Qu'il faut se méfier d'Amestaccia répondit l'un.
- Qu'il faut se méfier de vous, mais pas des femmes répondit l'autre.
- ... ne répondit pas le troisième.
- Bon, nous ne sommes vraiment pas avancés avec tout ça. Amestaccia, lorsque vous aurez fini votre repas, pourriez-vous vous rendre chez le fameux Galadriel ? Nous aurions besoin d'informations à son sujet. Cela devient pressant... Même si je commence à penser qu'il n'y est pour rien dans tout ça. Oh, si seulement la vioc était encore en vie, je suis sûr qu'elle aurait eu bien des secrets très intéressants à nous confier.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:57

Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool se sentait mieux.
La matinée avait été longue et houleuse.
Mais les paroles de Waïra et le repas lui avaient remis le sourire.

S'essuyant la bouche, il dit à Waïra :

Bien, pour ce qui est de ton frère tu le connais bien mieux que moi et personnelement, je le trouve sympathique, bien qu'endurci. Quand à cette rebouteuse, je n'ai guère eu le loisir de la fréquenter. Mais je tacherais d'en savoir plus à l'auberge.
Car j'y vais de ce pas.
La seule personne en qui j'ai confiance ici, c'est toi. Et si tu me dis que le colonel est un homme bon, je me dois d'aller le voir de faire la paix avec lui et de lui apporter mon soutien. Il a connu ce village il y a fort longtemps et ces amis miliciens le connaissent encore moins. Aussi vais je aller m'entretenir avec lui.


Psychoticbumpschool rota bruyamment en se levant de table, ce qui le fit partir dans un grand éclat de rire.

Il prit son manteau, car février est frisquet, et sorti en direction de l'auberge.
Narwaïra a écrit:
Narwaïra était ravie que la situation s'améliore et que Bump décide d'agir. Cela la rassurait. Il fallait aussi qu'elle en apprenne plus sur la marchande de remèdes avant que les choses n'aillent trop loin. Mais cette fois, elle laisserait son frère en dehors de cela, bien que Narwaïra fut sûre que quelque chose les liait de plus fort que ce qu'il ne voulait admettre.

Elle débarrassa les restes du repas en chantonnant, comme pour conjurer la malédiction : la vie continuait et il ne fallait pas baisser les bras. Après tout, un démon était mort ce matin, il ne fallait pas l'oublier !

Elle avait prévu de faire un peu de ménage dans la petite maison avant de rejoindre Bump à la taverne et de voir par elle-même où en était la situation et de parler à Hyacinthe.
Abéliard a écrit:
L'air frais et la marche avaient dégrisé Abéliard.
Il croisa Bump alors qu'il retournait à l'auberge, et les pensées du jeune homme se tournèrent vers sa soeur.

Il avait fait tout ce chemin pour elle, pour la retrouver et retrouver un peu de l'esprit de famille qu'il avait connu autrefois. Il cherchait à retrouver un peu d'innocence. Mais la réalité était toute autre.
Waïra était-elle vraiment heureuse de le revoir ? N'était-il pas un rappel de ce passé qu'elle avait fui ?
Elle était mariée et coincée entre ses deux maris : le nouveau, aimant semblait-il, et l'ancien , cependant officiellement toujours le sien.
Et malgré tous ses soucis( d'hommes , de recherche d'emploi, de dangers planant sur le village) elle prenait encore le temps de se soucier de lui.


Quelle femme ! Quelle merveille !
C'est la femme la plus courageuse, la plus merveilleuse au monde et c'est ma soeur. MA SOEUR !
Je dois parler avec elle. Je dois la rassurer et la libérer un peu de ce poids qui pèse sur ces épaules.


Il retourna à la maison de Waïra et Bump.
Toc, toc, toc

Waïra ? Tu es encore là ? On peut se parler ?
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool arriva à l'auberge.

Il se rendit directement à l'étage ne parlant à personne et écartant de sa route les miliciens qui ne voyait pas d'un bon oeil de le laisser entrer chez le maire.

Il ferma la porte derrière lui.
Le colonel le regardait, légèrement surpris de le voir ici.

Bonjour Hyacynthe. Ecoutez, je suis venu en paix. J'avoue avoir vu rouge quand vous avez été élu à ma place, mais nos buts sont les mêmes, nous ne voulons que le bien des locaterciens, nos méthodes diffèrent voila tout.

Je suis donc venu faire la paix avec vous.
Vous apporter mon aide.
Je sais que Waïra dresse un mur entre nous qui nous empechera à jamais d'être ami. Mais il y a plus urgent dans l'immédiat. Eradiquons ses monstres, nos affaires personnelles peuvent attendre, et ne pas nous influencer dans nos jugements.

Je vous ai dis que nos méthodes étaient différentes. Moi je pencherais plus pour trouver des preuves et des indices. pour savoir à qui profitent ses crimes. Quand vous avez été élu, je ne m'attendais pas à l'inquisition. Depuis ce matin tout le monde soupçonne tout le monde. Le frère et la soeur, la femme et le mari, le père et le fils. C'est très malsain et surtout cela brouille nos jugements. Nous empechant de voir clairement ce qui est peut être sous notre nez.

J'ai ouï dire qu'un individu se cachait toujours. L'avez vous retrouvez ? Avez vous fait fouillé sa maison ?
Narwaïra a écrit:
Narwaïra était en train de balayer les escaliers lorsqu'on frappa à la porte. C'était son frère qui l'appelait. Elle descendit les marches aussi vite que possible, posant son balai contre la rambarde neuve et se précipita pour l'accueillir.

"Abéliard ! Tu es venu, finalement !Entre donc, tu n'as pas besoin de frapper à la porte, tu es ici chez toi, tu entres et tu sors à ta guise, d'accord ^^

Viens, entre, asseyons nous, puis-je te proposer quelque chose à boire ? Tu veux du thé ? Ou alors, peut-être bois-tu déjà de l'alcool ?"

Cela venait de lui arriver à l'esprit, il était grand à présent, et même si elle le voyait toujours comme le petit garçon qu'elle avait quitté il y a si longtemps, il fallait qu'elle se fasse à l'idée qu'il était maintenant un homme.

"Oui, parlons ensemble, nous avons tant de choses à nous dire !"
Abéliard a écrit:
Oui, je suis là.

Boire, oh oui...pourquoi pas.
Je veux bien de la tisane . J'ai déjà bien bu chez René. Je ne sais pas ce qu'il avait mis dans son alcool, mais ça m'a bien sonné.


Abéliard sourit à Waïra.

Que tu es belle ma soeur ! Plus encore que dans mon souvenir !

Abéliard lui caressa doucement la joue et la serra tout contre elle.
Puis, il prit un siège pour discuter calmement avec elle. Bump n'était pas là : tant mieux. Ce serait plus facile de discuter sans tout ce monde autour d'eux.


Que de temps perdu entre nous .
Par où commencer ?


Narwaïra fit chauffer la tisane tandis qu'Abéliard cherchait comment lui annoncer la mort de leur père.
Elle revint enfin, servit deux tasses puis prit place tout près de son jeune frère.


A nos retrouvailles petite soeur !

Abéliard leva sa tasse comme s'il s'agissait d'un verre, et but une gorgée du liquide encore brûlant.

Hummmmmmm
Bon....Narwaïra
( le ton était solennel). J'ai une nouvelle grave à t'annoncer.
Il lui prit la main doucement, et la regarda tendrement dans les yeux.

Narwaïra ...tu es ma seule famille. Waïra...Père nous a quitté....cela fait presque un an maintenant.

Alors que sa soeur pleurait, Abéliard s'agenouilla auprès d'elle lui parla doucement.

C'est pour ça Waïra...c'est pour ça que je t'es cherché partout. Cela n'a pas été simple, mais j'ai réussi. Je t'ai retrouvé.
Tu es tout pour moi Waïra. Tu es ma soeur chérie.
Je suis là ...près de toi pour te protéger, toi et ceux que tu aimes.
Je ne suis plus un petit garçon Waïra. J'ai appris à être fort.
Père m'a montré le chemin.
Amestaccia a écrit:
Amestaccia se mit à rire après la remarque du marchand velu. Il était un bien curieux vendeur et pourtant il avait l'air de réussir à vendre tout et n'importe quoi. Le capitaine lui ayant accordé toute sa confiance, Amestaccia se sentit un peu plus à l'aise avec lui.

Lorsque le capitaine lui demanda d'aller interroger le dénommé Galadriel, Amestaccia fut bien embêtée car elle ne le connaissait pas, aussi interrogea-t-elle le tavernier pour savoir où dénicher cet oiseau là. Mais elle n'obtint qu'une réponse vague de René qui ne savait pas plus qu'elle où le trouver. Aussi retourna t elle auprès du capitaine pour l'en informer.


Me voici bien en peine, mon capitaine. Le dénommé Galadriel semble avoir disparu. Je crains que nous ne devions nous passer de lui pour renforcer vos troupes et faire avancer votre enquête. Je me demande d'ailleurs pourquoi cet homme se cache ainsi. A-t-il quelque chose à se reprocher, à votre avis ?
Le mystérieux étranger a écrit:
- Sieur Psychoticbumpschool, oh, je suis bien content de vous voir. Concernant l'individu en question, j'ai envoyé Amestaccia se renseigner. Je ne sais rien à son sujet, aussi, je préfère ne rien tenter à son encontre - mais il est fort probable qu'elle soit d'ores et déjà condamnée au bûcher. Maintenant... il toussota, le temps de trouver la manière de présenter les choses. Maintenant... il me faut vous annoncer que j'ai passé le mot de voter à votre encontre, vous, le doyen de ce village - n'y voyez surtout rien de personnel, je suis sincère... mais beaucoup s'interrogent sur vous. Aussi, ais-je décidé de voter contre vous. Cela dit... je peux encore changer d'avis. Quelles preuves avez-vous pour vous innocenter, quels indices avez-vous pour nous aider à débusquer un coupable ?

Lorsque Amestaccia entra dans la pièce.
- A-t-il quelque chose à se reprocher, à votre avis ?
- Hum... à vrai dire... je ne pense pas qu'il faille se soucier de lui, il n'est pas une priorité, puisqu'il est invisible, laissons-le à l'écart, et concentrons-nous sur plus urgent ! De toute manière, il finira certainement au bûcher, comme d'autres d'ailleurs... à propos, puisque vous êtes là, que pensez-vous de notre cher Psychoticbumpschool ?
Psychoticbumpschool a écrit:
Beaucoup s'interrogent sur moi ???
Allons, il n'y a bien que pour vous que je sois suspect de quoi que ce soit.
Je n'ai jamais levé la main sur personne, et depuis votre arrivé, voilà qu'on envois sur moi des rats chargés de maladies, qu'on me suspecte de je ne sais quoi, qu'on me couvre d'opprobre. Et vous osez me dire que cela n'a rien de personnel ?
Vos miliciens disent partout que vous n'attendez qu'une chose : que je disparaisse pour pouvoir récupérer Waïra, de gré ou de force.
Et moi qui ne voulais pas écouter ces rumeurs.

En quoi suis je donc suspect.
Nous savons qui a tué le maire Dazibao et qui a tué la Vioc.
Il est mort par le feu ce matin même.

Alors de quoi m'accuse t'on ?
D'être gros et laid ?
D'être le mari de votre femme ?
Là oui, je plaide coupable.

Et moi, je commence à me demander si vous ne faites pas passer vos désirs avant le bien être du village.
Depuis votre arrivé vous n'en avez qu'après moi, aveuglé par votre jalousie.

Quelles preuves avez vous pour prouver votre bonne foi ?

Quoi qu'il en soit je ne voterais pas pour vous au bucher, moi !
De tels manigances et de tels fourberies ne sont que bien trop humaine.
Je préfère me concentrer sur les vrais monstres.
Vous n'êtes qu'un monstre de pacotilles et je ne gâcherais pas le bois du bûcher avec vous.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:58

Narwaïra a écrit:
Narwaïra était effondrée. Décidément, ces derniers jours étaient peut-être bien les pires de sa vie. Elle n'avait pas revu son père avant son décès, elle n'aurait plus jamais l'occasion de s'excuser auprès de lui ... Elle aurait dû le faire depuis bien longtemps ...

Tout en pleurant, laissant ses nerfs déjà fatigués aller, les mains posées sur le visage, elle écoutait son frère parler d'une voix lointaine ... Son père ... leur père ... Certes, il était dur, il voulait élever des hommes et en faire des personnes respectables et valeureuses ... mais c'était leur père, celui à qui ils devaient tout, même la vie ...

Elle se laissa glisser de la chaise et tomba à genoux, étreignant son frère pour pleurer sur son épaule ...

Il était mort depuis une année et durant tout ce temps, elle avait vécu la belle vie, ne se doutant de rien ! Elle était une ingrate ...


"J'aurais dû revenir, j'aurais dû revenir à la maison, c'est de ma faute, oh père, oh Abéliard, je suis vraiment, vraiment désolée, si tu savais ..."

Abéliard mit un long moment à la réconforter mais il fini par réussir à la calmer. Ils s'étaient rassis sur les chaises et Narwaïra reniflait encore un peu, mais les larmes s'étaient taries.

"Est-ce le fait d'avoir vécu seul avec Père qui t'a endurci de cette manière ? T'a-t-il fait subir de mauvais traitements ? Quelle vie as-tu subie, à cause de moi ?

Est-ce pour cela que tu es attiré par la mauvaise graine ? Ou est-ce une coïncidence ?"

La question était plus qu'étrange dans ce contexte, aussi Abéliard ne répondit-il pas, surpris par ce changement de sujet abrupt.

"Je suis désolée, encore une fois, de me mêler de ce qui ne me regarde pas ... mais cette femme à qui tu lançais des oeillades ... J'ai essayé de me convaincre que je n'avais pas à m'en occuper, que c'était ta vie et que nous nous étions retrouvé depuis trop peu de temps pour que j'ai le moindre droit de te juger, mais malgré tout, le temps, la distance, tu reste mon petit frère adoré et je voudrais moi aussi te protéger à ma manière ... Je te présente mes excuses pour ma tentative maladroite de ce matin ... Mais je dois t'avouer que ça me serre le coeur de te voir tourner autour d'une femme aussi étrange, pour ne pas dire mauvaise ... J'ai un très mauvais sentiment à son sujet ... Alors je ne te demanderai rien, mais je tenais à ce que tu saches ce que je pensais d'elle. Maintenant que c'est dit ...

Oh j'ai besoin de me changer les idées ... sinon je vais redevenir une fontaine et tu n'es pas là pour me regarder pleurer, hein !"

Elle esquissa un faible sourire. Il fallait qu'elle se reprenne. Son petit frère lui montrait l'exemple et elle allait le suivre. D'ailleurs, c'était à elle de montrer l'exemple normalement.

"Que dirais-tu d'aller nous promener, que je te montre un peu les alentours du village ? Puis nous passerons à l'auberge chercher Bump, si tu veux bien. Il faudra aussi que nous songions à passer à la mairie ..."
Le mystérieux étranger a écrit:
A Psychoticbumpschool :
- Je ... Je me doutais de votre réaction. Elle est normale, je la comprend. Seulement, j'aurai préféré que vous m'ameniez du concret, afin de m'aider à débusquer l'une de ces créatures. Mais avez-vous seulement la moindre piste pouvant nous guider quelque-part ? Je ... une douleur se fit ressentir dans son bras. Je n'ai pas besoin de votre mort pour récupérer Narwaïra, ne vous en faites pas, tout ce qu'il lui faut, c'est du temps, et que cette maudite histoire passe, pour qu'elle puisse à nouveau avoir les idées claires. Pour l'heure, mon inquiétude est la même que la votre : Plus le temps passe, et plus nous sommes nous-même en danger. J'aurais tant aimé l'aide de Gromou m'apporte quelques renseignements ! Car je sens que nous risquons gros à présent. S'adressant à Amestaccia : Faites passer le mot que j'attend les votes de chaque habitant pour le bûcher ! L'heure tourne, et le temps presse !
Psychoticbumpschool a écrit:
Tiens et ce Gromou justement. Personne n'en parle mais voilà un marchand qui arrive pour une foire chimerique au même moment ou ses crimes atroces commencent.

En voilà un que je trouve bien suspect !!

Bon je vous ai mis sur la table mon vote.

Maintenant je vous laisse et si je suis vivant demain, je vous promet de faire au mieux pour trouver des preuves au delà des "on-dit"...


Bump sortit de la chambre sans attendre de réponse et alla se boire une grande bière.

Il en avait besoin.
Abéliard a écrit:
Abéliard se sentait tout bête de venir ainsi semer le trouble dans la vie de sa soeur. Elle n'en avait pas besoin la pauvre.

Ma pauvre Waïra, je ne pensais pas que mes oeillades t'avaient perturbé à ce point. Avec ton mouchoir brodé , je croyais que c'était ta façon de me dire que tu m'encourageais....
Je n'y comprends rien.
Enfin, quoi qu'il en soit, ne t'inquiète pas. Je ne l'ai pas revu depuis un bon moment. D'ailleurs, c'est toi même qui m'a dit comment elle s'appelait.
Alors, tu vois bien....il n'y a rien de sérieux.

Allons, allons ma belle sèche tes larmes, je t'en prie.

Tu as raison, allons marcher un peu avant de retrouver Bump.


Ils sortirent tous les deux en se prenant par le bras.
Ils marchèrent silencieusement.


Ils croisèrent un des envoyés de Chalmersby qui leur demanda d'aller remettre rapidement leurs votes au maire.
Abéliard soupira.

Ca recommence ? Mais pourquoi ne peut-on vivre paisiblement ?

Narwaïra et Abéliard pressèrent le pas pour atteindre l'auberge et y retrouver Bump.
Amestaccia a écrit:
Le temps presse ! Vite, venez voter ! Dites au capitaine qui vous soupçonnez d''être un monstre, allez !!!!!!!!
Venez, !
Bougez vous !
Habitants et visiteurs de Thiercelieux, c'est le moment, le grand moment ! Indiquez à mon capitaine chéri
euhhhhhhh ! zut c'est pas ça... au capitaine Hyacinthe ! au capitaine Hyacinthe, dites lui qui est le gros monstre qui a bouffé la vioc !
Narwaïra a écrit:
Ils s'apprêtaient à entrer dans l'auberge quand ils entendirent la vendeuse de charmes faire son numéro ... Narwaïra leva un sourcil, s'arrêtant un instant. Son frère fit mine de ne pas avoir vu ni entendu la jolie jeune femme mais Narwaïra fut quelque peu interloquée par la manière dont cette femme appelait le maire. Elle grogna puis dit rapidement à son frère :

"Ecoute, je crois que je vais aller me débarrasser de cette corvée au plus vite ... Entre dans l'auberge, si tu trouves Bump tu peux le rejoindre, sinon garde moi une place, s'il te plaît ... je me dépêche !"

N'attendant pas de réponse, elle embrassa son frère sur la joue et tourna les talons, non sans jeter un regard mauvais à la femme aux cheveux bruns. Elle se rendit à la mairie où il n'y avait personne pour le moment. Soulagée, elle entra et se dirigea vers les escaliers, tournant le dos à l'urne ... Prise brutalement de tremblements incontrôlables, elle craqua. S'asseyant sur les marches, elle se mit à gémir doucement :

"Oh Seigneur, Aristote, que se passe-t-il ? Pourquoi ai-je aussi peur à présent ? Suis-je donc un monstre pour craindre mon propre mari et mon petit frère adoré ? Pourquoi ai-je si peur de la nuit à venir ? J'ai honte de m'imaginer un seul instant vivre sous le même toit que deux monstres, je sais bien que le démon se cache dans le corps de cette femme vendeuse de plantes ... C'est elle qu'il faut découvrir en première, au risque de faire d'une pierre deux coups ... Mais Seigneur, ayez pitié de moi, ne me prenez pas ma famille, les deux seules personnes au monde qu'il me reste, je vous en supplie !"

Soudain, elle aperçut une ombre dans l'encadrement de la porte d'entrée de la mairie, une ombre qui s'enfuit aussitôt qu'elle eut été vue ... Impossible de savoir de qui il s'agissait ... Narwaïra prit peur ... Pourvu que personne ne l'ait entendue ! Cette frayeur la stimula, elle courut vers le pupitre, prit un parchemin et y inscrivit le nom d'Amestaccia. Elle le glissa dans l'urne puis repartit en courant de la mairie, en direction de l'auberge. Elle y pénétra encore affolée, le coeur battant et, par réflexe, se rendit à la table où se trouvaient son mari et son frère. Inquiets, il la dévisagèrent ...

"Oh Seigneur ... j'ai eu une peur bleue ... avec toutes ces histoires ... il fait presque nuit dehors, j'ai entendu un craquement qui m'a fait dresser les cheveux sur la tête, alors j'ai courru pour rentrer vous retrouver ... Heureusement vous êtes là ..."

Elle tremblait encore en regardant la grosse main de Bump qui se posait sur son épaule pour la serrer contre lui en la réconfortant ...
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool tentait de réconforter Waïra comme il pouvait.

Il lui fit servir une bonne eau de vie pour lui faire reprendre ses esprits.

Quand elle se sentit mieux, il demanda à René une arme d'appoint. René rechigna à se séparer de sa hache mais il lui confia tout de même une grosse masse.

Ainsi armé, Psychoticbumpschool prit Narwaïra sous son bras et appela Abéliard à ouvrir la marche jusque leur demeure.

La nuit était noire même sous la lune pleine et tous leurs sens étaient à l'affût.

Soudain Abéliard s'arrêta net. Un bruit venant d'une ruelle alentour. Psychoticbumpschool s'arrêta et écouta. Il l'entendit. Il confia Waïra à son petit frère sans un mot, sans faire de bruit et se dirigea vers la ruelle, sa masse dressée dans son poing. Il s'approcha doucement, vit une ombre. Petite. Toute petite.

Un chat.

Psychoticbumpschool se détendit et couru rejoindre les autres.
Il avait la chair de poule et ils rentrèrent finalement au pas de course.

Arrivé à la maison, il convint avec Abéliard de faire le guet à tour de rôle.
Après un long palabre et un pierre-feuille-ciseau, Psychoticbumpshool hérita du premier tour.

Il borda Waïra et l'embrassa, espérant que ce ne serait pas la dernière fois et s'installa profondément dans le fauteuil, dans le noir, à l'écoute du moindre son.

Une demi heure plus tard, il dormait comme un bébé.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 5:59

Dazibao a écrit:


Une fois de plus - la quatrième depuis que nous portons l'attention sur ce village maudit - le soleil se leva, comme si de rien n'était.
Tranquillement il réchauffa l'air et amena lumière et vie à Thiercelieux.
Et flammes ?

Ah non. C'était les villageois qui avaient créer les flammes, pas le soleil. Faut pas tout lui reprocher non plus. Donc les villageois avaient allumé un grand feu... et y faisaient brûler l'un des leurs : un certain Galadriel, alias Kimarhi.

Décidément les locaterciens avaient des moeurs bien étranges. Sous prétexte que les loups-garous n'avaient dévorés personne cette nuit, ils en profitaient pour brûler un villageois de plus. Aucune logique, je vous jure !
D'un autre côté il aurait dû voir cela venir, le charbonneux, puisqu'il possédait des dons de voyance. Ou bien les autres étaient si effrayés par la présence de quelques démons alentour qu'ils n'entendaient même plus la sagesse des plus précieux d'entre eux ?


Les deux vautours - philosophes observateurs extralucides - dressaient ainsi leurs étranges hypothèses en décrivant de grands cercles au-dessus de la place de Thiercelieux. Les deux volatiles charognards avaient pris l'habitude de survoler tous les matins le village, car ils y trouvaient souvent un ou deux cadavres, cru ou cuit, de plutôt bonne facture. Or les relais gastronomiques se faisaient rares pour les deux oiseaux de mauvaises augures.

Déjà les villageois se dispersaient, vacant à leurs occupations respectives, et laissaient place nette aux deux compères. Ceux-ci ne se firent pas prier, ni trop voir. Ils descendirent en cercles concentriques le long de la colonne de fumée jusqu'à l'amas de bois et de cendres, surmontée du corps calciné du malheureux (et pourtant victorieux) désigné par le vote populaire.

Becs crochus et griffes acérées firent des lambeaux de la chair calcinée, lesdits lambeaux étant bien vites gobés par les deux vautours, avant qu'un villageois ne s'amusent - encore - à les chasser de la dépouille.
Narwaïra a écrit:
Narwaïra avait mal dormi, son sommeil avait été agité, entrecoupé de cauchemards et elle s'était réveillée de nombreuses fois pour écouter les bruits de la nuit, inquiète. A un moment, il lui avait semblé entendre des grattements, des frottements ou elle ne savait trop quoi, elle n'avait pas réussi à qualifier ces sons ... Puis plus tard un bruit de verre brisé ... Mais ce matin, alors qu'elle s'éveillait à nouveau et qu'elle voyait cette fois le soleil poindre, elle se demanda dans quelle mesure elle n'avait pas rêvé ces bruits.

Après s'être rapidement habillée, elle descendit pour trouver son mari ronflant sur une chaise inconfortable et son frère posté dehors près de la porte. Elle s'approcha de lui et lui murmura pour ne pas réveiller Bump :


"Tu as l'air épuisé, on dirait que tu es resté éveillé la moitié de la nuit, ça va ? Le jour sera levé complètement dans quelques minutes, on devrait être en sécurité maintenant ... Viens, je vais nous préparer quelque chose à manger."

Avant de refermer la porte, elle jeta un oeil dans la ruelle ... mais ne vit rien. Ensuite, tandis qu'elle faisait chauffer le lait et préparait de grandes tranches de pain pour tout le monde, son frère essaya tant bien que mal de mettre la table, ouvrant pour ce faire tous les placards, tous les tiroirs. Cela les fit rire, ce qui réveilla finalement Bump. Ils déjeunèrent tous les trois ensemble avant de se préparer à aller au centre du village pour connaître les dernières nouvelles.

Arrivés là, ils apprirent qui brûlait ... Narwaïra fâchée, s'exclama :


"Mais je lui avais dit pourtant, que cet homme n'était pas un démon et qu'il pouvait nous aider ! Je lui avais dit !! Et qui donc a été tué cette nuit alors ?

-Ah ma p'tite dame, personne cette nuit, le Seigneur et Aristote nous ont protégé !
-Personne ? Mais alors pourquoi avoir brûlé quelqu'un ?
-Ca, dame ! Il sentait drôlement mauvais, il ne pouvait venir que des profondeurs de l'enfer !
-Parce qu'il sentait mauvais ??"

Narwaïra sentit qu'on lui touchait le bras. Elle regarda son mari qui secoua la tête d'un air affligé. Il ne fallait pas discuter avec une commère ni chercher à comprendre la folie des hommes quand ils sont paniqués comme l'étaient les Locaterciens ces jours-ci, chose bien compréhensible. La jeune femme soupira et suivit son mari et son frère qui se dirigèrent vers la taverne, qui était devenu une sorte de quartier général, à présent. Cependant, quelque chose perturbait Narwaïra. Elle repensa à ce qu'elle avait entendu ce matin et cette nuit ... Se pourrait-il que les bruits de cette nuit, le verre brisé notamment, aient un lien avec le fait qu'il n'y ait eu aucune victime durant la nuit ? Ou avait-elle effectivement rêvé ces bruits ?
Psychoticbumpschool a écrit:
Des rires réveillèrent Psychoticbumpschool.

Il se sentit tout d'abord gêné de s'être endormi pendant sa garde, mais les rires de Waïra et de son frère le rassurèrent. Aucun monstre n'avait pénétré leur demeure et ils étaient tous sains et saufs.

Il les rejoignit pour manger.
C'était rare qu'il petit déjeune à la maison, il préférait habituellement le faire à l'auberge. Une habitude qu'il tenait de l'époque où il était lui même aubergiste.

Apparemment Abéliard, en venant prendre son tour de garde avait trouvé Bump si profondément endormi qu'il ne le réveilla pas, préférant l'avoir près de lui en cas d'alerte.

Enfin ils allèrent en ville, pour apprendre notamment ce qui s'était passé durant la nuit. Et là, rien... il ne s'était rien passé. Mais les villageois avaient tout de même décidés de brûler à nouveau quelqu'un. Un innocent cette fois. Et voyant de surcroîts.

Mais aucune trace visible d'aucun monstre, d'aucune sorte.

Il y avait du monde à l'auberge.
Les locaterciens étaient fières d'eux.
Ils juraient que les bûchers avaient fait peur aux monstres et que ceux ci avaient du fuir le village, craignant trop pour leur vie pour y rester.
Peut être que le sort de Raymond avait suffit à les effrayer.

Et en regardant autour de lui, Psychoticbumpschool remarqua effectivement l'absence de quelqu'un, le marchand, ce Gromou, il ne l'avait plus vu depuis la veille au matin. Lui qui avait si vite fait ami ami avec le maire et la milice, l'aurait il fait uniquement pour partir discrètement du village.

Après tout, les attaques avaient commencés à son arrivé et elles avaient cessé dés sa disparition. Cela ne pouvait être une simple coïncidence.

Psychoticbumpschool décida qu'il en ferait part à son entourage et au maire dés qu'il en aurait l'occasion.

Mais déjà d'autres villageois dans l'auberge, ayant certainement eu le même cheminement de pensé, en parlaient à voix basse.
Abéliard a écrit:
Quelle nuit étrange !
Bump avait choisi de prendre le premier tour de garde.

Abéliard ne s'y était pas opposé, après tout Bump était le maître de cette maison.
Du coup, Abéliard avait essayé de trouver un peu de sommeil, en s'allongeant sur son lit de fortune. Mais les idées tournaient dans sa tête à une vitesse folle : il voyait sa soeur prise de panique et doutant de tout le monde, son beau-frère perdant sa bonhomie, l'ex beau-frère-mort-et puis revivant prendre le pouvoir sur la ville, la brune aux plantes exécuter une danse lassive, le marchand ambulant boire plus que de raison et tenir des propos incompréhensibles....tout tournait, tout se mélangeait ...


Ahhhh!

Abéliard se releva d'un bond, trempé de sueur. Un cauchemar, ce n'était qu'un cauchemar !

Un peu hagard, Abéliard entrouvrit la porte de sa chambre pour écouter les bruits de la nuit....
Il crut entendre parler.
Cette fois, tout à fait réveillé, il prit sa dague finement aiguisée et avança à pas feutrés. Il poussa un porte....rien
Il poursuivit le couloir....les bruits venaient de là....la porte s'ouvrit en silence....Waïra ! Que disait-elle ? A qui parlait-elle ?
Pauvre petite soeur! Toutes ces émotions l'avaient ébranlée . Et voilà qu'elle parlait dans son sommeil.
Abéliard hésita à aller la réveiller, puis y renonça. Il valait mieux la laisser un peu tranquille : un mauvais sommeil lui serait préférable à pas de sommeil du tout.

Abéliard descendit l'escalier et perçut une grosse masse sombre dans un coin. Ca devait être Bump. Bravo le beau-frère ! Tu parles d'un garde ! S'endormir pendant son tour de surveillance ! pff !

Alors, Abéliard prit sa vieille cape restée accrochée devant la porte d'entrée, s'en emmitoufla et prit son tour de garde, dehors, devant la porte.
Le lendemain, au petit jour, Narwaïra vint le voir.

Citation :
"Tu as l'air épuisé, on dirait que tu es resté éveillé la moitié de la nuit, ça va ? Le jour sera levé complètement dans quelques minutes, on devrait être en sécurité maintenant ... Viens, je vais nous préparer quelque chose à manger."

La pauvre ! Elle aussi avait la mine défaite : le teint plus blanc qu' à l'ordinaire, les cheveux en désordre, les yeux cernés.
Abéliard ne le lui fit pas remarquer, à quoi cela aurait-il servi ?
Bon, la nuit ne s'était pas trop mal passée mais tout danger n'était peut-être pas encore écarté. Déjà aider Waïra à préparer le repas...
Mais où sont les bols ? et les cuillers, et les couteaux ?

Waïra observa son frère puis éclata de rire. Abéliard ne tarda pas à l'imiter. Quel bonheur de rire ! Quel soulagement après la tension des dernières heures !
Bump se leva et vint prendre le déjeuner avec eux, puis ils partir tous les trois ensemble en direction de l'auberge.

On apprit la mort d'un homme . Les monstres avaient encore frappés ? Que nenni ! C'était l'oeuvre des hommes. Ils avaient agi sur ordre du maire.

Moi, je vous le dis....on ne vivra pas tranquillement ici tant qu'on ne saura pas vraiment si il y du danger.
On a tué un innocent et tout ça pour quoi ? par peur !
Cette peur, c'est le colonel qui l'instaure...ça lui permet d'asseoir son pouvoir sur les pauvres d'esprit.
Grrrrrr! C'est détestable !
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 6:00

Narwaïra a écrit:
Lorsqu'ils s'intallèrent tous les trois à une table, Narwaïra regarda un peu les personnes présentes. Il n'y vit ni le maire, ni le gros marchand en qui le maire avait placé sa confiance. Dommage, elle aurait aimé leur parler à tous les deux.

Beaucoup de villageois qui étaient arrivés récemment semblaient sur le point de repartir, des carrioles étaient prêtes sur la grand'place, des balluchons sur les épaules ... mais les plus anciens avaient apparemment décidé de résister. En effet, ceux qui avaient déjà commencé à investir dans ce village ne voulaient pas tout perdre maintenant ! C'était d'ailleurs le cas de Bump et Narwaïra.

Bump voulu leur commander des bières, mais Narwaïra refusa, elle ne buvait pas beaucoup d'alcool, mais jamais si tôt le matin !

Puis elle prit la parole, à la fois pour réfléchir et pour partager ses réflexions et celles de son mari et de son frère.


"Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi un innocent a été brûlé. Je veux dire, à qui profite la mort d'un villageois aussi talentueux ? Aux démons uniquement, non ? Je ne crois pas que les démons aient quitté le village, contrairement à ce qu'on entend. Non, je crois que quelque chose ou quelqu'un est intervenu cette nuit. Donc il reste des démons. Et peut-être même qu'il reste plus de démons que de villageois !"

Elle réfléchit quelques instants avant de continuer :

"Peut-être ... c'est une idée folle je sais, mais peut-être est-il possible qu'un démon ait asservi un villageois, le soumettant à sa cause ? L'obligeant à le protéger d'une manière ou d'une autre ? Par un chantage par exemple ? Je ne sais pas ... mais ce sont les deux seules explications que je vois pour qu'un pauvre homme qui n'avait rien fait à personne ait disparu dans les flammes ce matin.

S'il y a plus de démons que de villageois, j'ai bien peur que nous ne soyons perdus ... Ce n'est d'ailleurs pas mieux si un villageois nous trahit pour suivre la cause d'un démon ! Mais qui serait-ce ? Aucun de nous trois, j'en suis presque certaine ... Si j'étais un démon avec ce pouvoir, je choisirai de prendre le maire. Qui de mieux ? Il a plus d'influence que quiconque dans les décisions de la ville et en plus je crois bien qu'il a une excellente capacité à se défendre en cas d'attaque, quelle qu'elle soit. Mais si tel était le cas, nous serions alors tous perdus ..."

Elle inspira profondément ... elle recommençait à avoir peur, mais elle essayait de se maîtriser cette fois. Il fallait que son esprit reste clair pour analyser au mieux la situation. Et pour comprendre ce qu'il se passait derrière le masque de chaque personne concernée.
Jean Gromou a écrit:
Il descendit de fort bonne humeur... il allait mieux, visiblement mieux...
La veille il avait passé son après-midi dans l'écurie à faire son inventaire...

Il avait dressé la liste des biens et marchandises qui pouvaient être utiles aux paysans locaux...
Il avait supprimé de cette liste la barque, les sacs de céréales restant, qui servaient à la caler...
Pour ce faire, il avait retiré de la carriole la barque, posé les sacs à terre

Manifestement, au vu de la mode locale, très tendance haillons, quelques vêtements feraient bon effet sur le marché... Il laissa sous la barque les plus beaux, il ne fallait pas pousser quand même, nous n'étions pas à la cour du Roy...

Il retira donc les plus beaux et les plaça sur les sacs...

Restait donc les poires marronées... le poisson presque vivant... le pain dur... quelques vêtements simples... et les manches, dont quelques-uns avaient été un peu abimés lorsqu'il les avait utilisés pour réparer sa roue... comme écorchés...
écorchés... comme les trois qu'il avait autour du cou... huhuhu... des manches à sorcières ça devait avoir des signes mystérieux dessus... il s'appliqua à faire des encoches dans la moitié de son stock et remisa le reste près des beaux atours...
Ensuite, avec de la ficelle il fit quelques étoiles de protection... prépara deux ou trois affichettes...
Tout était prêt pour le lendemain...
Il plaça la barque sur ses réserves au sol, bacha la carriole et monta se coucher non sans avoir mangé quelques poires marronées visiblement invendables, même à un aveugle... mais il n'allait pas les jeter, fallait pas gacher... Il était parti se coucher et s'était endormi de fort bonne humeur !

Le matin donc, Il descendait l'escalier et apostropha René d'un joyeux :


René ! Pour le déjeuner ! Je voudrais une carpe aux poires marronées !

il s'arrêta devant le comptoir...

Ah... toujours pas de ça en stock... c'est regrettable mon petit René... regrettable, je vous dis moi... vous devriez aller faire des courses, un marchand va sans doute s'installer devant votre boutique... vous devriez lui rendre visite...

Il sortit en saluant de loin la belle rousse et les deux hommes qui étaient assis avec elle...
il aperçut le bûcher

Les locaux avaient encore brûlé un habitant du coin, ça devait être le sport favori... on lui dit son nom, il ne l'avait jamais vu et n'éprouva aucune compassion...
Il se rendit dans l'écurie et détacha Décès.


Allez, viens mon grand, on va travailler...

Il accompagna la carriole devant la taverne et commença à déballer sa marchandise...
Cela lui prit un peu de temps... quand tout fut prêt, il installa ses affichettes...

sur la caisse des poissons d'abord


Citation :
Poison d'eccepsion
frai paiché
attension ! le poison gromou rant intelijean !
21 écu piaice !

Sur celles des poires ensuite...

Citation :
Poir maroné
produi d'eccepsion ausi
a servire avec des carp
ces trè bon !
11,2 écu par livre

ses vêtements...


Citation :
vetemen de grande fractur !
jamai porté
garanti a vie
30 écu les chause inusable
125 écu la chemise imaquulé
77 écu les brè

ses pains...


Citation :
Pin de longe vie
coupe l'apeti de fasson a fair dè econommi
7,15 écu la mich

et enfin, ses manches...


Citation :
manche a sorciair
protaige des monstre et des maléfisse
vandu sou forme anti-lougarou
(étouale a 6 brench)
47 écu l'étouale

Un dernier panneau...

Citation :
le marchan est dan la tavern
Je manje tou ceu qui touche au marchendise
meme les enfan
meme les ceusse qui save pas lir
signer :
Jean Gromou, marchan embulan

il appliquait cette formule depuis fort longtemps et elle marchait bien.
il retourna dans la taverne pour boire une bonne bière avant l'affluence...
Le mystérieux étranger a écrit:
Le colonel n'avait pas passé une mauvaise nuit. Bien au contraire, il se sentait requinqué.
On lui apprit assez vite que les loups n'avaient fait aucune victime.
Cela était parfait.
Mais...

- Mais ?
- Regardez par vous-même, lui conseilla le soldat.- Nous voulons plus de moyens !
- Nous voulons plus de moyens !
- Nous voulons plus de moyens !
Hyacinthe vit Richard, Philippe et Louis tournant en rond pancarte à la main.
- Par Aristote ! La milice manifeste, elle fait grève ! Alors là, les villageois sont vraiment mal barrés... Ah ! AHAH ! HAHAHAHAHAHAHA !
Le colonel fut subitement pris d'un fou-rire nerveux.
- Alors nous allons tous mourir !
Tout en s'esclaffant, il entra dans l'auberge, et s'adressa à l'assemblée :
- Mes amis ! J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer ! Ah ! Ah ! Nous allons tous mourir ! Les démons fourmillent en Thiercelieux : Loups-garous, vampires, goules, il y en a pour tous les goûts ! Mais ne vous affolez pas, rien n'est perdu pour autant... nous allons combattre le mal par le mal, et je m'en vais faire un pacte avec le diable pour sauver notre village !
Levant le bras, le gauche, bien haut, il déclara à qui voulait bien l'entendre :
- Démons ! Je sais que vous agissez par deux. Vous êtes des monstres et êtes en quête de sang... Mais n'oubliez pas que vos corps d'humains ont un coeur, et que celui-ci pourra en tromper certains. Oui, même certains démons sont amoureux, et vous ne pourrez jamais être certain que votre acolyte ne vous trompera pas ! Aussi, j'offre mon aide à qui le désirera. Au moins l'un d'entre vous se fera léser. Jean Gromou, mon second ne m'a pas encore bien aidé, il ne m'a indiqué aucune personne de confiance ! De sa part, je ne sais rien ! ni nom ni tandem ! Aussi, j'offrirai ici même et de manière officielle ma succession au démon lésé, afin de rétablir l'équilibre !
Nous sommes tombé au milieu d'une guerre. C'est notre village, mais c'est leur guerre. Quel que soit le vainqueur, nous serons tous perdant !
Le colonel regarda tout autour de lui. Devant l'incompréhension de plusieurs villageois, il ajouta :
- Non, je ne suis pas devenu fou. J'ai décidé de jouer gros, mais il reste encore des chances. Que le démon lésé vienne à moi, et nous pourrons luter contre nos ennemis communs, et s'assurer que la mairie ne leur revienne pas. Ensuite, hé bien... il fera ce qu'il voudra de ma dépouille !
N'attendant pas d'acclamation ni d'applaudissement, à juste titre car il n'y en eut pas, le colonel rejoignit l'appartement de la vioc.
- Les intéressés sauront où me trouver !
Narwaïra a écrit:
Narwaïra observa le marchand auquel elle désirait parler, sortir, installer sa carriole et son étal devant l'auberge puis revenir s'installer à une table. Elle s'apprêtait à aller lui parler, cherchant juste l'argument pour expliquer cela à sa famille quand le colonel descendit de sa chambre, un sourire quasi hystérique sur le visage.

Elle écouta attentivement ses propos, réfléchissant à toute vitesse ... Lorsqu'il eut fini, les commentaires fusèrent rapidement de droite et de gauche au sujet de ce qu'il avait dit.

Elle n'attendit pas plus. Elle se leva et, sous le regard interrogateur de Bump et Abéliard, elle les rassura :


"Je vais poser une question qui me taraude depuis ce matin à ce fou de maire. Je redescends aussitôt après et je vous tiens au courant, d'accord ?"

Elle quitta la table, fit un petit détour dans la salle pour passer près de la table du marchand ambulant. Elle lui souffla au passage :

"Venez avec moi tout de suite, ne posez pas de question, nous n'avons pas le temps. Dépêchez-vous."

Ne lui laissant pas le temps de répondre, elle continua son chemin, montant les escaliers et se dirigeant vers la chambre qui semblait être celle du colonel, celle de feu la vioque. Lorsqu'elle frappa à la porte, elle fut rejointe par le marchand qui arborait un air tellement étonné qu'elle se demandait s'il était seulement au courant de ce qu'il se passait dans le village. Le colonel vint leur ouvrir et lui aussi prit un air surpris, extrêmement surpris. Narwaïra entra, ne lui laissant pas le temps de parler, elle commença aussitôt :

"Non, je ne suis pas ce démon lésé que tu as appelé tout-à-l'heure. Entrez Messire le marchand, et fermez précautionneusement la porte derrière vous en vous assurant que personne ne vous a suivi. Voilà, merci. Asseyons nous, nous avons peu de temps, je dois redescendre rapidement. Ecoutez moi.

Hyacinthe, ton discours m'a permis de remettre les morceaux du puzzle à leur place. Je n'avais pas pensé aux vampires. Je me demande ce qui t'a fait penser à ça, mais nous verrons plus tard. Pour l'instant, j'estime que nous sommes pratiquement les derniers villageois restés humains, du moins en grande partie."

Elle jeta un regard en biais au marchand.

"Hyacinthe, tu as toujours affirmé ta confiance en cet homme. Je te réitère ce que je t'ai dit l'autre jour : il n'aurait pas fallu laisser brûler l'inconnu de ce matin et j'avais eu raison, il aurait pu nous aider. Je suis sûre que d'une manière ou d'une autre, il était lié à la vioque, il avait longuement regardé en direction de sa fenêtre avant de rentrer dans la maison abandonnée en face. Donc les personnes les plus précieuses sont presque toutes perdues aujourd'hui, nous devrons nous débrouiller sans elles. Mais contrairement à ce que tu as dit tout-à-l'heure, tout n'est pas perdu.

Je peux d'ores et déjà vous apporter une information capitale. Oui, les démons s'aiment entre eux, mais sous leur forme humaine et non démoniaque. Et les deux démons qui s'aiment sont Amestaccia, la vendeuse de remède brune, et mon cher petit frère Abéliard. Par ma faute, je dois le confesser. J'ai pensé bien faire, mais quand j'ai compris ce qu'était cette femme, il était trop tard ... Donc en nous débarrassant de l'un, nous tuerions l'autre, d'une pierre deux coups.

Les humains ne doivent sans doute pas savoir qu'ils sont des démons, sinon quel homme sain d'esprit accepterait de se transformer en monstre pour massacrer et tuer ses semblables ? Du moins cela doit-il être vrai pour les lycans. S'il y a un vampire, c'est une affaire différente, et comme tu l'as dit, nous devons prendre en compte le fait qu'il y a une goule. Et je pense que cette goule est présente actuellement dans cette pièce. Je ne le suis pas moi-même et j'aurais tendance à penser qu'il s'agit de monsieur ici présent."

Elle désigna de la tête le marchand, qui eut l'air encore plus surpris, ce qui pourtant semblait difficile.

"Il faut envisager deux cas de figure pour nous en sortir. Le premier, nos deux tourtereaux sont des démons d'espèce différente. Alors les deux autres démons, Bump et Monsieur Gromou -il s'était présenté entre temps-, seront forcément victimes de cette alliance. Car le loup trahira son partenaire et le vampire trahira sa goule.
La seconde option est la suivante : les deux amoureux étaient déjà partenaires avant, ils sont tous les deux des lycans ... Dans ce cas-là, nous n'avons aucun soucis à nous faire, débarrassons-nous d'eux !

Mais dans les deux cas de figure, il nous faut savoir qui est le vampire. Et cela, seule la goule le sait. Si ce n'est pas Sieur Gromou, alors c'est toi, Hyacinthe et cette hypothèse est valable dans les deux cas : il y a tout intérêt à coopérer ensemble pour nous en sortir. L'un de nous trois mourra de toute façon, mais si deux sur trois peuvent être sauvés, je suis prête à courir le risque.

Qu'en pensez-vous messieurs ?"

Elle était extrêmement nerveuse, tendue. Son pied battait la mesure au sol tandis qu'elle avait parlé et maintenant, tandis qu'elle attendait une réponse. Il fallait faire vite, son mari et son frère l'attendaient en bas. Elle ne pouvait penser à eux autrement que comme à sa famille, mais il fallait se rendre à l'évidence : ils avaient été contaminés et transformés en démons, sans aucun doute contre leur gré ... Elle se demandait seulement quand cela était arrivé ... Elle se leva, ouvrit la porte précautionneusement pour vérifier qu'il n'y avait personne sur le palier ... tout était calme et apparemment désert ... Elle revint s'assoir face aux deux hommes qui réfléchissaient.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 6:02

Abéliard a écrit:
Le village était en pleine hystérie. Certains préparaient leurs bagages pour fuir, d'autres affûtaient leurs armes et discutaient tactiques d'éradication.
Le marchand ambulant poilu semblait imperméable à la nervosité ambiante. Abéliard commençait à la trouver sympathique.

Enfin un qui ne s'amuse pas à semer le trouble pour en profiter.

A peine eut-il le temps de mettre des mots sur sa pensée que le Maire apparut, l'air très étrange parlant de monstres qui avaient envahis totalement le village.

Sa déclaration eut beaucoup d'effet sur Waïra. Elle fit un bond, les mains tremblantes et courut parler à Hyacinthe. Pour lui poser une question avait-elle dit.

Ma pauvre Waïra...souffla t-il entre ses dents.
Le maire avait parlé de monstres agissant en couple, mais de couple Abéliard n'en connaissait qu'un. Il regarda son beau-frère avec un yeux en coin. Etait-il un monstre ? Sa soeur aussi ?
Allons, voyons Abéliard, ne sois pas stupide ! réfléchis....

Oui, mais.....
Abéliard se rapprocha de son beau-frère, et chuchota à voix basse:

Dites moi, Bump.... Waïra a-telle été toujours comme ça ?
Je veux dire....vous l'avez toujours connue comme ça ? Parce que dans mon souvenir, elle était beaucoup moins nerveuse...plus terre à terre...
Elle se laisse embobiner par des ragots, là.
Je ne la reconnais pas. Bon, je sais bien ....à l'époque, je n'étais qu'un gamin.
Mais, quand même....je me demande....
Que croyez vous qu'elle fasse là-haut ? Pourquoi faire ça en cachette ?

Je ne voulais pas vous en parler, me mêler de votre couple....mais je m'inquiète beaucoup pour elle.
Je crois qu'elle panique totalement et serait même prête à nous croire coupables des pires choses.
Psychoticbumpschool a écrit:
Oui Abéliard, je ne suis hélas que trop d'accord avec toi.

Mais ces événements nous ont tous perturbés. Et ta soeur doit en plus gérer le retour de ce colonel et le tien. Elle a le droit de péter un peu les plombs.

Regarde Abéliard, elle est en train de monter avec le gros marchand.

Les murs là haut sont fins, c'est pour ça que la Vioc y demeurait, et tu as le pas agile. Monte discrètement derrière eux pour savoir ce qui se passe. Pendant ce temps, j'essayerais d'en savoir plus au sujet de ce marchand, je vais aller de ce pas à l'écurie inspecter sa carriole.

Vas y maintenant, la voie est libre.


Psychoticbumpschool se leva et se dirigea vers l'écurie, renversant une table au passage. Cela fit assez d'animation pour que personne, pas même les miliciens, ne voit Abéliard monter l'escalier sans bruit.

Il fit ensuite une découverte des plus étrange. La carriole du Gromou était bien là. Mais à part des morceaux de bois vermoulus, quelques tonneaux vides (ou plein de sciure et d'insectes morts ou vivants) et des vieux chiffons gras, elle ne comportait rien.

Gromou avait étalé une partie de ses marchandises devant l'auberge, ne se donnant même pas la peine d'aller sur le marché et ne craignant pas de se faire voler. Psychoticbumpschool vit les panneaux que le "marchand" avait installé devant l'auberge en y revenant.

Ses poires marronées était plus que blètes, elles avaient duent être vertes dans leur jeunesse mais aujourd'hui... mais pour sur, elles étaient marrons.
Ses poissons empestaient au grand bonheur des mouches qui commençaient déjà à y pondre leurs larves.
Quand au reste, même si c'était en meilleur état que ce qui restait dans sa carriole, ça ne volait pas haut. Et Bump comprit vite pourquoi Gromou ne craignait pas qu'on le vole.

Gromou avait peut être été marchand ambulant dans une ancienne vie, mais il ne l'était pas plus aujourd'hui que Psychoticbumpschool était danseuse étoile.
Soit il était fou, soit il était complètement fou.

Psychoticbumpschool opta pour la deuxième solution et y ajouta une schizophrénie aiguë.
Jean Gromou a écrit:
Tout était allé très vite, sacrément vite...
il était entré dans la taverne et commençait à peine à tremper ses lèvres dans sa bière que le Maire était descendu et l'avait appelé son second... second d'un maire, c'était drôle ça...
A peine avait-il fini qu'il était monté demandant à un loup garou de monter à sa suite.
Il se retournait vers l'assistance, prêt à sortir une idiotie bien grasse et faire rire les buveurs locaux histoire de s'attirer leurs bonnes faveurs de clients potentiels que la jolie rousse se dirigeait vers lui, lui parla à voix basse et lui demanda de la suivre...
Il dû rougir...
Il eu à peine le temps de lui sussurer un "Voyons, madame... votre mari est là"... que déjà elle l'entraînait vers une chambre à l'étage...

Il fut un peu déçu lorsqu'elle le fit entrer dans la chambre du maire... il avait dû louper un épisode...

Ensuite, elle lui demanda de vérifier que la porte était bien fermée et que personne ne les suivait... pfff... comme si quelqu'un avait envie de voir ce qu'il allait faire avec cette dame... à part peut-être son mari... ou son frère...
Il resta quelques instants derrière la porte entrouverte mais ne vit personne monter, juste le bruit d'une table qui se renverse, en bas...
Il ferma la porte pour écouter la suite...

il essaya d'intervenir mais ne réussit pas à en placer une...


"(...)j'estime que nous sommes pratiquement les derniers villageois restés humains, du moins en grande partie."

Comment ça les der...

Mais elle parlait sans cesse, il écouta sans trop comprendre puis...

"(...) Et je pense que cette goule est présente actuellement dans cette pièce. Je ne le suis pas moi-même et j'aurais tendance à penser qu'il s'agit de monsieur ici présent."

Quoi ?

"(...) L'un de nous trois mourra de toute façon, mais si deux sur trois peuvent être sauvés, je suis prête à courir le risque.

Qu'en pensez-vous messieurs ?"


il l'observa se levant pour surveiller la porte...

Que voulez-vous que j'en pense ? Vous me traitez de goule ! Je n'en suis pas une ! Est-ce que j'ai une tête de goule moi ? C'est tout poilu une goule ? ça porte un croix à six branches anti maléfices une goule ????
Non... ce n'est pas possible.
Si j'ai bien compris, si ce n'est pas moi la goule, c'est monsieur le maire qui l'est... et vous madame vous êtes quoi alors ?
Narwaïra a écrit:
"Une goule, monsieur, peut être absolument n'importe qui, même un poilu portant un talisman quelconque oui. N'importe qui qui aurait été choisi par un vampire. Quant à moi, je ne suis qu'une simple villageoise, rien de plus. Il m'arrive de jouer les entremetteuses lorsque je trouve que deux personnes vont bien ensemble, ce qui me permet d'affirmer que dans ce village, une personne mourait de chagrin si une autre très précisément mourait tuée. Les deux personnes que j'ai citées tout-à-l'heure. Mais cela mis à part, je n'ai rien de spécial et surtout, surtout, je ne suis pas au service d'un quelconque vampire."

Elle le regarda dans les yeux, l'observant attentivement jusqu'à ce qu'il en rougisse. Puis elle se tourna vers le colonel et le fixa tout aussi attentivement, attendant sa réponse à lui.
Amestaccia a écrit:
Après une nuit passée à dormir sur un banc de l'auberge, alertée par des cris et des hurlements, Amestaccia avait assisté à la scène macabre sur la place du village. Le pauvre homme qu’elle n’avait pas réussi à trouver la veille, venait d’être brûlé sur la place publique alors qu’il était innocent. Il s’était pourtant bien caché le bougre, mais au petit matin, les gardes du maire avaient fini par le retrouver.



Elle fit un rapide tour de marché et trouva enfin ce qu'elle cherchait. Elle échangea quelques gousses d'ail avec une paysanne contre de la lavande sèchée, puis d'un pas décidé, se dirigea vers l'auberge.

Devant l'entrée de l'auberge se trouvait un étrange fratras de produits plus infectes les uns que les autres. Elle se demanda qui pouvait bien manger de telles horreurs.

Elle se pinçat le nez et passa rapidement pour ne pas vomir sur place. Elle prit ensuite une grande inspiration et se concentra sur son objectif.

...


Furieuse plus que jamais, elle entra dans l’auberge déjà bien pleine, et ne voyant pas le maire dans la salle, elle monta quelques marches de l'escalier qui menait aux chambres et invectiva le maire qui devait se terrer dans la chambre de la Vioc, la chambre aux murs aussi fins qu'on entendait tout ce qui se passait en bas.



Mossieur le vil séducteur, sorti de sa tombe pour apaiser ses envies, oui Mossieur le maire, c'est à vous que je parle. C’est ainsi que vous comptez chasser les démons ? En faisant brûler des innocents ! Je vous vois bien mal parti pour y réussir, à moins que ce ne soit les villageois que vous vouliez voir périr !



Puis apercevant le frérot rêveur posté en haut des marches, elle le regarda interloquée, se demandant ce qu'il faisait là. Sans chercher plus à comprendre, elle redescendit rapidement les quelques marches et se tournant vers la table où était assis le vrai mari grognon, elle s'adressa à lui, sachant que le jeune homme la haut et le maire terré dans sa chambre entendraient tout aussi bien.



Dites donc vous autres, ne pensez vous pas que nous avons fait erreur en choisissant ce maire ? Il vient de prouver qu’il est un incapable. Debout villageois, révoltons nous ! Envoyons le sur le bûcher. Je suis bien certaine qu’on ne sera pas déçu du spectacle.
Le mystérieux étranger a écrit:
Le maire colonel étrangement mystérieux fut subitement surpris en entendant des propos agressifs de la part d'Amestaccia, qui ne tarda pas à redescendre au rez-de-chaussée.
- Hum... Il semblerait que les derniers événements n'aient vraiment pas plu à certains... Pourtant, c'était bien à elle de se charger d'espionner feu Galadriel, elle a sa part de responsabilité. Bon. Reprenons, nous avons plus à redouter de l'avenir. Tout d'abord, je me dois de vous avouer que la rumeur concernant l'existence d'un vampire n'est... pas forcément fondée. En fait, mes services de renseignement n'en sont pas totalement sûrs, mais presque. Par contre, les traces indiquent qu'il y a bien deux lycans. Et qui dit vampire dit forcément goule, ce qui, malheureusement, ne peut être qu'un villageois - notre histoire aurait été drôlement plus drôle avec un goule lycan, mais bon, passons. Mettons que les trois suspects que sont Abéliard, Psychoticbumpschool et Amestaccia soient des démons majeurs, l'un d'entre nous est donc bien une goule. Cela peut être vraiment n'importe qui. Mais si nous nous débarrassons du vampire, peut-être que la goule sera libérée. Peut-être. Autre spéculation, si nous débusquons une paire d'amoureux, comme l'a signalé Narwaïra, nous pouvons faire d'une paire euh... d'une pierre deux coups. Que savons-nous ?
Il s'arrêta quelques instants, le temps d'ouvrir la fenêtre pour aérer un peu la pièce poussiéreuse...
- Nous voulons plus de moyens !
- Oh ! Taisez-vous dehors !
...et la referma aussitôt.
- Que savons-nous, demandais-je ? Hé bien... Nous savons que Abéliard et Amestaccia seraient amoureux. Tant mieux si ce sont des loups, mais si c'est du panaché, nous sommes faits. Au fait, Sieur Gromou, qu'êtes-vous donc, au juste, vous ? Ah oui, villageois, c'est vrai. Mais je ne sais rien de plus sur vous. Quant à toi, Narwaïra... Il prit un parchemin en main. Apparemment, tu sembles beaucoup douter d'Amestaccia, et peut-être même de ton mari. Oui, j'ai des oreilles partout. J'espionne... une histoire de sécurité. Serais-tu de mèche avec ton frère, aimerais-tu le récupérer, le rallier à ta cause ? Et si... Et si c'était toi le vampire, après-tout ? Et si tu étais un loup ? Je n'ai trouvé personne qui t'ait réellement disculpé jusqu'à présent.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool était assis dans l'auberge, réfléchissant à la signification de sa découverte.

Des fruits blètes, des insectes...

Quand tout d'un coup la rebouteuse vint le toiser. C'était donc sa voix qu'il avait entendu plus tôt, venant de l'escalier sans qu'il y prête trop d'attention.

Allez dire ça à d'autres la drôlesse. Je n'ai jamais voté pour lui et si vous n'êtes pas heureuse il fallait voter pour moi.

Mais tout d'un coup, tout lui paru clair.

Mais oui, bien sur !!
Mais qui mange ce genre d'immondice si ce n'est un goule.
Le pauvre homme, il ne voit même pas qu'il n'est plus humain et nous propose ses nourritures faisandées à la vente.

Mais si c'est un goule, ça signifie qu'il y a un vampire.
Et si il y a un vampire ça ne peut être que...

Oh mon Dieu... Et Waïra qui est avec eux.


Psychoticbumpschool se leva d'un bon, reversant à nouveau sa table et manquant de renverser Amestaccia.

Il grimpa l'escalier quatre à quatre et renversa cette fois Abéliard pour de bon. Il faut dire à sa décharge que l'escalier est étroit et qu'il était en stress.

Il fracassa la port de feu la Vioc et entrant dans la pièce, sous les regards hébelués de ces occupants, saisi Waïra par la main.

Waïra ne reste pas là !!
Ces deux là ne sont pas humains.
Si j'avais un bucher sous la main je te le prouverais tout de suite.
Malheureusement nous allons devoir attendre demain matin qu'on en monte un.

Charmelsbilly... Vous ne tromperez plus personne.
Vous vouliez des preuves de suspicions, j'en ai de culpabilité.
Et contre vous !!
Vous et votre goule pouvez quitter les lieux maintenant... Si vous êtes encore là demain matin vous goutterez au feu des villageois. Et votre goule partira avec vous.

Profitez bien de votre dernier jour avant de rejoindre le diable, votre maître. Evitez le plat du jour il est servi avec de l'aïoli.

Allez vient Waïra, ces démons ne peuvent rien contre toi en plein jour, mais qui sait si ils ne sont pas capables de quelques envoutements.


Il entraina Waïra par le bras et ramassa Abéliard qui se relevait à peine afin de les sortir dehors.

Il ne vit pas ce démon de colonel les poursuivre dans le couloir.
Le mystérieux étranger a écrit:
- Narwaïra, non, laissez-la avec moi !
D'un bond, il saisi sa femme de sa main gauche, et tira... si vite que cela surpris l'ogre.

Le pied droit au sol, léger appuis pour l'emporter avec lui, et...

- Aïe !

Une terrible douleur le priva soudainement de ses forces. Mais Chalmersby n'était pas homme à abandonner, et renforça sa prise sur le bras de sa femme, et se laissa tomber, l'emporta au sol avec lui, à l'intérieur de la pièce.

Il retomba sur sa hanche, la droite, celle qui lui faisait mal, et il se mit à hurler, tandis que Narwaïra retomba sur lui.

- Narwaïra, non... Je ne le laisserai pas ... te reprendre... pas maintenant !
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 6:04

Narwaïra a écrit:
Narwaïra n'eut même pas le temps de se lever de sa chaise quand mon mari défonça la porte qu'il l'entraînait vigoureusement par le bras ... là encore, elle n'eut pas le temps d'aller plus loins que sur le palier que son ancien mari lui empoignait un peu moins vigoureusement l'autre bras, mais plus brutalement. Le résultat ne se fit pas attendre, perdant l'équilibre, le colonel l'emporta dans sa chute. Elle tomba sur lui tandis qu'il hurlait de douleur ... Elle se releva aussi vite, craignant de lui avoir cassé quelque chose ... Puis tandis que Bump revenait à la charge, elle lui souffla au visage une seule chose :

"Se débarrasser des amoureux ... Priorité !"

Cette fois ci, elle attrapa elle aussi la main de son époux et le suivit dans les escaliers, avec Abéliard qui semblait se remettre d'un choc brutal. Ils quittèrent l'auberge en trombe.
Amestaccia a écrit:
Projetée sur le côté par le vrai mari furieux qui venait de se lever, Amestaccia réussit à rétablir l'équilibre en s'appuyant sur une table voisine. Elle regarda l'homme partir en trombe vers l'escalier. Elle le suivit jusqu'au bas de l'escalier puis entendant la porte de la chambre céder dans un grand fracas, elle s'éloigna de l'escalier et s'appuya au comptoir afin d'être en retrait dans le cas où quelqu'un tomberait dans l'escalier. Par chance, une chope de bière traînait là, elle but une grande gorgée et écouta les cris provenant de l'étage.

Apparemment, le mari grincheux semblait bien penser lui aussi que le maire était un démon. Elle but une seconde gorgée et cria :


hé vous la haut ! qui vous dit que ce n'est pas votre femme qui est devenue sa marionnette ? et à qui parlez vous donc ? y a t il réunion du conseil ou quoi ?

Elle avait à peine fini sa phrase qu'elle vit passer la femme rousse et son mari suivis du jeune frère. Elle avala une troisième gorgée de bière.
Abéliard a écrit:
Soudain, ce fut le choc ! Abéliard crut qu'un taureau lui était passé sur le corps. Il eut juste le temps d'apercevoir une touffe de poils hirsutes qui soufflait comme un boeuf.

Bump, ce bon vieux Bump se lançait dans la bataille et fonçait dans le tas.
Après avoir extirpé Waïra des pattes des supposés vampires, le petit trio sortit de l'auberge, non sans dommage.
Dans la précipitation, Abéliard tomba dans les escaliers. Heureusement, il n'eut que quelques bleus dans l'incident.

A mi-chemin entre l'auberge et la maison, le trio s'arrêta pour respirer.
Bump soufflait toujours bruyamment, Waïra roulait des yeux effarés et Abéliard se massait les côtes.

Pff...tu parles d'une sortie en famille.
Que s'est -il passé dans le bureau du maire, Waïra ?
Pourquoi nous regardes -tu ainsi ? Nous sommes TA famille. Si tu n'as plus confiance en nous...si tu n'as plus confiance en MOI, je quitte ton toit immédiatement.
Je ne voudrais surtout pas devenir une source de danger pour toi.
Je t'ai cherché pour le meilleur et je te retrouve pour le pire.

Abéliard regardait Waïra . Une profonde déception se lisait sur son visage.
Ses yeux n'exprimaient pas de colère, mais le chagrin. Cette soeur qu'il avait tant rêvée, qu'il avait idéalisé et chéri toute sa jeunesse....cette soeur voulait le tuer.

Je sais tout Waïra. Je t'ai entendu ! Tu disais à ton joli coeur que tu n'avais plus confiance en nous ! Que j'étais un démon ! Moi ?

Abéliard en aurait pleurer de rage. Mais il devait se contenir. Il devait être fort, ne pas faire honte à la famille...la famille...

Parle Waïra, je t'écoute...mais fais bien attention à ce que tu diras.
Notre famille est sur le point d'être brisée à jamais.
Psychoticbumpschool a écrit:
Reprenant son souffle, Psychoticbumpschool renchérit aux propos d'Abéliard.

Waïra, ton frère n'a pas tort. Je sais que tu es perturbé par tout ce qui se passe en ce moment mais je suis sur à 100% que le maire est un vampire. Et je ferais tout pour qu'il brûle demain matin.

Si tu ne nous fais plus confiance alors dis le nous clairement. Mais ne nous laisse pas dans le doute.

Ne nous ment pas Waïra, ne me ment pas. Le colonel est le diable. Brûler le voyant ce matin faisait parti de son plan. Il contrôle le village par la peur comme tout envoyé du démon le ferait.

Tu dois faire un choix Waïra, vas tu suivre ses morts vivants ou nous ?
Jean Gromou a écrit:
il se perdit quelques instants dans ses yeux... et il pensa que peut-être des femmes ne s'attardaient pas au physique des hommes... surtout celle-ci, au vu de l'allure de son mari...
Il allait lui répondre mais elle se retourna...

Avant qu'il n'ait pu prendre son courage à deux mains, il entendit une voix de femme hurler au rez-de chaussée... ou à la porte, il ne savait plus trop, d'autant que le Maire se mettait à parler... il lui posa une question à laquelle il faillit répondre lorsque la porte vola en éclat, que le gros presque chauve entra, prit Narwaïra par la main et s'enfuit avec elle, malgré le fait que l'ex-mari ait voulu la retenir... Le gros homme n'oublia pas, lui non plus, d'être TRES désagréable avec lui... ça commençait limite à suffire, là... d'autant qu'il n'était pas rousse du tout lui et ce qu'il pouvait tolérer...

Il sortit de la chambre... s'approcha de la rambarde de l'escalier et cria... hurla presque...


Vous commencez à me les briser menu dans ce village de toqués !!!
Le prochain qui me traite de goule je lui retapisse sa facade que René il sera tout jaloux d'avoir quelqu'un qui soit plus lisse que les murs de son auberge fraichement crépie !
Vous allez dorénavant vous taire pour de bon avec vos goules, vos lycans et autres vampires
!


il reprend sa respiration et redescend les escaliers...

Moi, tout le monde dit du mal de moi mais c'est juste que j'ai rien à craindre de ces fous parce que j'ai une étoile à six branches en manches de sorcières sur le coeur... ET C'EST TOUT !


C'est bien compris jolie brune !
dit-il à la femme qui était en train de finir sa bière...

Si des méchants pas beaux veulent me trouver je suis dehors, près de mon étal et je vends de quoi vous protéger contre tous les malfaisants qui bavassent alentours !

Et d'un bon pas, il sort... ça commence à l'énerver tout ça...
Le mystérieux étranger a écrit:
Adossé à sa fenêtre, l'étranger se remettait doucement de ses blessures, tandis que le poilu muet quittait la salle.
- Bon vent. Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, on n'est toujours pas avancés maintenant. Bon, disons que... ils ne sont pas quatre, mais bien cinq démons. Les jeux sont déjà faits pour eux. Il y a deux loups. Le vampire a déjà goulisé quelqu'un. Et le villageois restant a dû tomber amoureux d'un démon majeur. Reste à savoir si le démon lésé, celui qui n'est pas amoureux, est du type à manger ou à boire. La partie n'est pas bien chouette pour moi. Narwaïra... es-tu amoureuse, ou es-tu une goule ?

S'adressant à un garde :
- Vous m'en êtes témoin, si elle ne m'avoue pas sa vraie nature, je rassemblerai l'ensemble des voix dont je dispose contre elle, aussi, si je devais me faire dévorer, elle passera au bûcher à coup sûr !

S'adressant à un second garde :
- Et si Gromou ne me répond toujours pas sur sa confiance, je lui retire ma succession. C'est à l'heure actuelle le seul bénéficiaire de ma mort.

Et pour finir, ouvrant la fenêtre il cria vers l'extérieur :
- Et vous, si vous continuez à manifester, ne comptez certainement pas obtenir votre solde !
- Oooooh !
- Hé oui ! Si vous n'êtes pas content, allez vous adresser aux loups ! Ils vous paieront en morceaux de viande, eux !
Narwaïra a écrit:
Le groupe s'arrêta de courir pour souffler. Narwaïra se pencha en avant, s'appuyant sur ses genoux pour reprendre son souffle ... puis elle se massa le bras, au niveau du coude, là où Bump l'avait empoignée ... Elle allait avoir un gros bleu ...

"Je t'ai connu plus délicat, Bu..."

Elle n'eut pas le temps d'aller plus loin que son frère l'interrompait. Puis son mari. Leurs réactions étaient prévisibles finalement, elle aurait dû se douter qu'ils finiraient pas réagir comme ça. Seulement là, elle n'arrivait toujours pas à reprendre son souffle. L'air froid lui brûlait les poumons. Elle leva une main pour leur demander de patienter quelques secondes, elle essayait de calmer sa respiration, mais ses poumons en feu se fermaient et se respiration se faisait sifflante. Elle toussa pour rouvrir la trachée et permettre à l'air d'entrer, mais l'air était toujours aussi froid et après deux inspirations, cela se répéta et comme elle respirait toujours aussi vite, ça ne s'arrangeait pas. Elle décida de s'assoir et de poser la tête sur ses genoux. Elle toussa plusieurs fois, violemment, tout en restant dans cette position avant que finalement ça n'aille mieux. Elle inspira prudemment en relevant la tête ... Il semblait que la crise soit passée. Elle se releva tout aussi prudemment et regarda chacun des deux hommes qui attendaient toujours, dans les yeux.

Elle se campa droit sur ses pieds et cette fois, elle décida de les regarder comme ce qu'elle pensait qu'ils étaient, afin de ne pas craquer.


"Voici comment je vois la situation. Je vais vous laisser la maison. Car vous faites bien la paire ensemble. Je n'aime pas ce que j'ai entendu la nuit dernière, ni l'absence de Bump la nuit passée. Je suis vraiment navrée, mais je crois que la nuit, vous n'êtes plus vous-même et j'ai peur. Très peur. Vous êtes peut-être ma famille, mais toi, Abéliard, tu es arrivé en même temps que cette femme qui est un démon ... vous vous faisiez de l'oeil, qui me dit que vous ne vous connaissiez pas déjà avant ? Que vous n'êtes pas des compagnons de la nuit ? Ou peut-être est-ce toi, Bump, son compagnon de la nuit et qu'elle t'a transformé la première nuit après son arrivée, lorsque tu as déambulé dans les rues ...

Il parait qu'il y a à la fois des lycans et un vampire ... Et je pense que vous êtes deux de ces trois monstres. Je ne sais pas lesquels et je ne sais pas qui le vampire a choisi comme complice, entre le marchand et le maire. Voici comment je vois la situation. Pour ma part, le premier démon dont il faut se débarrasser, c'est Amestaccia même si je sais pertinemment que tu ne le supporteras pas, petit frère ... Mais c'est une priorité. Soit vous êtes tous les deux des lycans et le village sera déjà en sécurité, soit l'un de vous deux est le vampire, alors ça voudra dire que c'est toi, Bump, le second lycan.

Voilà les choses comme je les vois, et j'en suis absolument persuadée à présent. Et pour répondre à ta première question, petit frère, tout-à-l'heure dans la chambre, j'avais réuni les deux êtres susceptibles d'être la goule du vampire, afin d'essayer de déterminer lequel c'était. Mais je ne suis pas plus avancée car je n'ai pas eu le temps d'aller assez loin dans mes investigations. Ils ont tous les deux niés être la goule, ce qui peut vouloir dire qu'ils n'ont rien à gagner à dénoncer leur maître. Ce qui peut vouloir dire que leur maître n'est pas l'un des deux démons amoureux qui trahira son premier complice. C'est pour cela que je pense qu'Amestaccia et Abéliard, vous êtes les lycans ... et toi Bump ..."

Soudain elle s'arrêta ... Son petit frère, elle ne l'avait pas vu depuis tellement longtemps et il avait tellement changé, s'était tellement endurci, qu'elle n'avait aucune peine à s'en détacher lorsqu'elle parlait. Mais son mari, elle avait vécu avec lui pendant de longues années, elle l'avait aimé ... Elle avait juré de l'aimer "pour le meilleur et pour le pire" ... Etait-ce cela le pire ?

"Je t'aime quand même, Bump ... rien ne pourra changer les sentiments que j'ai pour toi, mais j'ai trop peur maintenant ... et je crois qu'après cela, rien ne sera plus comme avant ... Je vais donc vous laisser, je vais me trouver un endroit où m'isoler pour réfléchir et m'endurcir le coeur. Car je crois que nous allons mourir. Peut-être pas tous, mais la plupart en tout cas. Et j'aimerai m'y préparer. A bientôt, peut-être ..."

Ils étaient interloqués ... Elle tourna les talons et repartit en marchant à vive allure vers le centre de la place, qu'elle traversa, jetant un oeil au marchand ... décidément, celui-là, il avait l'air à côté de la plaque dans toute cette histoire ... Elle essuya une larme de sa manche et poursuivit sa route, s'enfonçant dans une ruelle adjacente.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool regardait partir Waïra.

Il l'aimait et il lui avait toujours laissé libre de faire ce qu'elle voulait.
Peut être avait il été trop loin en allant la chercher de la sorte.

Mais il eu si peur en découvrant que le maire était un vampire qu'il n'avait pas réfléchit.

Maintenant une autre peur hantait ses pensées.

Et si c'était elle la goule ?
Ou pire, et si elle était un lycan ?

Ca ne lui était jamais venu à l'esprit car il avait considéré que les monstres venaient forcément de l'extérieur.

Mais tout ça, ça n'était que des spéculation, Bump avait toujours écouté son coeur, et son coeur lui disait qu'elle était innocente.

Et il savait que le maire était un vampire, et de la pire espèce. C'était bien la seule chose dont il était sur à 100%.

Et si on brûle le vampire, on verra bien qui fut sa goule.

Il se tourna vers Abéliard.

Abéliard, n'en veut pas à ta soeur.
Elle est comme hypnotisée par ce vampire de Charmelsbilly.
La seule manière de la délivrer de son emprise est le feu.
Il va falloir l'envoyer au bûcher au plus tôt... Ou alors Waïra deviendra l'une de ses créatures, si ce n'est pas encore le cas.

Je crois que cette fille que tu regardait n'est pas si mauvaise que ça dans le fond. Waïra c'est fourvoyé, elle ne distingue plus le bien du mal, ses rêves de la réalité.

La seule manière de la délivrer, c'est de s'unir contre l'emprise du vampire.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 6:06

Abéliard a écrit:
Pauvre Waïra...elle a craqué....Mais où va t-elle coucher cette follette ?
Elle a plus peur de nous que des dangers qui rôdent ?

Et quels dangers ? Parce que l'autre cinglé de faux-mort de Hyacinthe Chalmersby décrète qu'il y a des lycans et des vampires, alors il a raison ?

Abéliard baisse la tête et la secoua en signe de dénégation.

Ohhhh! Quel sale type ! Je ne l'ai jamais aimé mais là, vraiment je ne le supporte plus.

Bump eut la même idée, sauf que lui, semblait vraiment croire que le mort-vivant était un vampire.

Posant la main sur l'épaule de son beau-frère, il lui dit :

Tu as raison Bump, il faut agir vite et bien. Cela ne peut plus durer. Il faut ramener le calme à Thiercelieux.
Il faut faire passer le mot autour de nous. Le vrai danger ici, c'est le maire lui-même. Il a fait tuer un innocent sans aucune raison.
Tout à l'heure, j'ai repéré quelques gars qui manifestaient contre lui. Je crois que je vais pouvoir les convaincre assez facilement.
Toi, le plus ancien de Thiercelieux....tu dois bien connaitre quelques personnes de confiance...Nous devons nous débarrasser du colonel.
Tu verras...après le calme reviendra et Waïra retournera auprès toi.

Et moi....je reprendrai la route. J'ai bien compris que ma présence la perturbait. Je ne sais pas encore où j'irai mais...ce n'est pas grave. Au moins j'aurai réussi à revoir ma soeur. Je sais qu'elle sera heureuse avec toi. Je t'apprécie mon petit beauf.

Abéliard lui fit un petit sourire, un peu crispé.

Je suis prêt à t'aider. Pour Waïra ! Pour la famille ! Nous la sauverons de l'emprise de ce dément !
Et dis moi...entre nous...tu me trouves vraiment dur ?
Narwaïra a écrit:
Après avoir tourné dans plusieurs ruelles, Narwaïra fini par arriver dans la ruelle qui longeait l'église et redonnait sur la place principale. Elle longea donc le bâtiment, jeta un regard ciruclaire sur la place, n'y voyant que le marchand, toujours derrière son étal. Elle pénétra dans l'église. La fraîcheur du lieu la fit frissonner mais ne l'empêcha pas d'aller s'assoir sur l'un des bancs à l'avant. Elle joignit les mains devant elle pour prier.

Prier Aristote qu'il veille sur les derniers villageois encore totalement humains. Que le colonel, Hyacinthe, son ancien mari, soit bien un villageois encore sain comme elle le supposait et qu'il fasse le bon choix. Qu'elle-même se trompe et que sa famille n'ait rien de démoniaque ... mais pour cela, elle avait plus de doutes.

En tout cas, les derniers villageois devaient à tout prix s'unir maintenant car après, il serait trop tard pour eux. Ca ne serait alors plus qu'une guerre entre démons de diverses catégories. Quelque chose la fit sourire tout de même : avec un peu de chance, Amestaccia et Abéliard n'étaient pas des démons de la même espèce. Ainsi chacun serait obligé de trahir son complice, l'un trahirait le deuxième lycan et l'autre trahirait sa goule, par amour l'un pour l'autre ... Peut-être même était-ce pour cela qu'il n'y avait eu aucune victime de lycans la nuit passée ... Peut-être étaient-ils déjà en train de se déchirer et n'avaient pas pu se décider et se mettre d'accord entre eux ...

Alors au moins, dans ce cas, elle aurait oeuvré indirectement pour la destruction des espèces entre elles et peut-être l'amour gagnerait-il en fin de compte ? Bien qu'elle préférât que ça soit les humains qui vainquent, bien sûr ...
Le mystérieux étranger a écrit:
Le colonel descendit, une à une, les marches des escaliers le séparant du rez-de-chaussée. A son arrivée, le silence se fit dans la taverne.
- Mes amis... Un petit sourire se dessina à ses lèvres. Mes amis... vous avez tous bien compris que les loups menacent le village. D'autres démons hantent Thiercelieux... mais ils s'avèrent beaucoup moins meurtriers, eux. Mes amis... Je me dois de vous remercier pour la confiance que vous m'avez donné. En retour... Je dois jouer franc jeu. De toute manière, les rumeurs vont à présent vite se propager. Certains ont compris que je suis quelqu'un qui a les dents longues. La mort ne veut pas de moi, et je peine à reprendre ma place parmi les vivants. Mais rien n'est perdu, ni pour moi, ni... pour la communauté villageoise. J'ai voulu d'un pacte avec les démons, certain démon, mais cela ne s'est pas produit comme je l'aurai espéré. Aussi, je reviens vers vous. Mais ne me chassez pas ! Je suis certainement votre dernière chance à présent, car moi, je ne mange personne, et les loups dévorent chaque nuit une personne supplémentaire ! Je ne crains pas la mort, moi, et les loups n'ont à présent pas la moindre idée de la personne qui m'épaule. Aussi...
Il entendit la porte s'ouvrir, et quelques villageois, stupéfaits par ce qu'ils venaient d'entendre à l'intérieur, entrèrent pour le voir de leur propres yeux.
Dehors, l'étranger entendit Richard, Philippe et Louis, les trois miliciens, continuer à manifester.

- Nous voulons plus de moyens !
- Nous voulons plus de moyens !
- Nous voulons plus de moyens !
- Quelqu'un pourrait-il dire à nos trois p'tits scouts d'arrêter de faire les enfants ? Ri-Ri, Phi-Phi, Lou-Lou, cessez vos gamineries maintenant ! Bon, où en étais-je déjà... ah oui. J'ai écrit dans ce parchemin que je tiens dans ma main, là, vous voyez, celui-là, le nom de mon successeur. Il s'agit d'une personne sur qui repose à présent toute ma confiance . Ma vie aussi repose sur elle à présent. Il s'agit d'un villageois, comme vous et... comme vous. Mais ce n'est pas forcément le villageois auquel pensent les démons. Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Et pour conclure, je vais vous donner le nom de la personne pour laquelle je demanderai à tous et à vote d'envoyer au bûcher ! Il s'agit tout simplement d'Amestaccia ! Réfléchissez, Votez, et éliminez le maillon faible !
Jean Gromou a écrit:
Les affaires marchaient bien... ça sentait la panique dans le village et un villageois paniqué veut être rassuré...

Si si, je vous assure, grâce à mon étoile à six branches en "manche à sorcières", je dors comme un bébé ! Ha Ha !

Oué mais c'est très cher vot' étouèle !

Très cher ? TRES CHER ??? Vous faites de l'humour local, j'imagine... Demandez donc à cette pauvre vieille femme qui vivait au dessus de l'auberge si 47 écus c'est cher pour vivre...

pfff... 47 écus... c't'affaire, ma foué !

se penche vers la dame économe...

Tenez... je vais vous dire un secret... ne le répétez pas... à ce qu'il paraît, quand un village est menacé par les lycans, tous les soirs, un villageois ou une villageoise est dévoré par ces monstres... Ne trouvez-vous pas étonnant que lors de la dernière nuit personne ne l'ait été !

Ben si, pour sur, Robert et moué on a été très étonnayé !


Moi, mais je me trompe peut-être... je pense qu'ils m'ont voulu moi, rapport au gras que je transporte sur moi du matin au soir...


il se tâte les hanches

Touchez-voir, c'est du vrai de vrai...

Non, non... je vous crouè... hi hi hi !

Rooooh, jolie dame, vous avez un rire bien coquin là, je vous promets... Toujours est-il qu'il est vrai que cette nuit, j'ai comme été réveillé par un bruit mais que c'était comme si une personne hésitante était près de moi... imaginez si ça avait été près de vous !

Près de mouè ???

Oui, près de vous... il n'en reste pas moins que je suis là et que cette nuit je dormais avec cette étoile à six branches... nu, mais avec l'étoile !


Diantre, tout nu ? Point de vêtement de nouit ?

Juste l'étoile, belle dame...

Juste l'étouèle ?

Oui... 47 écus, seulement...

45 écus ?

46...

Tope là, messire le marchand, je vous en prend deux de vos étouèles ! les petits dormiront dans le lit avec Robert et moué, ils seront protégés, c'est plus sûr !

Bravo madame ! J'aime fréquenter des villages où les gens sont intelligents !

Il se tourne vers la taverne, voyant au passage la belle rousse filer vers l'église, et crie d'une voix forte...

Pourtant, ce n'est pas le poisson qui les étouffe dans le coin, les paysans autochtones, quand on voit ce que sert le tavernier local !

Je suis sûr que vous n'avez jamais mangé de poisson de mer, madame... du poisson qui s'est remplit d'intelligence dans l'océan et qui garde toute cette intelligence pour les belles femmes qui croquent dedans lorsque les marchands ambulants le leur vendent...

Du poisson de mouer ?

Oui, du poisson de mer, pas du poisson de rivière... du véritable poisson de mer, un goût bien plus fort, une odeur sincère... du poisson de mer quoi... rend bien plus intelligent le poisson de mer...

*à voix basse*

Et tout le monde sait que ce ne sont pas les plus intelligents qui sont mangés les premiers...

Vous m'en mettrez deux, alors, je veux ben être plus intelligente, moué !

Ce sera dur, madame, vous l'êtes déjà beaucoup, assurément, c'est pour ça qu'il vous faut du poisson de mer, ça marche même quand on est intelligente...

il prépare le petit paquet... deux poissons...

ça sent très fort, vot' truc là !

Mangez le avec des poires marronnées, ça fait passer le goût...

des pouères ?

Oui, une livre de poires pour un poisson, on mange de cela à la cour du Roy, vous savez... l'est intelligent, le roi et il a du goût, je vous jure... je vous mets deux livres ?

Oui, mais...

D'accord, deux livres, c'est la bonne proportion...

C'est à ce moment là que le maire fit sa tirade où il avoua être un vampire... la porte de l'auberge étant grande ouverte, lui et sa cliente entendirent tout ce qu'il dit...
Elle cria se prenant le visage entre ses mains...


Boudiou le maire est un vampire ! le maire est un vampire ! mais où allons nous ma foué !

Jean Gromou réfléchit quelques instants...

je sais quoi faire !

Pardon ! Vous savez ?

Oui, j'ai des pains de longue vie... ils portent bien leur nom vous savez... en collier... oui, en collier...

En collier ? Hein ? Qu'est-ce qui dit ?

Un collier de pain de longue vie et c'est la longue vie assurée, vous ne connaissez pas les colliers de pain de longue vie ?

Non, pour sûr, je connais point...

Vous savez pourquoi ils font faire des économies ? Non, je suis sûr... c'est parce qu'ils sont fait avec une farine dure... une farine très dure qui coupe l'appétit... si dure qu'il faut parfois les faire tremper dans l'eau longtemps pour les manger, alors ils gonflent et quand on en mange une miche on n'a plus faim pendant deux jours...


Ah ?


Oui...
Et donc, ils sont très durs... les vampires ont des dents qui percent là, au niveau du cou... leurs dents sont longues, mais pas aussi longues que ce pain n'est épais, j'ai raison ?


Il montre une miche...

Oui, l'est épais vot' pain...

imaginez 4 miches de pain autour de votre cou, vous pensez qu'un vampire pourrait vous attraper le cou ?

Pour sûr ! non, mais je serais point très jolie comme ça ma foué !

Mais si ! Vous serez toujours aussi ravissante, je vous l'assure moi !


Moué ? Hi hi hi !
elle rougit...

Vous avez de la cordelette chez vous ?

Ben oui...

Je vous en vends huit, avec, vous pourrez faire deux colliers...

Il lui tend un pain...

Boudiou, c'est lourd, votre pain et dur comme de la brique !

C'est du pain de longue vie, madame, farine spéciale et tout...

ça va point être facile de faire passer la cordelette, je vous dis moué...

Votre mari a bien une pointe ? n'est-ce pas ? Pour faire des trous ?


Pour sûr, m'a même fait 5 p'tiots, le Robert, sait se servir de sa pointe, le bonhomme... hi hi hi !


Vous êtes coquine, madame... vraiment...
Enfin bref, une masse, une pointe, un coup sec et hop !



Vous connaissez ben mon Robert, vous, je vois ça...


Hum hum... euh... je l'ai peut-être croisé en effet... enfin bref... deux croix à six branches, deux poissons, deux livres de poires, huit miches, ça nous fait... 185 écus...

185 écus !!!! mais vous aller me rouiner vous !

180 écus parce que vous êtes belle comme un coeur...

180 écus... d'accord... toute la fortune familiale...

C'est de votre vie et de celle de votre mari et de vos enfants qu'il s'agit...

Oui, pour sûr...

Je vous mets tout dans une caisse, tenez... merci... 179... 180, le compte y est... vous ne le regretterez pas, foi de Gromou !

La dame s'éloigne avec sa caisse...

Jean Gromou est... comment dire... tout souriant et de l'intérieur aussi... il allait falloir qu'il reparte faire des encoches sur les manches restants, et des étoiles... ça partait bien tout ça... ça partait bien... un mort sans étoiles, demain, mangé par les loups et il serait riche !
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 6:07

Narwaïra a écrit:
Comme elle avait pris soin de refermer la porte de l'église en entrant, elle n'entendait pas les bruits de la place ... Juste quelques pigeons dans le clocher qui froufroutaient ... Elle s'était d'ailleurs endormie, enveloppée de son châle, allongée sur le banc, grâce au calme et à l'isolement qui régnaient dans ce lieu ... Comme si ici, rien ne pouvait se passer. Comme si ici, les histoires de l'extérieur n'existaient plus. En rêve, elle revivait les plus beaux moments de sa vie, sans aucun évênement néfaste pour la déranger ni la réveiller.
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool et son jeune "beauf" n'étaient qu'à une cinquantaine de pas de la taverne quand le maire fit son coming-out.


Et bien voilà, au moins les choses vont être claires pour tout le monde... Mon Dieu, les choses sont pires encore que je ne l'imaginait... Waïra, non !!
Si nous brûlons le maire, mourras tu avec lui ?



Mon petit Abéliard, les dés sont jetés... Le maire doit y passer, et seul le feu nous débarrassera de lui.

Tu as raison, il faut convaincre les locaterciens. Va voir les manifestants, j'irais voir les anciens.

Ah... si seulement vous m'aviez fait confiance depuis le début, nous n'en serions pas là.
Abéliard a écrit:
Abéliard ne perdit pas de temps.
Le maire venait d'avouer être un vampire.
Très surpris et encore sceptique quant à sa nature de suceur de sang, Abéliard trouva des personnes regroupées qui discutaient fortement à propos de l'annonce du maire. Il se mêla à eux.


-Vous vous rendez compte ! Un vampire à la tête de Thiercelieux...mais ou va-t-on ? On ne peut pas accepter ça.

-On ? Mais, vous n'êtes pas d'ici. De quoi vous mêlez vous ? J'vous connais pas moi !

- C'est vrai. Mais vous avez voté pour un gar que vous connaissiez mal et on voit le résultat. Vot'maire là....je le connais. Il a été marié à ma soeur, vous voyez....Narwaïra...
Hum ? Et bien, il a osé faire croire à sa mort pendant dix ans !
Vous voyez bien qu'il n'est pas fiable. Et maintenant il avoue être un horrible suceur de sang.
Il faudrait un prêtre exorciste ou quelqu'un de l'inquisition . Vous avez ça sous la main ?


Silence gêné

Non ? Bon alors, il n'ya qu'une solution pour se débarrasser de lui...

- On va le tuer avec un pieu dans le coeur !!!!!!!!!

- oui, c'est une solution...mais la plus efficace de toutes, c'est....la purification par le feu. Un bûcher ! C'est comme ça que procède l'Inquisition. Vous avez bien un curé qui pourrait lancer quelques prières pour nous protéger, non ?

- Le curé ? Oui, oui...mais ça fait quelques jour qu'on ne l'a pas vu. Il devait assurer une messe dans la ville d'à côté. Il devrait revenir bientôt.

- Parfait, parfait...faites passer le mot...on va avoir besoin de renfort. C'est corriace ce genre de monstre. De plus, il est fort possible qu'il ait de alliés, d'autres comparses cachés ici et là.
Faites attention à vous et bonne chance !


Abéliard poursuivit son chemin, continua à insiter les gens qu'il croisait à brûler le maire.
Puis, la faim le tenaillant, il fit une pause devant la boulangerie du père François pour acheter une miche de pain.
Le mystérieux étranger a écrit:
Déjà, les miliciens à la solde du maire avaient entrepris de noter les recommandations de leur chef sur des parchemins qu'ils affichaient ça et là dans la rue et tous les lieux publics, et même à l'intérieur des habitations, au dessus des cheminées.

Le maire a écrit:
A tous les habitants,
Des plus angéliques aux vendeurs de manches à sorcières,
Demain, un nouveau bûcher sera allumé.

L'ordre vous est donné de voter contre Amestaccia !

Tant qu'ils ne sont pas rassasiés,
Les loups-garous restent une priorité !

Le colonel Hyacinthe Chalmersby.
Jean Gromou a écrit:
Il avait vendu une bonne partie de ses étoiles à 6 branches et allait pour se rendre à l'écurie après avoir bu... euh... mangé une poire très molle.
Il vit les affiches du maire être apposées partout.
Elle était plutôt jolie la dame pour laquelle il voulait que tout le monde vote... En même temps, il n'avait pas voté pour lui en tant que maire... Il avait voté pour la belle rousse, il décida de lui demander son avis et verrait ensuite.
Il se dirigea vers l'Eglise, entra, referma la porte et entra, un peu gêné...

Elle était sur un banc, allongé... il s'approcha...


Madame ?

*toussote*

Je suis désolé de vous déranger je voudrais savoir quelque chose...

il parut réfléchir un instant...

Voilà... honnêtement je ne comprends pas grand chose à ce qui se passe ici... et je voudrais vous demander conseil rapport à ce que j'ai voté pour vous pour devenir maire et que même si vous n'avez pas été élue, je n'arrive pas à me convaincre que j'ai eu tort de le faire... enfin bon... le maire dit qu'il faut voter pour la brune pour le bucher... je ne sais pas, vous en pensez quoi vous ?

il attendit sa réponse...
Psychoticbumpschool a écrit:
Psychoticbumpschool vit les affiches que le maire avait fait poser.

Comment ça on m'ordonne de voter ?
Ce vampire nous donne des ordres ?
Mais il est malade...

Il était au centre du village et pris la parole d'une voix forte.


Oyez, Oyez moi !!
N'écoutez pas le maire... Il ne veut que le massacre de tous les habitants du village. De tous ces innocents.
Le seul démon connu à l'heure actuelle, c'est lui. Alors ne prenons pas de risque. Ne dit on pas : "un tient vaut mieux que deux tu l'auras" ?
Alors plutôt que de brûler une fois de plus un innocent, concentrons nous sur le démon que nous avons sous les yeux. Et une fois au feu, son suppôt disparaîtra avec lui, nous ferons réellement d'une pierre deux coup.
S'il vous plaît, faites moi confiance, votez contre le maire, votez contre le colonel Charmelsbilly !!!

C'est notre seul espoir.
Narwaïra a écrit:
Narwaïra fut réveillée par la porte de l'église que l'on ouvrait ... Lorsqu'un homme l'interpella, elle se redressa, pour voir le machand ambulant un peu gêné. Il lui posa une question qui l'étonna. Enfin ce qui l'étonna surtout était le fait qu'il dise avoir voté pour elle à la mairie. Elle se frotta les yeux et jeta un oeil par la porte restée entrouverte. Apparemment l'après midi était fort avancé, elle avait dormi quelques heures et cela lui avait fait du bien même si elle avait un peu de mal à émerger. Avant de répondre au marchand, elle l'invita à s'assoir, afin qu'ils puissent discuter confortablement (autant que cela puisse être sur des bancs d'église bien sûr).

"Alors le maire s'est décidé ? Voyez, cela fait presque deux jours que je dis que cette femme brune n'est pas nette. Et puis ... vous savez, je vais vous paraître cruelle avec ce que je vais vous dire, mais il se passe dans ce village des choses suffisamment horribles pour que nous soyons tous obligés de voir la réalité en face, nous ne pouvons plus nous voiler la face ... Je crois ... je suis presque sûre ... que mon mari adoré -oui celui qui ressemble à un ogre- et mon petit frère chéri sont eux aussi des monstres ... Le maire nous a dit qu'il y avait 2 lycans et un vampire ... je crois que ce sont ces trois personnes. Je n'ai pas pu déterminer qui est qui, mais est-ce important ? Il faut de toute façon se débarrasser d'eux tous. Par hasard -ou par chance- il y en a deux d'entre eux qui sont liés ensemble par un sentiment d'amour. Vous savez ce qu'est l'amour véritable n'est-ce pas ? Si l'on tue l'un des deux, l'autre le suivra dans la mort, de chagrin ou en se tuant lui-même ...

Donc en brûlant la vendeuse brune de remèdes, nous aurons fait d'une pierre deux coups, il ne restera plus qu'un seul démon au village, à savoir mon mari Psychoticbumpschool ...

Cependant soyons réalistes ... Comme nous ne pouvons monter de bûcher ce soir, il y aura encore au moins une victime, peut-être deux ... "

Il avait l'air songeur. Elle le regarda dans les yeux. Venait-il à elle sincèrement ? Serait-il prêt à envoyer effectivement la rebouteuse au bûcher ? Cela signifierait que ni elle ni Abéliard n'était le vampire, que c'était donc Bump ... comment cela était-il arrivé ??

Le marchand interrompit ses réflexions en lui disant que son raisonnement n'était pas logique, pusique le maire venait justement d'avouer quelques heures avant qu'il était un vampire.


"Quoi ? Mais ... vous êtes sûr ? Lui ?? Mais ... mais ..."

Elle se mit à réfléchir à toute vitesse ... cela n'avait pas de sens ! Mais si Hyacinthe était le vampire alors ce n'était pas Bump ! Son mari était innocent ? Son mari était innocent ! Elle sauta au cou du marchand ambulant en le remerciant :

"Vous m'apprenez là une excellente nouvelle mon ami, merci ! Enfin ... même si j'ai du mal à croire que cela est vrai, à la limite, pour l'instant ce n'est pas le plus important ! L'essentiel est que nous nous débarrassions des lycans en premier lieu !"

C'est à ce moment que Bump fit sa déclaration sur la place ...

"Non, il se trompe ! Il ne faut pas qu'il nous fasse perdre du temps, les lycans sont plus dangereux que le vampire, car ils tuent, eux ! Il faut absolument que j'aille lui parler !"
Amestaccia a écrit:
En entendant le maire faire sa déclaration, Amestaccia éclata de rire. Cet homme qui envoyait brûler des innocents se permettait de donner des consignes de vote. Qui pourrait croire un tel homme. Amestaccia n'en croyait pas ses oreilles. Il se permettait de l'accuser sans aucune preuve.

Elle décida de prendre aussi la parole pour avertir les villageois. Elle grimpa sur le rebord de la fontaine et mit ses mains en porte voix.


Habitants et habitantes de Thiercelieux, voyageurs et voyageuses !

Nous avons fait erreur une fois en nommant cet homme maire, n'en commettons pas une deuxième.

Cet homme n'a aucun élément pour prouver ses dires. Si vous l'écoutez, c'est encore une innocente qui brûlera sur le bûcher demain.

Nous avons une certitude, le maire est un vampire. Il est un monstre que seul le feu pourra anéantir. Il faut s'en débarasser au plus vite. Ensuite, le marchand qui est son successeur reprendra l'enquête avec plus de sérieux, je l'espère.

Prendre le risque d'envoyer un villageois innocent au bûcher est le plus sûr moyen de nous affaiblir. Jouons la sécurité et débarrassons le village de ce monstre.


Son discours terminé, Amestaccia descendit de son piedestal et rejoignit la taverne pour se désaltérer.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 6:08

Jean Gromou a écrit:
Il sortait de l'église...

Il avait été très très gêné quand Narwaïra lui avait sauté autour du cou... il fallait que les gens comprennent que son épaisseur de poils c'était nettement plus sensible qu'une chemise grossière... et que... enfin bon...

Il n'avait pas tout compris ce qu'elle avait dit, elle aussi changeait d'avis un peu sans arrêt...

Il s'était fait une idée quand même, et savait pour qui il allait voter.


Madame, si vous permettez...

Il retira son étoile et la glissa autour du cou de la jeune dame...

Je vous confie ça, vous verrez, ça marche ! J'arrête pas de le dire à mes clients, c'est obligé que ça marche, je vais aller m'en faire un autre...

C'est juste après qu'il était sorti rapidement de l'Eglise... pour entendre, la belle brune crier au meurtre comme il semblait être coutume dans cet endroit depuis le matin... pfff... Elle dit quelquechose qui le choqua profondément... successeur ??? successeur ???

Pardon madame !
Je viens d'entendre une énormité !
JE NE SUIS SUCCESSEUR DE PERSONNE !
Je ne serais pas maire de cette ville ! je me contrefiche de ce genre de responsabilités où on n'a plus rien le temps de vendre, où on ne peut plus voyager et où en plus, il faut être honnête...


Il s'avança vers elle juste avant qu'elle n'entre dans la taverne...

Je vais chercher de la marchandise et j'espère bien avoir des explications sur tout ce foin que vous faites en disant à tout le monde que je pourrais être le successeur du maire !!
Vous voulez me faire perdre ma clientèle c'est ça ?
Vos herbes ne se vendent plus parce que mes étoiles à six branches partent comme des pains de vie en collier... ?


Il sentait la pression monter en lui, il n'avait pas pensé à ça en fait... là, on touchait à quelquechose de primordial, profond, essentiel... on touchait à lui... à sa quintessence...

C'est ça hein ??? Vous en voulez à mon commerce !!! C'est ça !!! JE NE ME LAISSERAI PAS FAIRE ! Jamais !

*se tourne vers l'assistance*

JE SUIS JEAN GROMOU ! MARCHAND AMBULANT DEVANT L'ETERNEL !
MA VIE N'EST QUE CELA : ACHETER ET VENDRE
PARCE QUE TOUT S'ACHETE, TOUT PEUT SE VENDRE, ABSOLUMENT TOUT DES QU'ON Y MET LE PRIX ! JAMAIS JE NE SERAI MAIRE DE QUOIQUE CE SOIT !


Il se calma un peu... respirant bruyamment...

Je vais refaire mon stock d'étoiles et de colliers... dépéchez vous d'en acheter, la nuit sera longue...
Abéliard a écrit:
Amestaccia criait son désespoir. Abéliard la comprenait. Devenir la cible d'un vampire ne devait pas être très amusant.
Pauvre femme, sa beauté lui porte préjudice.

Au loin, il aperçut sa soeur sortant de l'église.
Ah, tu te cachais là. Ouf ! dit il pour lui même.

Le soleil ne tarderait pas à décliner, il fallait prendre une décision rapidement.
Alors, Abéliard grimpa sur un banc et mit ses mains en porte-voix :


Amis ,
L'heure de prendre la bonne décision a sonné !
Tuons le monstre, la bête immonde qui a pris la tête de Thiercelieux.
Vous avez passé trop de temps, mis trop d'énergie à y construire une vie pour laisser un monstre sanguinaire vous transformer à son image.

N'écoutez plus ses mensonges ! Réveillez vous ! Révoltez vous !
Il n'y a qu'une façon de se débarrasser de lui...le feu! C'est le supplice qu'a enduré le pauvre Galadriel à cause de lui ! Par respect pour sa mémoire, par humanité....tuons le vampire ! Brûlons le ! Brûlons le colonel !
Prions Aristote de nous en donner la force et le courage.

Waïra, ma soeur chérie , je te supplie....réveille toi, sors de l'emprise maléfique de ton ex-mari ! Il a du t'hypnotiser pour que tu penses autant de mal de ton époux et de moi.
Tu n'es plus toi même !


Abéliard descendit de son banc et se fraya un chemin dans la foule de badots qui étaient amassés là.
Il s'approcha de sa soeur, tremblant. Lui-même n'était plus sûr de pouvoir faire confiance à Narwaïra. Et si le vampire avait fait plus que de l'hypnotiser....et si, elle était devenue sa goule. Quelle horreur !


Ecoute ton coeur Waïra !

Autour de lui, les gens s'agitaient ne sachant plus à qui ils devaient faire confiance. Que faire ? Ou se cacher ? Restait-il encore un endroit sûr en ville ?
Narwaïra a écrit:
Elle sortait de l'église, suivie par le marchand, se dirigeant vers son mari qui descendait de son perchoir, quand la rebouteuse monta à son tour sur le rebord de la fontaine pour déclamer son message à la foule. Narwaïra s'arrêta un instant, levant un sourcil interrogateur. Elle secoua la ^tête puis chercha du regard son mari dans la foule qui commençait à s'amasser autour de la statue. Mais à ce moment là, c'est le marchand qui, après avoir apostrophé la rebouteuse, fit son annonce personnelle à la foule ... Narwaïra soupira en levant les yeux au ciel et reprit sa progression en direction de Bump quand soudain ce fut son frère qui monta sur un banc tout proche, cette fois et cria lui aussi qui il voulait voir mourir. Cette fois elle fronça les sourcils. C'en était assez, la place du village n'était pas une foire d'empoigne ! Un gamin rigolard qui avait grimpé à un arbre cria alors à son tour une annonce, s'agissant de la poule de la mère Santile qui avait disparue et qu'il pouvait lui ramener contre quelques piécettes. On entendit un juron dans la foule et le gamin hurlant de rire descendit de son perchoir pour courir se mettre à l'abri ...

A ce moment, Abéliard s'adressa à Narwaïra. Elle l'écouta. Ne broncha pas. Puis elle fit un geste plutôt inattendu. Elle prit son petit frère dans ses bras et le serra fort contre elle. Elle lui murmura à l'oreille :


"J'en profite tant que je le peux encore. La soirée avance et bientôt, tu ne seras plus toi-même ... Sache que je ne t'ai jamais oublié et que je t'aimerais toujours, quoiqu'il arrive, Abéliard. J'imagine que ce qui t'arrive n'est pas de ta volonté, j'ose l'espérer du moins. Je ne suis pas sûre d'être encore en vie demain, car quoique nous fassions, les monstres auront le temps de faire une nouvelle victime durant la nuit ... J'espère juste que tu auras suffisamment profité de la vie jusqu'ici, que tu as vécu de belles choses. Te revoir a été l'une de mes plus grandes joies, tu sais."

Elle recula un peu, gardant un bras autour des épaules de son frère.

"Maintenant, je vais essayer de ramener Bump à la raison. Vous vous trompez tous les deux, le vampire n'est pas la pire catastrophe qui arrive à ce village, a-t-on seulement une preuve qu'il y a un vampire, mis à part ce qu'à dit le maire ? Tandis que les lycans, nous avons eu au moins deux preuves et des plus terrifiantes. La mort de Dazibao ... et le décès de l'un d'entre eux sur le bûcher, Raymond ... Le vampire, s'il a fait une victime, nous n'en avons aucune preuve et en tout cas, il n'a tué personne. Sonbûcher pourra bien attendre un jour de plus. Les loups sont la priorité, il faut s'en débarrasser en premier."

Tandis qu'elle parlait, Bump s'était lui-même approché et avait écouté les propos de Narwaïra. Elle se tourna vers lui pour continuer, tout en gardant toujours son bras sur les épaules de son frère :

"Je vous le demande : QUI a le plus intérêt à ce qu'on se détourne des lycans ? Ceux qui en sont, même s'ils ne le savent pas, il y a une sorte d'instinct de survie au fond d'eux-même qui leur dit de faire attention, inconsciemment. Mais Bump, mon chéri, mon mari ... le marchand m'a presque convaincue que tu n'es pas de ces monstres ... alors tu sauras voir la vérité là où elle se trouve et tu sauras comme moi qu'il faut d'abord se débarrasser des monstres les plus brutaux, les plus sanguinaires, les lycans ! Dis moi que tu comprends et que tu es d'accord avec moi ? Je t'en prie ..."

Elle le regardait avec des yeux implorants, avec l'espoir qu'elle ne se trompait pas encore et que cette fois, Bump lui montrerait qu'elle avait raison de vouloir lui faire confiance.
Amestaccia a écrit:
Accostée par le marchand, et passablement énervée, Amestaccia l'écouta et prit la peine de lui répondre car apparemment il avait bien du mal à comprendre ce qui se passait.

Cher monsieur, il se trouve que le maire vous a nommé comme son successeur, il est possible qu'il ait changé d'avis mais pour l'instant il me semble bien que c'est vous et je ne crois pas que vous puissiez refuser cette charge. Les habitants risquent bien de vous lapider si vous refuser et nous n'aurons plus de maire alors qu'il est indispensable actuellement d'avoir un maire pour remettre de l'ordre dans le village, vous voyez bien que nous avons un maire totalement incapable actuellement, il nous faut donc l'envoyer brûler pour le remplacer, vous voyez ce que je veux dire, vous n'aurez pas le choix si le maire disparait, votre commerce, vous le reprendrez plus tard et puis c'est tout.

Amestaccia avait parlé au marchand en prenant à peine le temps de respirer, elle voulait lui faire comprendre à ce marchand obsédé par son commerce qu'il était concerné par les évènements autrement que par la vente des ses amulettes et autres gri gri. C'est alors qu'il commença à s'énerver et il se présenta à l'ensemble des villageois réunis là. Jean Gromou. Avant qu'il ne s'éloigne, Amestaccia lui souffla à l'oreille.

Apportez moi donc une de vos étoiles et un collier, je crains d'en avoir terriblement besoin.

Puis, soudain, elle eut un mouvement de recul.

et vous... et... vouuus... qui êtes vous au juste ? qu'essayez vous de nous faire croire à nous tous ? pour quelle raison devrions nous vous faire confiance ?

Amestaccia, complètement déroutée, ne sachant plus à quel saint se vouer, partit en courant vers la taverne.
Psychoticbumpschool a écrit:
Bump écouta attentivement Waïra.

Il se sentait mal, Waïra n'avait pas tord, pour la première fois aujourd'hui.

Je t'entends bien Waïra, et tu as raison. Les vampires ne sont pas la priorité.
Mais ils sont tout de même dangereux et celui ci à beaucoup de pouvoir.
Mais les lycans, combien sont ils ?
Sont ils encore vivants ? Ils n'ont tués personne la nuit dernière !
Qui nous prouve que c'est cette femme ?
Les propos du vampire ?
Je ne peux croire un seul mot qui sort de sa bouche.

Si il reste des lycans, même un, ça peut être n'importe qui. Le gros marchand pourquoi pas.
Pourquoi personne ne le soupçonne ?
Par ce que ce vampire de Charmelsbilly a dit qu'il lui faisait confiance ?
Désolé ça ne me suffit pas.
Et pourquoi pas ton frère aussi, et pourquoi pas toi, ou moi tiens ?

Je refuse d'envoyer un innocent de plus au bûcher.
Je ne voterais uniquement que pour tuer un démon.

Et puisque c'est comme ça, je voterais contre le marchand.

Puisque le vampire lui fait confiance, c'est qu'il ne doit pas être si innocent que ça.

Et tous ses poils sur le torse sont certainements des restes de ses transformations maléfiques.
Seul quelqu'un de maudit peut avoir une pilosité si forte.
Même la femme à barbe du cirque dans lequel j'ai grandit était sous le coup de la malédiction de la bohémienne à qui elle avait volé un poulet pour un pot au feu.

Bien sur, elle n'a jamais tué personne la pauvre.
A part quelques poulets.

Dis moi Waïra, oserais tu envoyer brûler un innocent à nouveau ?
Nous avons besoin de toutes les bonnes âmes pour vaincre les démons. Et tant que je n'aurais pas de preuve plus concrète que les dires du maire... A cause de lui un voyant est déjà mort.
Amestaccia a écrit:
Debout devant le comptoir de la taverne, Amestaccia buvait alternativement une chope de bière, puis un verre de prune et recommençait. Elle avait réussi à convaincre le tavernier de lui faire crédit...
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 11   Jeu 14 Fév - 6:09

Narwaïra a écrit:
Narwaïra répondit avec fougue :

"Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas réussi à tuer qu'ils n'ont pas attaqué ! Ces bruits que j'ai entendus la nuit dernière ... ce n'était pas des rêves ! Il se sont attaqués à plus fort qu'eux c'est tout ! Mais maintenant qu'ils savent, ils vont s'attaquer à quelqu'un d'autre, quelqu'un qui ne saura pas se défendre contre eux ...

Et tu parles de pilosité imoprtante ! Haha haha haha !"

Elle rit vraiment de bon coeur ... Mais redevint sérieuse en reprenant :

"Attends, mais si on devait se fier à l'apparence des gens, on t'accuserait de manger les chiens, les chats et les petits enfants qui disparaissent, mon chéri ... tu le sais bien pourtant ... Si moi, je t'assure qu'en envoyant brûler cette Amestaccia, on se débarrassera d'un démon, ce n'est pas une preuve ? Ma propre conviction ne te suffit-elle pas ? Tu persistes à penser ces personnes de bonne foi ... Aurais-tu une raison pour défendre l'indéfendable ?"

Elle le regarda dans les yeux ...
Abéliard a écrit:
Abéliard était pétrifié. Elle l'accusait réellement d'être un monstre.
Enfin, Bump intervint. Il discuta avec sa femme, essayant de lui faire comprendre qu'on n'était plus sûr de rien, ni de personne...même pas d'elle.

Abéliard enlassa sa soeur, salua son beau-frère, puis s'éloigna un peu.

Je vous laisse un peu en couple. J'ai besoin de marcher.

Le jeune homme avait l'impression de n'avoir jamais été aussi seul.
Même quand son père était mort, l'idée de retrouvere sa soeur l'avait aidé à tenir le coup.
Là, il avait tout perdu. Même si l'histoire finissait bien pour lui et Waïra, rien ne serait plus comme avant. Les morceaux ne pourraient pas être recollés entre eux.

La nuit était tombée à présent. Les rues se désertaient. Abéliard n'avait pas l'intension de retourner chez sa soeur.
Il faisait froid. Les nuages s'amoncellaient.

Et en plus, il va pleuvoir, grogna t-il .
Il fallait trouver un abri.
Derrière la vitre sale de l'auberge, il distingua la silhouette de la rebouteuse. Allait-il la retrouver pour lui parler? Hum...non, ça ferait encore jaser les mauvaises langues.
Il continua d'avancer au hasard des rues. Soudain, un bruit le fit se retourner....
Psychoticbumpschool a écrit:
Ecoutes Waïra, je ne sais plus qui est de bonne foi et qui ne l'est pas.
Je dis juste que nous n'avons pas de preuve et qu'il n'y a aucune raison d'accuser cette sorcière plutôt qu'une autre personne.

Je dis aussi que la personne qui nous ORDONNE de voter contre elle, ne veut assurément aucun bien à ce village. Et que cette personne qui nous a trompé n'est assurément pas de bonne foi.

Je ne suivrais aucun ordre de ce fou aux dents longues.

De toute façon nous verrons bien demain matin. La sorcière brûlera assurément et si elle n'est pas un innocent villageois... alors je te suivrais où tu voudras, sans plus te contredire.

Mais je dois te rappeler que ce matin même tu avais la conviction que ton frère et moi étions des monstres et que le colonel était un saint homme... alors il me faudra plus de preuves que ta bonne foi.

Quand aux bruits de verre que tu as entendu dans ton sommeil et dans ta chambre, je ne les discutes pas, mais j'ai tout de même du mal à faire le lien entre eux et une attaque de lycans.

A moins que tu n'en sache plus que tu ne veuille l'avouer sur une attaque dont nous n'avons entendu parler.


Tout d'un coup, Bump eut un sursaut.

Mais il fait noir !!
Nous parlons, nous parlons et la nuit est tombée.
Rentrons vite, barricadons nous et restons éveillés tous les trois... C'est encore ce qu'il peut y avoir de mieux pour nous défendre et nous rassurer sur notre humanité respective je pense.

Allons allons, rentrons en hâte.

Mais où est passé ton frère ??
Le mystérieux étranger a écrit:
- Il est vingt-et-une heure ! annonça Richard le soldat.
- Parfait. Nous pouvons donc commencer le dépouillement annonça le mystérieux étranger. Passez-moi l'urne, que je commence à compter.

Philippe s'avança vers le maire, d'un pas lent, et déposa le coffret sur la table, lorsque le maire lui attrapa soudainement le bras.
- Mais... que vois-je, que vois-je ? Mais vous êtes blessé ! C'est du sang que vous avez sur votre chemise ! Du sang !

Apeuré, le visage blême, le soldat retira immédiatement son bras, et recula de trois pas avant de renverser une chaise.
- Je... Je... Ce n'est pas mon sang ! C'est celui de Louis ! Il était à côté de moi lorsqu'il s'est coupé en fabriquant sa pancarte !
- Mouhahahahahahaha ! Philippe, que vous pouvez être sot ! Me croyez-vous vraiment prêt à vous vampiriser ? C'est mal me connaître, vous n'êtes pas du tout mon genre... Ah ! Ah ! Ah !

Le maire ouvrit l'urne, et en sorti un premier papier. Il le reconnu, c'était son écriture. Un sourire se dessina immédiatement à ses lèvres.
- Amestaccia, démon compte double !

Sur ce, il décida de clore le dépouillement, car le résultat lui convenait bien ainsi.
- Mais... Mais... Vous ne pouvez pas ! protesta Richard. Vous n'en avez pas le droit !
- Du calme, voyons ! Un peu de sang froid s'il vous plaît, c'est comme ça que je le préfère ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Puis le maire se leva, et quitta la pièce.

Quelques minutes passèrent, puis, timidement, les trois compères osèrent s'avancer enfin en direction de l'urne. Ils entreprirent de compter les bulletins, un à un, afin de vérifier si le résultat décrété était bien le même que celui des villageois.
Jean Gromou a écrit:
Il était passé par les écuries, avait confectionné d'autres étoiles à six branches, s'en était remis une autour du cou, puis, était revenu vers la taverne en pressant le pas... Il avait beau avoir son étoile, la nuit tombait...

Il rangea un peu son étal, prit dans une caisse, les pains de longues vie, les vêtements, y ajouta les étoiles nouvellement faites.
Il laissa le reste, les poissons et les poires se disant qu'il devait faire un peu confiance aux autochtones et surtout... il voulait dormir... l'odeur et tout.
Il entra dans la taverne...
retrouva les autres, s'arrêta devant la belle herboriste et lui confia un collier...


Je vous le prête pour la nuit, vous me le payerez ou me le rendrez demain...


Il ajouta à voix basse...

si, par hasard, les villageois vous emmenaient de force, confiez le à René, je le récupèrerai !


Il savait en faisant ça, qu'il n'était pas plus gentleman que ça, comme disaient les anglois, mais bon... les affaires sont les affaires et il n'avait pas le temps de la convaincre de lui payer l'étoile tout de suite. Il se faisait tard et la journée avait été rude.

Il salua tout le monde et alla se coucher, emportant sa bourse pour faire les comptes de la journée.
En pensant à cela, il se dit qu'il était sans doute l'une des rares personnes du village à se coucher avec le sourire...
Dazibao a écrit:
Les premières lueurs de l'aube n'avaient encore point percé le noir manteau de la nuit, mais déjà la rosée annonçait son approche d'une brume rampante.

Aussi rampante que les deux formes poilues et imposantes, qui finissaient de dévorer la pauvre Narwaïra. Ce que ne savaient pas les deux démons, c'est qu'ils dévoraient là leur dernier festin.

Surgissant de tous côtés les miliciens enrôlés par le maire bondirent l'épée au poing sur les deux bêtes. Malgré leurs réflexes impressionnants les deux lycans ne purent que subir l'attaque surprise. Ils eurent chacun droit à une épée en travers de la cage thoracique.
Ceci ne suffit pas à les abattre et quelques membres de milicien volèrent vite en tous sens, dans de grande gerbe de sang et de grandes envolées lyriques. L'opéra sanglant se transforma vite en cacophonie lorsque les premiers villageois, réveillés et alertés par ce remue-ménage, rejoignirent la bataille armés de fourches et de torches.

Bientôt le premier lycan s'embrasa et, pendant qu'il brûlait, se fit transpercer de part en part, les fourches allant et venant inlassablement.

Le monstre s'effondra et tout en se consumant, reprit sa forme humaine et révéla à la foule ivre de haine les traits d'Amestaccia.

C'est alors que les évènements non seulement se précipitèrent, mais surtout perdirent tout bon sens. Un peu comme si la fontaine de la grande place s'étaient soudainement mise à couler en sens inverse, tout en distribuant des fleurs aux passants.

Amestaccia s'effondra donc morte et encore fumante.
Dans la foule un cri retentit :
NOOOOOOOOOooooooooooon !
Abéliard dégaina sa dague de chasse. La perte de son amour, toute poilue et locatercienophage fut-elle, était trop insoutenable. Il allait enfoncer la dague dans sa gorge lorsqu'il se rappela la promesse qu'il s'était faite : "si je dois mourir, autant emporter les démons dans ma mort".
Sans plus d'hésitation, préférant les affres de l'agonie à l'exquise douleur du suicide, le chasseur se jeta dague en avant sur le dernier lycan... en criant son nom :
Psychoticbumpschool meuuUUUUUUUUrrrre !
Le lycan, déjà fort affaibli par la lutte avec les miliciens et quelques peu deséquilibré par les nombreux bouts de métal plantés dans sa chair, ne put que faire face à son ennemi.
La dague perça la fourrure, transperça le sternum gigantesque du monstre et acheva sa course en se plantant dans le coeur du démon.
Dans un cri effrayant de souffrance et de panique, le loup-garou arracha d'un coup de patte la tête du chasseur, qui partit rouler à plusieurs mètres.
Le dernier lycan tomba à genoux, puis s'affala de tout son long au sol, terrassé, tandis qu'une fontaine de sang projetait l'âme du chasseur vers les cieux et le soleil naissant.

Quand l'aube innonda enfin Thiercelieux de sa lumière salvatrice, Jean Gromou et Le mystérieux étranger se regardèrent, penauds.

Ils mirent plusieurs minutes dans un silence hagard, avant de comprendre que la malédiction était tarie, qu'il n'y avait jamais eu de vampires... et qu'ils avaient survécu.
Ils avaient gagné le combat contre les démons !
Le mystérieux étranger a écrit:
L'horreur. Lorsque le colonel repris conscience, tâché de sang de lycan sur le costume, il crut sentir le sol se dérober sous ses pieds.
- Narwaïra, non... pas toi !
Il se rua sur le corps mutilé de sa femme, et les larmes coulèrent sur son visage. Perdu, il chercha de l'aide auprès des villageois, mais il les vit reculer en les regardant.
- Ma... Ma femme est morte ! Ma femme... Vous... Qu'avez-vous à reculer ainsi ? Je vous... fais peur ? Non ! Je ne suis pas un vampire ! C'était un subterfuge, vous ne comprenez pas ? C'était du bluff ! C'était... Oh, c'est de ma faute si tu es morte, Narwaïra ! Je me suis sauvé de leur menace, et ils t'ont attaqué à ma place. Je suis si désolé... Démons ! Je vous maudit !
Le colonel reposa délicatement la dépouille de sa femme, avant de se jeter sur celle de Psychoticbumpschool. Il lui donna un coup de pied en plein corps. Puis un autre. Et encore un autre. Aucun des habitant n'osait arrêter cet homme en pleurs, craignant toujours qu'il s'agisse d'un vampire.

Chalmersby s'arrêta, à bout de souffle, et regarda la main de feu Psychoticbumpschool.

- Cette... Cette alliance ! Tu ne la mérites pas, démon ! Ce n'est pas ta femme, c'est la mienne !

Il se baissa pour la lui retirer, sans succès.
- Son doigt est trop gros !
Il se saisit de la dague d'Abéliard, et fit ce qu'il avait à faire, avant de jeter l'alliance au loin.

Il prit une profonde inspiration.

Il avait repris ses esprit.

Il avait pris sa décision.


- Richard !
- Euh... Oui, colonel ?
- Je te donne l'ordre de nettoyer cette statue ! Je veux qu'elle brille !
- Oui, colonel !
- Philippe !
- Euh... Oui, mon colonel ?
- Je veux que tu récupères les corps de ces trois traitres, et que tu les jettes au feu, à l'extérieur du village ! Je ne veux pas que leurs cendres ne contaminent le village de leur malédiction !
- Oui, colonel !
- Louis !
- Je suis là aussi, colonel !
- Tu viendras récupérer nos deux corps dans une heure....
- Co... Colonel ?
- Si la mort ne vient pas à moi, c'est moi qui irai jusqu'à elle. Tu nous enterreras sous la statue, là, au milieu de la grande place, que l'on appellera à présent la place Narwaïra... ce sera mon cadeau pour pouvoir enfin la récupérer... car désormais, nous serons enfin réunis, ensemble pour la mort.
Se tournant vers l'ensemble des villageois :
- Et veillez à ce que tout soit fait comme je l'ordonne, sinon, je reviendrai les hanter à jamais ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Jean Gromou a écrit:
En se levant tard, le matin, Jean avait appris les nouvelles, il s'approcha du maire qui semblait être en train de distribuer ses derniers ordres... Il regretta la belle rousse... ah... si...

Messire, vous semblez prendre une décision hâtive, mais bon, c'est votre droit... Vous allez vous tuer et vous faire enterrer avec votre femme sous cette statue... pfff...

il tata son étoile à six branches en se disant qu'il avait entaillé tous ses manches restants et qu'il allait avoir du mal à les vendre, maintenant, mais le gros bénéfice qu'il avait fait compensait largement cette perte...

Il observa les manches déchiquetés qui se trouvait à l'emplacement où Narwaïna avait été dévorée...


Il faut croire qu'à six branches, ça ne marchait pas sur les femmes... Si j'avais su, j'en aurais fait à 8 branches, pour elles... Je les aurais vendu bien plus cher, les hommes savent mettre le prix pour défendre leurs femmes...

il regarda le Maire, qui le regardait d'un oeil mauvais...

Ne faites pas le courroucé, messire... C'est ainsi, tout à un prix, le tout c'est de le savoir et de le déterminer... Le marchand qui m'a élevé et appris le métier était un véritable orfèvre en la matière... je vous jure... Quand il m'a acheté à mon père, il a su tout de suite ce que je valais pour lui...

Deux sacs de blé, 5 carcasses de cochons... et une paire de bas, ensuite, pour faire céder maman, pensa-t-il... rêveur...

Bien... je vais emballer mes marchandises et continuer ma route... il me reste du stock quand même... Vous connaissiez les pharaons, messire le Maire ?

Il attendit quelques instants devant le regard interrogatif du maire...

Ils savaient mourir ces gens là, je vous jure... partaient pas seuls dans l'au-delà... emportaient des choses avec eux, au cas où... c'était pas des statues eux, c'était des pyramides... z'étaient prudents, les pharaons, je vous jure...

à manger... des vêtements propres... des gri-gris...

On ne sait pas trop ce qui arrive après la mort, c'est peut-être bien dangereux...

Je serais vous, moi...


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