Animations dans les Royaumes Renaissants


 
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 Panique à Thiercelieux 10

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louina

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Sam 19 Jan - 18:10

Une nuit magique ! La discussion avec Dame Mathilde et aussi dormir dans quelque chose de doux, de chaud, de soyeux... Elle avait aussi profité du bain et se sentait propre comme elle ne l'avait pas été depuis longtemps.
Elle eut le sommeil lourd et l'agitation qui touchait le village lui fut dans un premier temps un peu lointaine.

Petit à petit, après être descendue dans la salle commune, elle comprit ce qui s'était passé, elle sortit pour voir que le bucher avait choisi encore une mauvaise victime, ça ne choisit pas très bien le bucher, il faut croire.

Elle apprit la mort de l'homme curieux et de la petite cruche avec son père.

Elle tomba sur Dame Mathilde, à genoux, en pleurs...


Mathilde, ne pleurez pas ainsi, s'il vous plait... Relevez-vous.

Elle la prit par l'épaule et la remit debout, elle la regarda dans les yeux.
Je regrette pour votre jument, mais sachez que je vous dois tout, maintenant. Si vous ne m'aviez pas proposé cette chambre, je serais là, parmi les ruines fumantes de mon lit ou alors, j'aurais été dévorée par le monstre qui a mangé la jeune fille et son père.

Elle s'arrêta un instant.

Je l'avais presque deviné, en fait, la cruche casse quand...

Elle se retint de rire, ce n'était sans doute pas le moment.

Mais bon. Allez, venez, Chère Mathilde, je vous accompagne à l'intérieur.
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Opale

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 20 Jan - 1:45

Une main se posa sur son épaule.
Mathilde tressaillit
.

Citation :
Mathilde, ne pleurez pas ainsi, s'il vous plait... Relevez-vous.

Mathilde obéit docilement à Louina et se releva, le coeur meurtrit.

Citation :
Je regrette pour votre jument, mais sachez que je vous dois tout, maintenant. Si vous ne m'aviez pas proposé cette chambre, je serais là, parmi les ruines fumantes de mon lit ou alors, j'aurais été dévorée par le monstre qui a mangé la jeune fille et son père.

Mathilde écouta bien sa nouvelle amie. Elle se retourna, le temps d'essuyer son visage, puis dit à Louina.

Vous avez raison. Je m'apitoie sur mon sort et la mort de ma jument alors que des êtres humains périssent autour de nous.
Dire que vous auriez pu vous retrouver prisonnière des flammes vous aussi ! C'est à peine croyable. La providence est avec vous mon enfant.

La petite et son père son morts dites vous ! Mais quelle nuit sanguinaire !
Et j'ai entendu parlé d'un bûcher . Encore une erreur de jugement !
Quelle horreur ! Mais c'est le maire qu'il va falloir sacrifier !


Les deux femmes retournèrent à l'auberge, Matilde soutenue par Louina.
Une fois installées, elles reprirent leur conversation.


La situation est très préoccupante. Les choses se dégradent à une vitesse spectaculaire. J'ai beau chercher dans toutes les directions, à chaque fois j'en reviens à la même conclusion.
Je crois que cet Habelcourt n'est pas innocent dans cette histoire. Encore une fois, c'est une personne proche de lui qui a fait les frais du monstre qui rôde - monstre qui est apparu en même temps que lui , je crois bien.

J'avais déjà entendu des histoires de lycans envahissants Thiercelieux quans j'étais enfant. Mais j'ai longtemps crû qu'il ne s'agissait que d'une légende....une histoire pour effrayer les enfants ou pour attirer des touristes en mal d'aventures.
Mais je vois bien que toutes ces histoires étaient fondées.


Mathilde était très pâle.
Patron, apportez moi une bouteille de votre alcool le plus fort. J'en ai besoin !
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SednaX

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 20 Jan - 14:46

Midi était passé. Cygnus en avait assez de se morfondre dans l'église aussi se leva-t-il et décida-t-il d'aller manger quelque chose. Ce n'était pas en se laissant mourir de faim qu'il allait aider ce pauvre bougre de maire à trouver les criminels et à les punir.

Sortant du bâtiment, il plissa des yeux, éblouis par le soleil de la mi-journée. Il traversa la place d'un pas décidé, mais au fur et à mesure qu'il approchait de l'auberge, il repensait à ce que lui avait raconté l'aubergiste. La mort affreuse de ce si grand homme qu'était Sir Nose D'Voidoffunk. Il n'avait même pas eu le temps de faire sa connaissance, ce qui aurait été un grand bien pour leurs familles respectives, et surtout la sienne. Quel gâchis ...

Entrant dans la taverne, Cygnus ne vit parmi les rares clients que deux têtes connues aussi s'approcha-t-il plus par réflexe qu'autre chose. Lorsqu'il les salua, avant de s'installer à une table proche, il se rendit compte que les deux femmes, qui jusque là chuchotaient l'une pour l'autre comme deux comploteuses, s'étaient immédiatement tues. L'une le regardait avec un sourire goguenard, mais cette fille avait l'air bizarre de toute façon, aussi ne prêta-t-il pas attention à son sourire. L'autre par contre le fixait d'un regard pénétrant comme si elle avait voulu lire en lui.

Cygnus se demanda s'il était possible de faire aussi de l'effet sur les vieilles dames ... A peine eut-il eu cette pensée qu'il réprima une grimace intérieure. Quelle horreur, une vieille dame ... Cygnus, il faut arrêter de penser à ces choses là maintenant, l'heure est grave.


"Euh ... aubergiste, est-il possible d'avoir quelque chose à manger, par hasard ? N'importe quoi, ce qu'il vous reste ..."

L'aubergiste semblait abbatu et lachait de profonds soupirs. Il faut dire qu'il avait perdu une partie de son bâtiment, qu'il allait devoir faire des restrictions pour rénover les écuries, ce qui impliquait des risques de perdre des clients ... Cygnus soupira à son tour. Il détestait la pauvreté, décidément, trop de questions à se poser. Il s'assit donc aussi confortablement qu'il put en attendant son plat.
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louina

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 20 Jan - 15:23

Tiens quand on parle du loup !

Elle éclata de rire !

à voix basse à Mathilde

Il m'a l'air un peu trop nigaud pour faire cela, si vous voulez mon avis...

Elle se lève et s'approche de la table du jeune homme.

Messire Cygnus ! Alors comme ça, les gens qui vous cotoient ont une facheuse tendance à finir dévorés ?

Elle se tait un instant, alors qu'il passe sa commande.

Et vous avez encore faim ! Diantre !

Elle s'assoit face à lui

Il semblerait donc que le lycan fut passé dans les écuries dernièrement... Si c'est vous, comme ça se raconte dans les ruelles sombres du village, peut-être que votre instinct vous poussait à venir me voir ? Non ?

Le regarde avec un sourire enjoleur

C'est ce que je vous avais dit à l'oreille qui vous a émoustillé ?

Elle rit à nouveau, puis, comme s'adressant à l'assistance...

Moi, je vous trouve trop mignon pour faire de si vilaines choses, néanmoins il est clair que la situation est confuse ! D'abord, votre homme de main, puis votre douce Fleurette à qui vous aviez conté ! Je ne sais pas, nous ne vous avons pas vu la nuit dernière, que faisiez vous ?
Allez ! Amusez nous ! Prouvez nous que vous n'êtes pas un grand méchant loup ou alors, une sorte de grand méchant loup fréquentable, hi hi ! La seule témoin n'est plus là pour vanter vos mérites... Faites-le !


Elle se lève.

Dames, messires ! Ici s'ouvre le procès de Messire Cygnus de Hebelcourt, soupçonné de lycantropie ! Que celles et ceux qui le souhaitent témoignent à charge ou à décharge, comme disait un juge de comté coquin que j'ai fréquenté par le passé !

Elle le regarda dans les yeux.

Pour ce procès, je ferai la coquine, peut-être même la juge ! Je ne vous brosserai pas dans le sens du poil, par contre ! Que celui ou celle qui veut prendre la parole, le fasse !

Elle s'installe près de Dame Mathilde et attend.
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SednaX

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 20 Jan - 17:59

Alors qu'il s'apprêtait à commander, Cygnus avait été interpellé par la jeunette qui volait à présent sous l'aile de la noble aux gris cheveux. Agaçé, il décida d'abord de l'ignorer, sa remarque lui ayant paru plutôt peu pertinente. Il avait donc passé sa commande. Mais cela n'avait pas arrêté la pauvresse, bien au contraire.

Celle-ci s'était lancé dans un grand discours enflammé, ponctué d'accusations misérables et de remarques cyniques. Cygnus avait été choqué à plusieurs reprises, mais il aurait été mal vu par les rares clients d'interrompre cette fillette et d'après ce qu'elle disait, en ce moment, il était déjà assez mal vu comme ça. Il la laissa donc finir, les lèvres pincées dans une expression de mépris qu'il ne chercha même pas à dissimuler.

Lorsqu'enfin la pie jacasseuse se tut et s'assit, Cygnus vit arriver son plat, aussi en profita-t-il pour gagner quelques précieuses secondes à digérer tout ce qu'il venait d'entendre.

Accusé de lycantropie ? Ses proches mouraient autour de lui ? Le bas peuple amené à témoigner pour ou contre lui ? Qu'est-ce que c'était donc que cette mascarade ? Il fini pourtant par prendre la parole :


"Hé bien voilà d'intéressantes nouvelles. Vous voulez faire mon procès ? M'accuser d'une maladie dégénérescente que je ne connaissais moi-même pas avant d'arriver dans ce village perdu ? Hé bien je n'aurais qu'une chose à vous dire : vous vous trompez d'homme.

Ah, les personnes qui m'entourent meurent ? Si j'étais un assassin, un cannibal ou quoique ce soit d'autre, serais-je donc stupide au point de m'entourer de cadavre, me désignant ainsi moi-même comme le premier coupable ? Je pense plutôt que j'ai particulièrement déplu à quelqu'un qui a voulu me faire accuser de cette monstruosité, oui !

Henri, mon serviteur, mon homme de main, mon compagnon, mon AMI ! Pourquoi aurais-je tué celui qui, depuis un mois maintenant, m'accompagne pour accomplir la mission confiée par mon père, celui qui a su m'aider à trouver ce que nous cherchions, celui qui m'a déjà sauvé deux ou trois fois de la mort au cours de nos chasses ? Henri m'était précieux, bien trop pour que je me permette de le tuer, de quelque manière que ce soit ! C'est une perte tragique pour moi, et c'est d'ailleurs pour cela que je suis encore ici, parce que je veux retrouver celui ou ceux qui ont fait ça et les voir puni comme ils le méritent.

Pour la fillette, évidemment, combien y avait-il de personnes présentes dans cette taverne, le soir de ma rencontre avec son père ? Tout le monde ici et bien d'autres dehors savait que j'avais des ennuis avec cet homme, alors rien de plus facile pour m'accuser que de se débarrasser de cette fille et de son père ... Alors pourtant que quelqu'un d'autre avait eu pitié de moi et avait détourné l'attention de cette fille vers Sir Nose D'Voidoffunk ... je n'avais plus aucune raison de me sentir embarrassé par elle, c'est pourtant évident. Et d'ailleurs, c'est un grand malheur pour moi que cet homme si prestigieux ait aussi trouvé la mort ... je l'admirais beaucoup et s'il y avait une seule personne ici que je n'aurais jamais accusé d'être un monstre, c'était bien lui ! Hélas, il a péri maintenant et je n'ai plus personne à qui me raccrocher ..."

Il soupira en pensant au pauvre homme mort brûlé dans l'incendie, injustement ... son assiette refroidissait, mais il n'avait plus faim maintenant ... Il reprit soudain :

"Par contre, il est plus facile pour un assassin de se faire discret en attirant l'attention sur autrui ... alors peut-être devriez-vous faire aussi le procès de la personne qui a tenté de me faire passer pour un monstre aux yeux des personnes présentes dans cette taverne, peut-être devriez-vous vous poser aussi des questions sur ceux qui ont tout intérêt à ne pas se faire remarquer dans la situation actuelle ..."

Il observa alternativement les deux femmes à la table voisine de la sienne, puis parcourut du regard la salle de l'auberge. Finalement, son regard revint à celle qui l'avait interrogé et s'était auto-proclamée juge :

"Mais je pense que vous en savez plus long que vous ne voulez bien le faire croire. J'ai découvert ce matin que vous aviez dormi dans la chambre juste sous la mienne ... j'ai donc découvert que c'était vous qui parliez apparemment toute seule dans votre sommeil. Ou du moins, je n'entendais pas de réponse à votre monolgue ... Parleriez-vous aux fantômes, chère demoiselle ?

Comme vous le voyez, il est très facile de lancer des accusations fondées sur des bétises ... alors réfléchissez-bien avant d'écouter les ragots qui circulent, surtout s'ils sont proférés par des paysans locaux et qu'ils portent sur des étrangers ... Les étrangers ont toujours tort pour les habitants d'un village, c'est bien plus commode ainsi."

Sur cette conclusion, il détourna la tête et commença à manger, tout en surveillant la salle du coin de l'oeil, afin de voir si quelqu'un se lèverait pour jouer à son tour la comédie du procès ridicule qu'avait essayé de lancer la gitane.
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SednaX

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 20 Jan - 20:52

Cela chuchotait dans tous les coins de l'auberge ... les clients arrivés après les deux discours avaient été informés par les autres et les regards s'échangeaient en douce de ci et de là.

Cygnus mangeait tranquillement son assiette froide. Apparemment beaucoup le regardaient de travers, certains semblaient tout de même réfléchir à ce qu'il avait dit. Cygnus lui-même réfléchissait tout en mangeant.

Son regard se posa à nouveau sur la bohémienne. Elle semblait mi-amusé mi-concentrée, comme si elle aussi réfléchissait ou s'en donnait l'air. Il l'observa un peu plus attentivement. Elle semblait plus propre et mieux reposée que la veille. Il repensa à la proposition qu'elle lui avait glissé à l'oreille, à peine un jour plus tôt. Il se demanda si elle serait toujours d'actualité pour la nuit à venir, mais il ne bougea pas de sa place, se contentant de la regarder en terminant son repas. Apparemment, personne n'osait trop s'avancer mais il ne doutait pas que quelqu'un finirait par réagir.

Ayant fini son assiette, il sortit d'une poche de sa veste la bourse qu'il y rangeait et paya son dû à l'aubergiste qui venait débarrasser, lui payant la prochaine nuit d'avance, puisqu'il était finalement resté plus longtemps que prévu. Puis il commanda un verre d'alcool et se redressa sur sa chaise, regardant maintenant ouvertement chaque client qui le dévisageait, observant ceux qui dévisageaient aussi les deux femmes à la table voisine. Il attendit de voir la suite des évênements tandis que le soleil descendait à l'horizon.
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Charles-Edouard

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 20 Jan - 21:42

Après avoir fait le tour du marché où tous les badauds commentaient les évènements de la nuit passée, Rebecca revint à l'auberge et y trouva quelques habitants occupés à pour les uns à manger, pour les autres à boire et pour tous à se questionner sur qui pourrait être le monstre du village.

Le nobliau accusé par la vieille dame digne... la jeune bohémienne se posant en juge... le tavernier se lamentant sur son sort... Elle s'adressa à la jeune femme.


Qu'avons nous comme éléments tangibles pour savoir qui a commis ces atrocités ?
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Opale

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Dim 20 Jan - 22:42

Louina continuait de jouer avec Cygnus de Habelcourt, comme un chat joue avec une souris. Pendant ce temps, René arriva avec son alcool maison pas vraiment destiné à la clientèle , mais c'était le plus fort qu'il avait , et surtout avec le dégât de la nuit, une partie de sa réserve avait disparu.

Sur un plateau, il avait posé deux petits verres à côté de son torreboyaux.
Mathilde remplit un verre, écoutant distraitement les réparties qui fusaient entre les deux jeunots.
Une certaine tension montait de plus en plus palpable.

L'alcool avait une drôle de couleur et une odeur encore plus étrange, mais Mathilde avait besdoin d'un remontant. Elle renversa sa tête et but cul-sec.

Arrrrrghhhhhh. Elle secoua la tête et ferma les paupières un instant en sentant les larmes lui venir aux yeux. Le liquide la brûlait de l'intérieur et elle put aisément le sentir couler dans sa gorge, réchauffer ses pauvres bronches, puis rapidement tout le reste de son corps.
Le feu lui monta aux joues, sa tête bourdonnait.

Les deux drôles se tournaient autour ne sachant lequel des deux aurait prise sur l'autre.

Enfin, une autre jeune femme, que Mathilde avait déjà aperçu repris la parole :


Citation :
Qu'avons nous comme éléments tangibles pour savoir qui a commis ces atrocités ?


Ragaillardie, Dame Mathilde lui répondit d'une voix forte:
Je ne jouerais pas à cette parodie de justice.
La situation est grave, très grave ! En deux jours , nous ne comptons pas moins de six morts. Si nous n'y prenons garde, la prochaine nuit sera fatale à l'un d'entre nous. Alors que savons nous ?

Si on met à part les malheureux sacrifiés sur le bûcher, et le suidice de l'homme au long nez, il reste ....un homme découvert déchiqueté. Cet homme travaillait pour Messire de Habelcourt. Et puis, la nuit dernière, ce fut le tour de la petite, prénommée Fleurette et de son père.
Vous noterez bien que tous trois ont été en contact direct avec Messire de Habelcourt. Tous trois l'avait énervé.

Je trouve cela pour le moins surprenant et forcément suspect.
Je ne sais si c'est lui, qui victime d'une terrible malédiction, se transforme à la nuit tombée , en monstre sanguinaire....mais nous pouvons nous poser la question.


Mathilde fixa du regard le jeune homme. Elle n'avait pas aimé son comportement, mais cela faisait-il de lui un assassin ?

Vous dites avoir entendu Louina discuter dans sa chambre ? Vousi avez l'ouïe fine, Messire. Une ouïe digne d'un lupus.
Oui, Messire, j'ose l'affirmer ici. Je n'ai point confiance en vous, malgré votre noble ascendance.


Mathilde se leva.

Aubergiste, ce soir je ne dinerai pas ici. Je resterai dans ma chambre.
Demoiselle, je vous conseille de bien faire attention à vous.
( dit-elle à Rebecca)
Quant à vous Louina, méfiance. Vous jouez avec un loup , qu'il soit lycan ou humain, cet homme ne vous apportera que le malheur.
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SednaX

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 1:30

Cygnus ne put s'empêcher de ricaner et de répondre, bien que la femme soit déjà en train de quitter la pièce :

"L'ouïe fine ? Vous devez plutôt avoir le sommeil bien lourd, les sons passent d'une chambre à l'autre aussi aisément que si c'était une seule et même pièce, dans cette auberge ... Mais croyez ce que vous voulez, nous en rediscuterons demain matin. Bonne nuit, Dame Mathilde." ajouta-t-il avec une demi courbette, dûe au fait qu'il ne s'était pas levé. Pas de simagrés pour une personne qui vous accuse d'une monstruosité aussi monstrueuse. Où avait-elle pêché qu'Henri l'avait énervé, celle-ci ? Elle avait surtout voulu se raccrocher au seul argument qu'elle possédait. Cygnus se tut et jeta un nouveau regard à la bohémienne. Il se demanda à nouveau si sa proposition serait toujours d'actualité.

Finalement, il décida qu'il parlerait avec elle dès son retour de la mairie, histoire de prendre un peu l'air. Il lui fit un sourire ironique, se leva et quitta l'auberge pour aller donner un nom dans la fameuse urne de ce crétin de maire ... En espérant que cette fois, il arrêterait bien le coupable ...
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Opale

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 1:39

Mathilde remonta dans sa chambre, droite comme un i.
Elle se sentait mal. Etait ce à cause du mauvais alcool ou de la dicussion qui venait d'avoir lieu.

Elle tourna longuement en rond, trop agitée pour dormir. Puis soudain, elle se rappela qu'elle avait oublié d'écrire au maire.
Elle se mit nerveusement à l'ouvrage, prit sa cape et ressortit de la taverne sans dire un mot. Dehors , la nuit était déjà tombée.
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louina

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 3:27

Je parle dans mon sommeil ?
Vous pensez ?
Et je m'adressais à qui ? A vous, dans mes rêves ?

Encore aurait-il fallu que mes rêves soient fous !


L'espérez vous ?


Elle se tut, laissant les mots voler et rebondir sur le plafond de la taverne... Dame Mathilde finit par aller se coucher, cette femme était malheureuse.

Je vous rejoins, bienfaitrice...

Elle attendit un peu et vit le jeune homme se lever, lui sourire d'un sourire qu'elle aurait pu faire...

Elle lui souffla...



Bonne chasse, messire... oubliez moi un instant, s'il vous plait, le monde est beau cette nuit !


Et elle sortit s'asseoir devant la taverne, pour regarder les étoiles...
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 8:59



Un oiseau passa au-dessus de Thiercelieux.
En dessous de lui des hommes s'acharnaient à mettre sur le bûcher un de leur semblable, dont ils scandaient le nom avec haine : " Matthieu ! Matthieu !! "

Un peu plus loin d'autres hommes s'affairaient à emballer la dépouille d'une femelle de leur race, visiblement dévorée par quelque prédateur, et dont ils pleuraient le nom : " dame Mathilde - snif - dame Mathilde - bouhouhouuuh ! "

L'oiseau se dit que les moeurs de cette race étaient vraiment bien étranges. Il refit un tour du côté du bûcher. Cette fois le troupeau d'homme était emplit de panique : "on a brûlé un magicien ! On a brûlé un magicien ! "

L'oiseau n'y comprenant rien reprit son vol vers une autre destination, laissant derrière lui la panique des hommes et la totale incompréhension de ce qui les anime.


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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 12:19

Elle avait entendu la police locale entrer violemment dans la taverne, au petit matin, elle attendait dans son lit, sereine, qu'on vienne la chercher.
Des coups à une porte, une porte qu'on défonce, les cris d'un homme, galopade dans l'escalier.
Le silence.
Les cris dans la rue.
Le feu qui crépite.
Hurlements.
Silence.

"on a brûlé un magicien ! On a brûlé un magicien ! "

Elle ferme les yeux.

Réflexion.

Elle se lève, nue, regarde par la fenêtre, se drapant dans les rideaux, la fumée s'échappe encore du bucher, laissant apparaître une silhouette calcinée.

Elle aperçoit un autre attroupement.


Dame Mathilde ! Oh non... chuchote-t-elle, pour elle même.

Elle s'habille, plutôt légèrement. Une drôle d'envie de monter sur un pommier pour y rester éternellement.

Elle descend dans la salle commune. Garder foi en soi. Toujours.


Alors tavernier ! La clientèle tend à disparaître, n'est-ce pas ? Vous me faites crédit pour un quignon de pain ou il faut que j'attende que quelqu'un me l'offre ?
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SednaX

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 13:08

Cygnus avait mal dormi, il se réveilla de mauvaise humeur, pour découvrir un bûcher sur la place. S'habillant rapidement, il traversa la grande salle pour aller aux nouvelles. Il croisa par hasard le regard de la jeunette qui l'avait finalement éconduit la veille au soir. Il quitta l'auberge et demanda au premier passant ce qu'il s'était passé.

C'est entre deux larmoiements qu'il apprit le décès brutal et sauvage de la femme noble, entre l'auberge et la mairie, ainsi que son penchant pour jouer les entremetteuses ...


"C'était donc elle qui m'avait débarrassé de la jeunette ! Hé bien ça, je ne m'en serais jamais douté ... Evidemment, du fait qu'elle m'a accusé publiquement hier soir, on va encore dire qu'elle m'avait directement cotoyé et qu'elle m'avait énervé, n'est-ce pas ? Cependant, s'il y a une personne qui m'avait énervé hier, c'était bien la bohémienne et non votre chatelaine ... Enfin bref, peu importe, et le bûcher ?"

Le paysan n'avait pas tout compris au monologue de Cygnus et il avait encore l'air interloqué lorsqu'il comprit qu'une autre question lui avait été posée. Il y répondit rapidement, se lançant dans un discours larmoyant sur un autre de leur sauveur, un magicien, qui aurait pu les sauver, que le monstre allait tous les tuer et qu'il allat partir tout de suite avec sa famille de ce village maudit. Sur quoi il partit à grands pas en continuant de se lamenter. Cygnus était surpris :

"Hé bien en quoi est-ce un mal d'avoir brûlé un sorcier ? Les sorciers ne sont-ils pas considérés comme des engeances du mal ? Ce n'est pas pour rien que l'Inquisition les chasse et les poursuit ! Enfin une bonne nouvelle, oui !"

Finalement, il retourna à l'auberge afin de réfléchir à la manière dont allaient se dérouler les prochains jour. On était samedi, l'enterrement de Henri devrait avoir lieu demain dimanche. Puisque le maire de ce village était un incapable, Cygnus décida qu'après l'enterrement, il trouverait un cheval et rentrerait à son domaine afin de faire un rapport complet à son père sur les évênements de Thiercelieux, pour le laisser décider lui-même de la conduite à adopter. Peut-être ferait-il détruire ce village maudit ? Non, son père n'était pas cruel et il ne ferait jamais cela à moins d'avoir vécu lui-même les évênements récents. Peu importait, maintenant que Cygnus avait décidé de se reporter sur son père pour prendre une décision, il se sentait soulagé d'un poids. Il s'installa à une table et commanda juste une bière. Il n'en avait pas spécialement envie, mais il n'avait rien de mieux à faire de toute la journée, aussi cela l'occuperait-il au moins quelques heures.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 14:37

Elle vit passer le nobliau, le vit sortir, puis, quelque temps plus tard, elle le vit revenir et s'installer à table pour boire une bière.
Elle s'approcha...

Elle se mit à genoux devant lui, suppliante.


Messire de Habelcourt ! Messire de Habelcourt ! Je vous en supplie ! Je vous en prie à genoux ! Avancez-moi de quoi payer un quignon de pain, la dame qui m'entretenait est morte hier, je suis seule et abandonnée, sans le sou !

Il ne réagit pas, la regardant sans doute avec un certain mépris.

Elle se relève.


Merci messire, vous êtes trop bon !

Elle se tourne vers René.

Tavernier ! Un quignon de pain, une tranche de jambon sec et une bière, aux frais de messire !

Elle éclate de rire, puis, s'asseoit en face de lui.

Alors messire ?
Nous serons bientôt seuls à dormir ici, au rythme où ça va !

Pardonnez moi, j'ai la cheville qui me démange, je la frotte contre vos braies...


Elle le fait, en le regardant dans les yeux...

D'ailleurs, en parlant de nuit, vous seriez vraiment quelqu'un de chevaleresque si vous pouviez me payer la nuit ici aussi, non ? Depuis que l'écurie a brûlé, je ne sais plus où dormir...

Elle passe ses doigts dans ses cheveux, sur toute leur longueur.

Je comprendrais néanmoins que vous refusiez. Ou alors, une place dans votre chambre, au pied du lit ?

Elle sourit.

Mais je parle, je parle, et je ne vous laisse même pas vous exprimer... Votre nuit s'est bien passée ? J'ai pensé à un moment vous voir, mais je n'ai pas eu la chance...ou si, peut-être...

"Une heure dans un pommier, deux heures dans un pommier, trois heures dans un pommier..." chante-t-elle dans sa tête, tout en ne le quittant pas des yeux...
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Charles-Edouard

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 15:09

C'était devenu une habitude, tous les matins, un nouveau bûcher, des cris, des hurlements... Rebecca se leva, tira les rideaux et regarda la place où les flammes faisaient leur office. Un homme sur le bûcher, un homme qu'elle ne connaissait pas vraiment, juste croiser une fois ou l'autre dans le village. Comme à l'habitude, rien ne se produisit, il ne s'agissait pas d'un monstre. Elle se demanda s'il ne fallait pas conduire le maire sur le bûcher. Le village ne compterait bientôt plus grand monde à ce rythme là.

Elle descendit de sa chambre et en arrivant dans la salle commune de la taverne, elle vit la jeune bohémienne attablée avec le sieur Cygnus. Sans doute commentaient-ils les évènements de la nuit. Elle hésita à se joindre à eux, la jeune fille semblant vouloir s'attirer ses faveurs.


Elle leur fit un signe de tête en guise de salut et choisit finalement de s'installer à une autre table, de manière à les garder dans son champ de vision et commanda un bol de lait chaud et une tartine de pain.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 15:33

La petite garce revenait jouer avec lui. S'il y avait quelqu'un qui l'énervait, c'était bien elle, et pourtant elle était toujours en vie, elle ! S'il était un lycan, il prendrait sans aucun doute un plaisir gustatif à la dévorer vivante ... enfin il supposait, c'était difficile de s'imaginer en bête monstrueuse et sanguinaire, est-ce que ça pense, au moins, un monstre ?

Le problème avec cette fille, c'est qu'elle parlait trop, qu'elle ne savait pas tenir sa langue trop fourchue, mais parallèlement, elle sentait bon, depuis qu'elle s'était lavée ... elle sentait si bon, assise là, en face de lui ...

Cygnus but une gorgée de sa bière, qui passa mal, elle était mauvaise, sans aucun doute faite par l'aubergiste lui-même avec ses mains crasseuses. Il vit alors la jeune femme de l'autre jour descendre, hésiter une fraction de seconde et finalement s'installer à une autre table. Il leva sa choppe en sa direction pour la saluer.

Il ne lui avait parlé que quelques heures, mais il sentait une étrange familiarité en elle. Après tout elle venait de la côte, peut-être sans le savoir connaissait-il des membres de sa famille.


"Aubergiste, une tournée pour ces deux demoiselles et un repas consistant, ça sera le dernier que je compte prendre ici alors autant qu'il soit appréciable !"
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louina

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 17:27

C'était étonnant, la scène qui se jouait, tout s'emboitait et la pièce finale était sévère... Trop sévère...

Elle aimait l'espoir, en fait. Elle avait été capable de choses folles par simple espoir... "18 heures sur un pommier... 19 heures sur un pommier"

La femme s'était installée à côté, le nobliau l'avait saluée d'un coup de chope ! il avait des manières, assurément. Elle interpella Rebecca.


Bonjour dame rebecca, votre nuit à vous s'est bien passée ? ça à l'air, en tout cas, vous êtes radieuse !

Elle sourit...

Merci Messire, pour ce verre... Vous avez remarqué ? Nous ne sommes plus que 4 étrangers dans ce village. C'est inquiétant, vous ne trouvez pas ? L'étranger à Thierceleux a l'espérance de vie réduite, hi hi hi ! L'étranger à Thierceleux a bon goût quand il n'est pas servi trop cuit.

elle semble pensive...

ce qui est inquiétant, en outre, c'est que manifestement, les flammes épargnent les loups...

Elle continue, comme si elle réfléchissait à voix haute.

Ils sont toujours en bande, les loups, à ce que racontent les villageois... 2 loups au moins, sur 4 étrangers... Ils racontent d'autres choses, aussi les villageois. Sans doute des légendes, mais qui sait...

Elle s'arrête brusquement.

Beau Cygnus ! J'ai une idée !

Elle le regarde dans les yeux... "Une journée sur un pommier, deux journées sur un pommier" toujours la ritournelle, dans sa tête... sa ritournelle, celle du joli monde, le monde vu du haut d'un pommier... Elle n'aurait jamais dû en descendre...

Elle se penche vers lui...

Vous m'avez l'air fatigué.
Moi aussi.
Voulez vous dormir avec moi ? Maintenant.


elle lui fait un clin d'oeil...


Et vraiment dormir, petit messire coquin. C'est très important. Très. Montez, maintenant, je vous en prie...

"7 heures sur un pommier, 8 heures sur un pommier..."
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 18:13

Il la regarde, plus qu'étonné. Elle semble légèrement plus grave qu'habituellement. Apparemment elle a quelque chose derrière la tête, mais quoi ? Si elle parle aux fantômes, elle ne peut faire de mal à personne, cela n'est pas dangereux. Il n'empêche, il est intrigué et se demande ce qu'elle peut bien cacher. Cette frêle jeune fille qui hier jouait à l'avocate l'accusant d'être lycan veut maintenant dormir avec lui.

"Où voulez-vous monter, donc ?"

Cela lui a échappé. Il jette un coup d'oeil à la jeune femme qui boit son bol de lait chaud tranquillement, l'air de rien. Il réfléchit, plusieurs longues secondes passent. Il vide sa dernière gorgée de bière, laisse échapper une grimace, toujours aussi infecte, même au fond de la choppe, cette bière.

Puis subitement, il se lève. Après tout, il ne risque pas grand chose et il est curieux.


"Je vous suis."

Dernier coup d'oeil discret à Rebecca qui les regarde à ce moment là ...
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louina

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 22:08

Elle fut étonnée qu'il réponde par l'affirmative à sa demande audacieuse.
Elle avait préparé tout un argumentaire pour le faire monter.
C'était vraiment très étonnant, mais qu'importe !
Elle lui prend la main.


René ?
je monte dormir avec messire !


elle s'arrête au moment où elle contourne le comptoir avant d'arriver à l'escalier.

Tut tut, ne me regardez pas comme ça, j'ai dit dormir et rien d'autre !

Elle commence à monter l'escalier se regarde un court instant son cavalier...

Je peux faire ma comtesse, messire de Habelcourt ?

Sans attendre la réponse elle s'adresse d'une voix forte au tavernier :

René ? Vous êtes prié de nous monter une petite collation, maintenant, au frais de messire et je souhaite qu'à 19h précise, ce soir, vous nous fassiez réveiller et que vous fassiez en sorte de remplir d'eau bouillante la baignoire qui est dans ma chambre !

se retourne à nouveau vers Cygnus.

Parce que je vous l'apprends, c'est dans ma chambre que nous allons dormir !


Et après le bain, une solide collation, du pain, de la terrine, du lait chaud, tout ce que vous avez ! livré dans la chambre, aussi !



Elle s'arrête, sentant comme un résistance dans la main du nobliau... "une heure sur un pommier, deux heures sur un pommier..." Elle s'adresse à lui doucement, en le regardant au plus profond des yeux...

Joli monsieur ? n'ayez crainte, nous allons vraiment dormir... là, maintenant... vous allez voir, je vous promets que vous ne regrettez pas... vos traits sont tirés et j'ai envie de vous voir reposé... vous devez être encore plus beau, les traits reposés...


Elle l'entraîne vers l'étage... "trois heures sur un pommier ! quatre sur un pommier"
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Charles-Edouard

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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 22:56

Interpellée par la bohémienne, Rebecca la remercia :

J'ai bien dormi en effet, il faut bien dire que le lit est terriblement confortable. Ce sont les réveils qui sont plus difficiles, toujours cette odeur de brûlé, ces cris, ces hurlements... mais et vous, avez vous entendu des bruits cette nuit ? Dame Mathilde a sans doute quitté l'auberge, j'imagine, car je n'ai rien entendu, pas un cri, pas le moindre déplacement.

La jeune fille ne semblait pas s'intéresser plus que ça à sa réponse et faisait les yeux doux, et plus que doux au jeune seigneur, qui ne semblait pas insensible à son charme. Rebecca se demandait lequel des deux allait croquer l'autre et trempait sa tartine dans son lait, lorsque Louina affirma qu'il y avait au minimum deux monstres. Haaa ! mais alors ! et s'ils étaient tous les deux de ces montres... voilà pourquoi ils s'entendaient si bien.

Rebecca avala rapidement son bol de lait et sa tartine et ne les quittait plus des yeux.

L'homme venait de céder à son insistance et tous deux se dirigeaient vers les chambres. Dès qu'ils eurent disparu dans les escaliers, Rebecca quitta l'auberge pour se rendre chez le maire afin de l'avertir de ses doutes.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Lun 21 Jan - 23:11

Elle le tenait par la main. Sa main si douce, si tendre ... si chaude ... et toujours le parfum de sa peau qui commençait doucement à l'enivrer. Il se laissa guider jusqu'à l'escalier et tandis que la demoiselle profitait de la situation pour se faire dorloter, il vit Rebecca sortir de la taverne précipitamment ... Il la regarda de dos jusqu'à ce qu'elle ait fermé la porte principale.

Une secousse dans sa main. Elle murmure, il la regarde à nouveau. Elle se fait cajoleuse, envoûtante ... Aurait-elle aussi des pouvoir magiques, hypnotiques ? Ou était-ce juste son parfum ? Toujours est-il qu'il se laisse aller de plus en plus à l'envie de dormir. Au fond de lui, une toute petite voix, très lointaine, essaie de lui murmurer quelque chose, au sujet du sommeil, mais il n'écoute pas, il veux savoir ce que lui réserve cette fille.

Après tout, ça ne peut faire de mal à personne, dormir auprès d'une jolie fille, il n'y a plus personne dans le village pour le critiquer maintenant et puis ça ne sera pas la première fois de toute façon.

D'un geste machinal, il sort ce qu'il reste de sa bourse, qui est bien maigre après ces jours imprévus passés dans ce village, et il la jette négligeamment sur le comptoir. Il ne regarde même pas si le contenu suffira à régler tout ce qu'elle demande, mais il s'en moque, il a de la réserve, ailleurs, on verra après, pour l'instant, il monte les marches, tiré doucement par la main, il la suit, une marche après l'autre, un pied après l'autre.

Ils arrivent au premier étage. Il fait mine de continuer à monter l'escalier mais elle le rappelle à l'ordre : "dans sa chambre, elle a dit". Elle lui fait un clin d'oeil coquin, un petit sourire mutin. Comme si ces artifices étaient encore nécessaires. Elle ne le sait pas, mais il est bien décidé à la suivre, pour savoir, pour satisfaire sa curiosité. Il se dit qu'il aime bien les surprises ... Mais peut-être qu'elle n'aimera pas la surprise, par contre ...
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Mar 22 Jan - 2:45

Il montait.
Elle voulait qu'il monte et il montait.
Elle avait répondu à la jeune femme qu'elle n'avait pas entendu de bruits dans la nuit, qu'elle était peinée pour Dame Mathilde et qu'elle préférait ne pas en parler, préférant, avait-elle dit, faire de beaux rêves de jours que des cauchemars diurnes...
Ils étaient arrivés à l'étage, il avait lancé sa bourse sur le comptoir...
"Quatre heures dans le pommier, cinq heures dans le pommier".
Elle sortit une clef de son corsage et ouvrit la lourde porte de sa chambre, les rideaux étaient tirés.

Elle le fit entrer, le poussant délicatement en plaçant le plat de sa main au bas de son dos...


Entrez messire, vous êtes chez moi !

Elle passa devant lui et ouvrit en grand les rideaux. La lumière du midi s'engouffra dans la chambre, révélant ses défauts, plus que visibles dans cette auberge mal tenue.
Un grand lit, dos au mur, une armoire en face de la fenêtre et la baignoire face à la porte, qui avait été vidée par René ou l'une de ses servantes. Les sels odorants étaient dans trois bocaux, sur son rebord.


Une chambre simple, messire, j'imagine que vous ne pouvez pas comprendre mais pour moi, c'est comme un paradis solaire.

Je vais vous débarrasser un peu...


Elle se plaça dans son dos, retira sa redingote. la déposa sur le rebord du lit. Elle défit sa chemise, bouton par bouton, toujours derrière lui, respirant doucement dans son cou... "dix-huit heures dans un pommier, dix-neuf heures dans un pommier"... elle la lui retira ensuite, doucement ses doigts glissant sur ses épaules, puis passant doucement sur son torse... La chemise finit, elle aussi, sur le rebord du lit.
Il ne bougeait pas, se laissait faire.
Elle le contourna et se plaça face à lui.
Elle le regardait dans les yeux, ne le quitta pas un instant du regard tandis qu'elle défaisait les lanières de ses braies qui descendirent le long de ses chevilles... Elle le poussa en arrière et il s'affala sur le lit.

Elle éclata de rire !


Vous êtes trop mignon, messire de Habelcourt, je suis heureuse de dormir avec vous...

"Deux jours dans le pommier, trois jours dans le pommier..." son regard partit dans le vide, mais elle se reprit. Elle se pencha... lui retira ses chausses, doucement, puis ses bas, les prenant d'un peu haut, prenant un malin plaisir à lui caresser quelques instants les cuisses...

On frappa à la porte, mince, René qui apportait la collation !


Hi hi hi ! Je l'avais oublié, ça ! Ne bougez pas...

Elle se releva et parla à travers la porte...

Merci tavernier, mais vous pouvez redescendre, messire de Habelcourt est vraiment très très fatigué et le dicton qui dit que "qui dort dîne" devrait nous suffire pour la journée. Rangez le tout et apportez-le nous avec le reste, ce soir, à 19h ! N'oubliez surtout pas !

Elle prit la clef de son corsage, ferma la porte et la posa au crochet, à gauche de la porte.

Elle se retourna...


Vous êtes très joli, messire, vêtu ainsi.

Elle fit tomber sa robe, il aperçut peut-être une petite sacoche, finement lacée cousue à l'intérieur, mais elle en douta puisqu'elle apparue, nue, devant lui...

Elle s'approcha... du lit, se pencha vers lui et le fit se retourner...


Cachez moi donc cela messire ! J'ai dit que nous allions dormir ! Ne me tentez pas plus que de raison !

Il était sur le ventre et elle lui parla à l'oreille... peut-être un sein qui effleure le dos...


je vais vous expliquer ce qui va se passer, joli messire... il est midi... nous avons 7 heures de sommeil devant nous... peut-être suis-je un lycan, peut-être est-ce vous, peut-être le sommes nous tous les deux, ou aucun d'entre nous... il paraît que ceux qui souffrent de cette maladie ne le savent pas...
Il fait jour, je ne suis pas dangereuse, j'ose espérer que vous ne le serez pas non plus... Pendant notre sommeil, le soleil va tourner sur le lit de sud, en ouest... nous l'aurons toujours, au vu de l'orientation de la fenêtre.
Nous allons dormir, sereinement.
à 19h, nous mangerons, puis nous nous laverons. Je vous aiderai si nécessaire... vous comprenez ? Nous nous habillerons puis nous irons voter. Je vais croire en vous. Je donne votre nom au maire depuis deux jours, mais je ne le ferais pas ce soir. Je donnerai le nom de la jeune femme, comme ça ou alors de l'homme que nous n'avons pas beaucoup vu, Delwin, c'est ça ? De toute façon ça a peu d'importance, puisque personne ne le voit et je pense que le maire déteste cela.
Juste avant la nuit, nous reviendrons ici... je nous enfermerai dans la chambre, puis... je... je vous ferai découvrir ce que je sais faire, vous ôtant l'envie de me dévorer ou alors... d'une autre manière... j'espère que vous ferez de même avec moi. Je pense que si nous ne dormons pas, ni l'un ni l'autre, le lycan qui est peut-être en nous ne se réveillera pas.


Elle se releva, prit l'un des deux oreillers et l'installa au pied du lit. Elle s'allongea sous la couverture, du côté gauche du lit.

Installez-vous à droite, à l'endroit... Ne nous touchons pas... laissez monter l'envie peut-être et endormez vous avec... soyez en forme, ce soir... vraiment en forme, joli messire...

Vous êtes très beau, presque nu...


Elle se tourna sur le côté, regardant les reflets du soleil qui avait atteint son apogée ou presque et ferma les yeux, réprimant un tremblement...

"un jour sur un pommier... deux jours sur un pommier... ça va maman ?"
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Mar 22 Jan - 11:14

Voilà, ça y était, elle avait enfin dévoilé ce qu'elle avait derrière la tête. Cygnus s'était laissé faire et à présent il comprenait où elle voulait en venir. Elle avait la tête sur les épaules et apparemment elle était convaincue que c'était lui le lycan. Il la laissa s'installer dans l'autre sens toujours sans rien dire. Il réfléchissait. Si elle avait raison sur un point, c'était qu'elle pouvait aussi bien être le lycan. Ou alors aucun des deux. Mais lui savait qu'il n'en était pas un, c'était tout simplement impossible. Il le saurait quand même ... c'était impossible de ne pas avoir conscience d'être ... un ... monstre ! A moins d'un tour psychologique ... peut-être l'esprit humain, tellement dégoûté par ce que devenait le corps durant la nuit, arrivait-il à cacher à l'homme sous la bête ce qu'il était réellement ... Pouvait-on réellement se cacher à soi-même des choses comme ça ?? Cygnus avait de forts doutes.

Cela faisait plusieurs minutes qu'elle s'était allongée dos à lui, la tête près de ses pieds et inversement. Il tournait le dos à la fenêtre, mais il voyait l'ombre faite par la vitre sur le mur opposé. Il l'observa encore un peu. A 19h ils dîneraient ensemble puis prendraient un bain. Elle faisait tout pour qu'ils soient frais et dispos tous les deux à la tombée de la nuit, pour qu'ils puissent rester éveillés toute la nuit et ainsi se prouver qu'ils pouvaient lutter contre leur nature intérieure. Mais lui n'était pas un lycan ... il en était *presque* sûr. C'était tout bonnement impossible. Cette idée lui tournait dans la tête, le torturant. Se pouvait-il qu'il soit un monstre sans le savoir ?

Finalement, il décida qu'il n'était pas un monstre et qu'il ne devait plus penser à tout ça. Il repensa plutôt à la jeune femme nue qui était allongée à moins de 30 centimètres de lui. Dormait-elle ? En tout cas elle était immobile et avait une respiration régulière. Il décida de se retourner de l'autre côté, doucement. Il fit bien attention à ne pas la toucher, pour respecter ses consignes et ne pas la réveiller si elle dormait effectivement.

Il vit deux pieds qui sortaient de la couverture face à lui. Elle était presque aussi grande que lui mais il ne s'en était pas aperçu avant qu'elle ne déboutonne sa chemise. Il remonta un tout petit peu la couverture sur ses épaules afin de couvrir les chevilles qu'il observait. Son regard parcourut la couverture posée à même sur le corps qu'il savait nu de sa voisine.

Dire qu'il y a à peine quelques heures il la trouvait la personne la plus agaçante qu'il ait connue ... De l'autre côté du lit, sa tête et un bras sortaient de la couverture. Il lui était impossible de savoir si elle dormait ou pas, mais elle bougea la tête et le regarda. Il murmura alors :

"Et si rester éveillé n'empêche pas la transformation ? Vous n'avez pas évoqué la possibilité pour vous que la tentation de me croquer soit la plus forte. Et si nous sommes tous deux des ... lycans ... nous ne le saurons alors jamais ?"

Elle émit un petit rire.
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MessageSujet: Re: Panique à Thiercelieux 10   Mer 23 Jan - 0:02

Son compagnon n'étant pas venu ce soir là jusqu'à l'antre, la louve parée comme pour une nuit de fête, quitta l'antre pour lui lancer un dernier appel avant la chasse.

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